Le syndrome prémenstruel se résout par une alimentation saine


Le syndrome prémenstruel (SPM) est une combinaison de symptômes physiques et émotionnels qui surviennent dans les jours précédant les règles. Lorsque les symptômes de l’humeur sont particulièrement importants, les médecins l’appellent trouble dysphorique prémenstruel. La « dysphorie » est le contraire de l’euphorie (se sentir mal fiche, avec des sautes d’humeur, de l’irritabilité, de la colère, de la dépression et de l’anxiété).

Les femmes concernées peuvent perdre l’intérêt pour leurs activités habituelles et avoir des problèmes de concentration, un manque d’énergie et des changements dans l’appétit et le sommeil, entre autres symptômes. Puis, vers le début des menstruations, tous ces symptômes s’évaporent. Ce qui se passe apparemment, c’est que les déplacements d’hormones, ainsi que les prostaglandines libérées de la muqueuse utérine dans le sang, provoquent toutes sortes de symptômes physiques et psychologiques.

Dans une étude, les chercheurs ont demandé aux participantes non seulement l’intensité de la douleur, mais aussi le nombre de jours par mois pendant lesquels elles ressentaient des symptômes prémenstruels, tant physiques que psychologiques. Il s’est avéré que la rétention d’eau a été réduite de 2,9 jours au début de l’étude à 1,3 jour au régime. Et les « changements de comportement » (humeurs et aux réactions émotionnelles) ont été réduits de 1,7 à 1,1 jours de régime. Pour beaucoup, les symptômes étaient non seulement plus brefs, mais aussi plus légers. De plus, elles ont perdu du poids, leur niveau de cholestérol s’est amélioré et elles ont eu davantage d’énergie. Au lieu de se sentir coincées avec des douleurs récurrentes et d’autres symptômes, beaucoup ont acquis un nouveau niveau de contrôle sur leur santé.

L’alimentation végétalienne aiderait le SPM.

• Tout d’abord, l’alimentation végétalienne réduit la quantité d’œstrogènes dans le sang. Certains ont suggéré que cela atténue les hauts et les bas des montagnes russes d’œstrogènes, stabilisant ainsi l’humeur.

• Moins d’œstrogènes signifie également moins d’épaississement de la paroi utérine (l’endomètre).

Le Dr John McDougall explique la même chose dans cette vidéo de 1min30s :

L’endomètre est comme une usine qui produit des prostaglandines, ces composés mesquins qui non seulement provoquent des crampes mais circulent aussi dans le sang, donnant aux femmes l’impression d’être patraque. Si l’endomètre ne s’épaissit pas autant, il ne peut pas produire le raz-de-marée de prostaglandines qui dérange ces femmes. Et soudain, elles se sentez à nouveau elles-mêmes.

Il existe en fait plusieurs prostaglandines différentes. Certaines sont nocives, d’autres sont bienfaitrices. Ces prostaglandines anti-inflammatoires utiles essaient de calmer vos symptômes.

Pour renforcer les prostaglandines utiles, certaines personnes recommandent des aliments riches en acide alpha-linolénique (ALA). L’ALA est une huile oméga-3, parfois appelée « bonnes graisses ». Vous en trouverez dans de nombreux aliments d’origine végétale, notamment les noix, les graines de lin moulues et les produits à base de soja, entre autres.

Cependant, le Dr Neal Barnard pense que les femmes concernées seraient mieux soulagées en arrêtant de consommer des produits d’origine animale et en réduisant le plus possible les huiles, car cela empêchera « l’usine de prostaglandines » (l’endomètre) de trop s’épaissir.

Les femmes souffrant de crampes et du syndrome prémenstruel chaque mois ont tout à gagner en végétalisant leur alimentation. Pour de nombreuses femmes, cela change la vie. Mieux encore, les aliments qui améliorent ces problèmes mensuels favorisent également un contrôle durable du poids et aident à prévenir de graves problèmes de santé futurs.

Les conseils du Dr Neal Barnard pour lutter contre la douleur et le SPM

L’objectif est de parvenir à un meilleur équilibre hormonal. Cela s’accomplit en basant l’alimentation sur des aliments végétaux riches en fibres qui aideront l’organisme à éliminer les œstrogènes en excès et en évitant les produits laitiers, qui contiennent des œstrogènes provenant de la vache.

En étudiant les crampes menstruelles et le SPM, certains chercheurs ont également constaté les bienfaits de la vitamine D, de la vitamine E, des compléments de calcium, des compléments d’oméga-3 ou de la crème de progestérone naturelle. Mais l’alimentation est la clé. C’est ce qui permet de mieux équilibrer la chimie du corps.

Ainsi, pour prévenir ou réduire les douleurs menstruelles et le SPM :

1. Éviter complètement les produits d’origine animale (viandes, poissons, produits laitiers, œufs).

2. Consommer beaucoup d’aliments riches en fibres, tels que les haricots, les légumes, les fruits et les céréales de préférence complètes.

3. Éviter les huiles. Il est utile d’éviter les huiles dans la cuisine. Il vaut mieux utiliser des méthodes de cuisson sans huile, comme la cuisson à la vapeur, à l’eau, au four ou dans un bouillon de légumes. Choisir des vinaigrettes sans huile pour les salades et éviter les aliments gras, comme les frites, les chips, les pâtisseries grasses, etc., et réduire au minimum les noix, les beurres de noix et les avocats.

4. Profiter des aliments riches en protéines végétales, comme le tofu ou le tempeh, surtout au début du petit-déjeuner.

5. Éviter les desserts et le chocolat. Leurs effets varient d’une personne à l’autre.

6. Éviter la caféine et l’alcool.

7. Prendre suffisamment de vitamine B12 chaque jour. Elle est essentielle au bon fonctionnement du cerveau. Les adultes n’ont besoin que de 2,4 μg par jour, et des compléments peu coûteux sont disponibles dans toutes les pharmacies et les magasins d’aliments naturels.

8. Faire du sport régulièrement. Les directives sur l’activité physique des États-Unis recommandent de pratiquer une activité physique d’intensité modérée pendant deux heures et demie à cinq heures chaque semaine.

9. Dormir suffisamment.

10. S’exposer au soleil. La lumière du soleil sur la peau fournit la vitamine D nécessaire. Elle aide également à améliorer l’humeur.

Le Dr Barnard dit qu’il est important de suivre ses 10 astuces à 100 %, et de ne pas prendre un peu de poulet ou de yaourt ici ou là, en croyant que cela n’a pas d’importance. Même de petites quantités de ces aliments peuvent freiner les progrès, et c’est vrai même si ces produits d’origine animale sont consommés plusieurs semaines avant les règles.

Cela peut sembler difficile au début. Mais il assure que les femmes concernées seront surprises de voir à quel point cela devient vite facile et combien d’aliments font l’affaire. Certains aliments perçus comme des amis pendant toutes ces années s’avèrent nocifs. Et il y a tant d’aliments sains délicieux à découvrir.

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L’endométriose de Katherine guérie par l’alimentation

Le témoignage de Katherine raconte comment elle a vaincu ce problème, tout en évitant la chirurgie, et elle a même pu avoir trois enfants.

Brève explication de cette maladie par le Dr Neal Barnard

L’endométriose se caractérise par la migration des cellules censées tapisser l’utérus vers d’autres parties de l’abdomen – les ovaires, les trompes de Fallope ou d’autres parties – où elles s’implantent, ce qui provoque des douleurs et, souvent, la stérilité.

Les traitements habituels sont les médicaments antidouleur, les pilules contraceptives, d’autres traitements hormonaux et, dans certains cas, la chirurgie. Mais, comme l’a constaté Katherine, un changement de régime alimentaire peut être exactement ce que le médecin a ordonné. En se concentrant sur les aliments d’origine végétale, en évitant complètement les produits d’origine animale et en réduisant au minimum l’utilisation d’huiles ajoutées, elle a guéri son endométriose.

L’histoire de Katherine

Katherine a grandi en Louisiane. En tant qu’ingénieure aérospatiale pour l’armée de l’air, elle a été l’une des premières à être déployée en Irak en 2003.

Pendant la guerre, les rations du gouvernement étaient pour le moins limitées. Et lorsque le service de Katherine a pris fin et qu’elle est rentrée chez elle en Louisiane, ses amis ont eu hâte de la retrouver avec ses anciens plats préférés : cheeseburgers, macaronis au fromage, crevettes et gumbo.

Sans surprise, elle prit du poids. Et au fil du temps, elle a ressenti une autre douleur, une douleur à l’abdomen. La douleur s’est progressivement aggravée et est venue par vagues, s’amplifiant et s’atténuant avec son cycle menstruel, revenant mois après mois.

Elle a consulté son médecin pour essayer de découvrir ce qui n’allait pas. Après plusieurs examens, son gynécologue lui a recommandé une laparoscopie. Il fit une petite incision dans son abdomen, inséra un scope et regarda autour de lui. Et il a repéré la cause de sa douleur. Elle souffrait d’endométriose, un état dans lequel les cellules qui tapissent normalement l’utérus ont migré vers d’autres parties de l’abdomen, où elles s’implantent et provoquent une douleur qui peut être atroce. Comme les cellules déplacées s’enflamment et peuvent perturber l’anatomie des ovaires et des trompes de Fallope, l’endométriose peut également entraîner la stérilité.

Trouver la cause de ses douleurs était une chose. La soigner en était une autre. Les traitements habituels comprennent les analgésiques, les traitements hormonaux et la chirurgie laparoscopique. Ils peuvent être efficaces ou non. Lorsque tout le reste échoue, les médecins peuvent pratiquer une hystérectomie.

Les choses n’allaient pas bien pour Katherine. La douleur s’est aggravée au fil du temps, au point qu’elle était essentiellement hors service pendant un jour ou deux chaque mois. Aucun des traitements n’a aidé. Finalement, elle a dû prendre une décision. Bien qu’elle et son mari aient espéré élever une famille, elle ne pouvait pas vivre ainsi et elle a programmé une hystérectomie.

Mais avant qu’elle ne soit opérée, une amie lui a fait une suggestion utile. Pourquoi ne pas essayer de changer d’alimentation ? Après tout, les aliments peuvent influencer les hormones du corps. C’est pourquoi de nombreuses femmes atteintes d’un cancer du sein modifient leur alimentation. Peut-être que cela marcherait aussi pour l’endométriose. Elle a donc pris rendez-vous pour obtenir des conseils en matière de nutrition et a modifié son alimentation. Suivant les conseils de son nutritionniste, elle a éliminé les produits d’origine animale et a exploré le monde des légumes, des céréales, des légumineuses et des fruits, et tous les repas qui en découlent.

Ses nouveaux aliments se sont révélés savoureux. Mais surtout, elle a commencé à se sentir mieux. Elle a perdu du poids, son énergie s’est améliorée et la douleur a commencé à se relâcher. Au fil des semaines, elle se sentait de plus en plus comme avant.

Six semaines plus tard, son médecin a refait une laparoscopie. Une fois de plus, il fit une petite incision dans son abdomen, inséra le scope et regarda attentivement autour de lui. Il a ensuite recousu l’incision, envoyé Katherine dans la salle de réveil, et est sorti dans la salle d’attente pour trouver son mari. Le médecin lui a expliqué que, à sa grande surprise, son endométriose avait pratiquement disparu. À tel point qu’elle n’avait plus du tout besoin d’hystérectomie.
Son mari n’a pas été aussi surpris. Il a raconté au médecin comment Katherine avait revu son régime alimentaire et comment cela l’avait énormément aidée. Elle se sentait de mieux en mieux.

Le médecin n’en a rien cru. « Les aliments ne provoquent pas d’endométriose », a-t-il expliqué. « Et il n’y a aucune chance qu’un changement alimentaire puisse la faire disparaître. Il n’y avait qu’une seule explication possible », a dit le médecin. « C’est un miracle ! »

Katherine en rit aujourd’hui. Mais cela semblait assez miraculeux. Elle a perdu cinq kilos en six mois, sa douleur a complètement disparu, et ses hauts et ses bas émotionnels se sont également atténués. Le plus miraculeux de tout, c’est qu’elle n’a jamais subi d’hystérectomie. Elle et son mari ont maintenant trois enfants.

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Syndrome des ovaires polykystiques – Comment y remédier

Neal Barnard - livre Your Body in Balance

Dans son livre ‘Your Body in Balance » en anglais, que je vous encourage à lire, le docteur en médecine américain Neal Barnard rapporte des témoignages inspirants et explique que le syndrome des ovaires polykystiques est dû à un excès d’androgènes (« hormones mâles »).[Réf.2,3] Je vous fait ici un résumé de ces informations, y comprises les bases de sa solution alimentaire au SOPK.

Normalement, les ovaires produisent des traces d’androgènes, dont la plupart sont convertis en œstrogènes (« hormones féminines »).

Mais chez les femmes souffrant de SOPK, les ovaires et les glandes surrénales produisent trop d’androgènes, qui peuvent causer des problèmes :

  1. Règles irrégulières, ou des mois sans règles du tout. Parfois, cette situation entraîne des règles abondantes ou prolongées.
  2. Changements cutanés : acné, poils indésirables sur le visage ou le corps, et perte de poils de type masculin.
  3. Ovaires polykystiques, c’est-à-dire des ovaires élargis avec des follicules entourant les ovules.

De plus…
• Le SOPK interfère avec la fertilité.
• L’excès d’androgènes favorisent le stockage de graisse abdominale, qui augmente encore plus la production d’androgènes dans les glandes surrénales et les ovaires.
• Le SOPK est associé à une résistance à l’insuline, ce qui signifie que leurs cellules ne répondent pas bien à l’insuline naturelle de leur corps, ce qui peut favoriser à long terme le diabète, l’infertilité, dépression, problèmes cardiaques et un risque accru de cancer de l’endomètre.

Que peut-on faire pour y remédier ?

En plus des traitements médicaments existants, il ne faut pas négliger le rôle clé que jouent les aliments. Des aliments bien choisis peuvent réduire l’excès pondéral, éliminer les excès d’hormones et contrer l’insulinorésistance pour réduire la glycémie.

Perdre du poids sainement permet d’améliorer considérablement le SOPK, voire le faire disparaître. Le Dr Barnard précise qu’il s’agit de manger mieux, pas moins.

La graisse corporelle est une usine à hormones. Se débarrasser de l’excès de graisse corporelle par une alimentation végétalienne pauvre en graisse et riche en fibres est la stratégie que préconise le Dr Barnard pour trouver un meilleur équilibre. Manger moins gras fait maigrir, et manger assez de fibres permet d’évacuer les hormones indésirables hors du corps.

Comment fonctionne l’insuline avec des mots simples

Le glucose, un simple sucre, est le principal carburant de votre corps. Tout comme l’essence alimente votre voiture, le glucose alimente votre corps. Toutes les parties de votre corps, y compris vos muscles et votre cerveau, fonctionnent au glucose. Ainsi, alors que certaines personnes pensent que le sucre est mauvais ou indulgent, c’est en fait ce qui permet à votre corps de continuer à bouger. Il est essentiel à la vie. Les amidons et les sucres que vous mangez vous donnent du glucose, et c’est tant mieux.

Pour faire le plein d’essence, les stations-service ont des pompes à essence. Pour faire entrer du glucose dans vos cellules musculaires ou hépatiques, votre corps a de l’insuline, une hormone fabriquée dans votre pancréas. Arrivée à la surface de chaque cellule, elle ouvre la membrane cellulaire pour permettre au glucose d’y pénétrer.

Voici le problème : si de la graisse s’accumule à l’intérieur de vos cellules musculaires, elle peut interférer avec l’insuline. Disons, par exemple, que vous avez du bacon et des œufs au petit-déjeuner. Les particules de graisse de ces aliments passent dans vos cellules musculaires. Si votre déjeuner est une salade de poulet et votre dîner une pizza au fromage, ces aliments gras accumulent plus de graisse dans vos cellules. Si vous continuez ainsi jour après jour, cette graisse peut éventuellement empêcher l’insuline de fonctionner normalement. Si l’insuline ne peut plus ouvrir la membrane cellulaire au passage du glucose, le glucose s’accumule dans le sang. Lorsque votre taux de glucose sanguin augmente, cela conduit au prédiabète et finalement au diabète.

Au fait, nous ne parlons pas de graisse corporelle pour le moment. Je fais référence à de minuscules particules de graisse à l’intérieur de vos cellules musculaires et hépatiques qui provoquent des ratés dans l’administration de l’insuline.

Le corps essaie de compenser la résistance à l’insuline en produisant un surplus d’insuline. Si le corps peut produire suffisamment d’insuline, tôt ou tard, le glucose sera introduit dans les cellules. Mais cet excès d’insuline entraîne des problèmes. Il réduit la quantité de SHBG (globuline liée aux hormones sexuelles) dans votre sang. La SHBG est une sorte de groupe de « porte-avions » qui retiennent les œstrogènes et les androgènes, les maintenant temporairement inactifs. Si vous avez moins de SHBG, vos androgènes deviennent plus actifs, ce qui n’est pas du tout souhaitable.

L’équipe de recherche du Dr Barnard a découvert que les choix alimentaires peuvent aider les personnes à réduire la quantité de graisse dans leurs cellules musculaires et hépatiques, ce qui leur permet de contrer la résistance à l’insuline et de rétablir la sensibilité à l’insuline.

Choix alimentaires pour lutter contre le SOPK

Pour perdre du poids, maîtriser les hormones et contrôler la glycémie, Neal Barnard donne les deux conseils ci-dessous.

  1. Éviter tous les produits d’origine animale (poisson, poulet, bœuf, produits laitiers, œufs, etc.) et privilégier les légumes, les fruits, les céréales et les légumineuses. Il donne l’exemple suivant d’une journée de repas.
    • au petit déjeuner : un bol d’avoine, garni de cannelle, de raisins secs et de fraises tranchées ; ou bien des crêpes de céréales complètes avec des myrtilles, du sirop d’érable et des saucisses végétales.
    • à midi : une soupe aux légumes, un chili aux haricots, un curry de patate douce ou un burger végétalien avec de la laitue, de la tomate, des oignons et des cornichons.
    • le soir : un bol de minestrone ou de soupe aux lentilles bien chaude et une salade verte, puis des pâtes aux cheveux d’ange nappées d’une sauce aux tomates et aux champignons sauvages, et enfin des fraises fraîches. Ou alors une enchilada aux épinards ou un burrito aux haricots.
  1. Éviter les aliments gras et les huiles ajoutées. Même si les huiles végétales sont plus saines que les graisses animales, elles contribuent à la résistance à l’insuline et à la prise de poids. Il est donc utile de réduire les huiles au minimum. Vous découvrirez qu’il existe de nombreuses façons de cuisiner sans ajouter d’huile. Bientôt, vous en viendrez à préférer le goût plus léger et une vaisselle super rapide. Il vaut mieux également réduire la consommation d’aliments gras, tels que les noix, le beurre de cacahuètes et les avocats.

Si l’on adopte cette alimentation sans graisse animale, globalement très pauvre en graisses et riche en fibres, alors, progressivement, la graisse à l’intérieur des cellules se dissipe et la résistance à l’insuline s’estompe. La chimie du corps et l’équilibre hormonal s’améliorent. Lorsque le niveau d’insuline retombe à la normale, la production de SHBG par votre corps augmente, ce qui vous aide à lutter contre les excès hormonaux.[Réf.7]

Et le soja ?

Des chercheurs canadiens ont découvert que les composés naturels du soja et de ses cousins (pois chiches, pois et lentilles) semblent agir au niveau cellulaire pour réduire la résistance à l’insuline et bloquer le stockage des graisses corporelles.[Réf.4] Ainsi, le fait de consommer du lait de soja ou du tofu pourrait-il aider les femmes atteintes du SOPK ?

En 2016, des chercheurs ont demandé au hasard à des femmes atteintes du SOPK de prendre chaque jour 50 mg d’isoflavones de soja (composés naturels présents dans les produits à base de soja). C’est l’équivalent de 550 mL de lait de soja ou de 200 grammes de tofu. Au bout de 12 semaines, la quantité d’androgènes dans leur sang avait diminué, tout comme leur insulinorésistance.[Réf.5]

Lors d’une expérience ultérieure, les chercheurs ont demandé à 30 femmes atteintes du SOPK de remplacer la moitié des protéines animales de leur alimentation par des protéines de soja, tandis que trente autres femmes ont continué leur alimentation habituelle. Ce changement alimentaire a entraîné une baisse de poids et de glycémie et a également réduit la quantité d’androgènes (testostérone) dans leur sang.[Réf.6]

Bien sûr, les produits à base de soja ont l’avantage de faire disparaître la viande et les produits laitiers de l’assiette. Mais le soja et les plantes apparentées semblent avoir leurs propres bienfaits.

Ne pas restreindre les glucides

Neal Barnard suggère d’opter de préférence pour des sources de glucides à faible IG. Il insiste qu’il ne fait pas éviter les glucides. Dans le passé, les gens imaginaient qu’un bon moyen de faire baisser le taux de sucre dans le sang consistait à éviter les féculents. C’était une idée compréhensible, mais pas très utile. Éviter les glucides ne résout pas la résistance à l’insuline, et c’est là le vrai problème.

Les populations qui sont les plus minces, en meilleure santé et qui vivent le plus longtemps n’ont pas suivi une alimentation pauvre en glucides. Bien au contraire, elles ont mangé une abondance d’aliments riches en glucides : du riz au Japon, des patates douces à Okinawa et des pâtes dans le sud de l’Italie, par exemple. Les régimes à la mode pauvres en glucides (Atkins, South Beach, régimes cétogènes) ne font perdre du poids que par déficit calorique. Ce faisant, les aliments carnés et gras qui sont privilégiés dans ces régimes entraînent souvent des problèmes de cholestérol et une augmentation de la mortalité à long terme.

Un autre point : Les glucides stimulent la libération d’insuline, certes, mais il est important de savoir que les protéines déclenchent également la libération d’insuline. Des chercheurs de l’université de Sydney ont soigneusement calculé la libération d’insuline provoquée par une grande variété d’aliments, et ont fait des découvertes surprenantes : Le poisson et le bœuf stimulent la libération d’insuline dans une plus grande mesure que les pâtes, le maïs soufflé ou les cacahuètes.[Réf.8]

Plus important encore, puisque nous voulons nous attaquer à l’insulinorésistance, nous voulons utiliser un régime alimentaire qui élimine le plus efficacement possible les graisses des cellules, et qui est une alimentation végétalienne pauvre en graisses.

Pour lutter contre le SOPK, il faut réduire le poids de manière saine et utiliser les aliments pour lutter contre les excès d’androgènes et l’insulinorésistance. Il est payant de s’alimenter à partir de sources végétales, de réduire l’apport en graisses et de choisir des aliments sains à faible IG qui conservent leurs fibres intactes. Comme vous le verrez dans les recettes du PCRM, ces principes se traduisent par une abondance de repas sains et délicieux.

Références :

  1. Stein IF, Leventhal ML. Amenorrhea associated with bilateral polycystic ovaries. Am J Obstet Gynecol. 1935;29:181-191.
  2. Alpañés M, Fernández-Durán E, Escobar-Morreale HF. Androgens and polycystic ovary syndrome. Expert Rev Endocrinol Metab. 2012;7(1):91-102.
  3. American College of Obstetrics and Gynecology. ACOG Practice Bulletin. Polycystic ovary syndrome. Obstet Gynecol. 2018;131(6):e157-e171.
  4. Clark JL, Taylor CG, Zahradka P. Rebelling against the (insulin) resistance: a review of the proposed insulin-sensitizing actions of soybeans, chickpeas, and their bioactive compounds. Nutrients. 2018;10(4). pii: E434. doi: 10.3390/nu10040434.
  5. Jamilian M, Asemi Z. The effects of soy isoflavones on metabolic status of patients with polycystic ovary syndrome. J Clin Endocrinol Metab. 2016;101(9):3386-3394.
  6. Karamali M, Kashanian M, Alaeinasab S, Asemi Z. The effect of dietary soy intake on weight loss, glycaemic control, lipid profiles and biomarkers of inflammation and oxidative stress in women with polycystic ovary syndrome: a randomised clinical trial. J Hum Nutr Diet. 2018;31(4):533-543.
  7. Botwood N, Hamilton-Fairley D, Kiddy D, Robinson S, Franks S. Sex hormone-binding globulin and female reproductive function. J Steroid Biochem Mol Biol. 1995;53(1-6):529-531.
  8. Holt SHA, Brand Miller JC, Petocz P. An insulin index of foods: the insulin demand generated by 1000-kJ portions of common foods. Am J Clin Nutr. 1997;66:1264-1276.
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Templates véganes français pour Instagram

Vous pouvez enregistrer ces images sur votre téléphone et les remplir dans vos stories.

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Le collagène chez les végétaliens

Le collagène est une protéine responsable de la santé des articulations et de l’élasticité de la peau. Présent dans les os, les muscles et le sang, il constitue les ¾ de la peau et un tiers des protéines du corps.

Voici des facteurs de la perte de collagène :
l’âge, l’exposition au soleil, la fatigue et la génétique.

Les peaux foncées ont davantage de collagène que les peaux claires.
Les hommes ont davantage de collagène que les femmes.

C’est une question d’épaisseur de la peau, d’hormones et de production de sébum.

Donc être un homme et/ou avoir un teint foncé permet d’avoir une peau qui vieillit généralement plus lentement que si l’on était une femme et/ou si l’on avait une peau claire.

Eh bien zut, c’est mal parti, je suis une femme à peau claire, et j’ai pris des coups de soleil dans ma jeunesse. Oups !

Et les asiatiques ?

Leur peau est différente des autres types de peau. Les femmes asiatiques paraissent généralement plus jeunes que les autres femmes du même âge. Qu’est-ce qui fait que la peau asiatique résiste plus longtemps au vieillissement ? Le secret est que le derme de la peau asiatique est épais. Le derme est une couche de peau importante qui contient du collagène et de l’élastine. Ce sont deux types de cellules conjonctives responsables de la souplesse et de l’élasticité de la peau. Plus vous avez de collagène et d’élastine, moins vous avez de rides.

La peau des asiatiques :
– cicatrise plus facilement
– est plus grasse
– est plus sensible
– perd plus facilement son hydratation
– est sujette à l’hyperpigmentation

Beaucoup d’asiatiques évitent absolument l’exposition au soleil pour garder une peau aussi claire que possible. Cet évitement des UV explique également que leur peau garde une apparence jeune.

On perd du collagène avec l’âge, mais on peut limiter cette perte si l’on fait attention à notre mode de vie. Et je précise tout de suite que je n’ai aucun complément alimentaire à vous vendre !

Certains préconisent de manger plein de graisses pour garder une belle peau, mais cela favorise l’acné, le cancer, le diabète, l’obésité, l’athérosclérose, et bien plus. Je préfère appliquer de l’huile sur ma peau si elle est sèche en raison du climat.

Heureusement, le corps humain est bien conçu et fabrique son propre collagène lorsqu’il reçoit régulièrement les nutriments nécessaires.

Les éléments essentiels à une production saine de collagène sont : un bon sommeil, de l’exercice physique et de bons choix alimentaires, qui aident à réguler notre propre production de collagène.

Le collagène d’origine végétale aide à stimuler les récepteurs de collagène de l’organisme (surtout lorsque nous vieillissons et que nous le sous-produisons) grâce à sa composition complexe en alcaloïdes et en nutriments.

Pour produire du collagène, notre corps a besoin de :

– glycine et proline
– vitamine C, zinc et cuivre

1) La glycine et la proline sont deux acides aminés non essentiels. Il est donc facile d’obtenir ces nutriments avec toutes les alimentations, pourvu que l’apport calorique soit suffisant.

2) La vitamine C : Elle se trouve dans tous les fruits frais et les légumes frais. Vous avez donc un grand choix de sources de vitamine C.

3) Le cuivre : Avec une alimentation à base de fruits, céréales raffinées, tubercules et légumes, juste un peu de céréales complètes et de légumineuses, et aucun produit d’origine animale, mon apport en cuivre est toujours largement suffisant, d’après mes saisies dans l’application Cronometer. Je ne vois pas l’utilité de viser les aliments les plus riches en cuivre, car un excès de cuivre est nocif pour les cellules de notre cerveau.

4) Le zinc : Il en faut assez, mais pas trop, car en excès il est toxique. Et voici quelques symptômes d’une carence en zinc :

– Fatigue ;
– Rhumes fréquents ;
– Manque d’appétit ;
– Dépression ;
– Engourdissement cérébral ;
– Acné ;
– Petites taches blanches sur les ongles ;
– Cheveux fragiles, ternes et qui tombent en plus grande quantité que d’habitude.

J’avais ces symptômes couramment avec une alimentation classique, mais je ne les ai plus jamais eus avec une alimentation en proportions 80/10/10.

Concernant les minéraux et les céréales complètes :

Attention aux phytates (aussi appelés « acide phytique »), qui réduisent l’assimilation de minéraux tels que le fer, le zinc, le calcium, le phosphore, le magnésium. Les phytates sont des antinutriments présents dans l’enveloppe des graines (noix, céréales, légumineuses). Donc si vous mangez beaucoup de céréales complètes, vos besoins en minéraux sont plus élevés. C’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des céréales que je mange sont raffinées, accompagnées de légumes.

D’après mon expérience, il est facile d’obtenir ces quatre « ingrédients » du collagène avec une alimentation végétalienne, avec :

– un apport calorique suffisant, et
– une proportion suffisante de fruits et légumes frais.

Le collagène n’est absolument pas un problème en alimentation végétalienne. Mais il faut éviter de se surexposer au soleil et d’être déshydraté.

Pour accéder à mes programmes, cliquez ici.

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Le diabète de type 2 est réversible grâce à une alimentation 80/10/10 saine

Il faut savoir que les régimes cétogènes ne guérissent pas le diabète, ils dissimulent seulement les symptômes par l’évitement des glucides, tout en aggravant la cause du diabète. Les personnes suivant ce dangereux régime se retrouvent avec une résistance à l’insuline encore plus élevée.

En fait, les excès de graisses bouchent les récepteurs de l’insuline pendant 12, voire 24 heures. Les glucides sont bloqués dans le sang à cause de la toxicité lipidique dont les cellules sont victimes. Le mécanisme est expliqué dans cette courte vidéo.

Saviez-vous que le diabète de type 2 est réversible grâce à une alimentation riche en glucides et pauvre en graisses, qui comporte assez de fibres alimentaires?

Les docteurs Neal Barnard et John McDougall en parlent également.

Littérature scientifique

Les alimentations riches en fruits protègent du diabète

• Anderson JW, Ward K. High-carbohydrate, high-fiber diets for insulin-treated men with diabetes mellitus. Am J Clin Nutr. 1979 Nov;32(11):2312-21. doi: 10.1093/ajcn/32.11.2312. PMID: 495550.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/495550/
• KEMPNER W, PESCHEL RL, SCHLAYER C. Effect of rice diet on diabetes mellitus associated with vascular disease. Postgrad Med. 1958 Oct;24(4):359-71. doi: 10.1080/00325481.1958.11692236. PMID: 13591100.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13591100/
• Du H, Li L, Bennett D, Guo Y, Turnbull I, Yang L, Bragg F, Bian Z, Chen Y, Chen J, Millwood IY, Sansome S, Ma L, Huang Y, Zhang N, Zheng X, Sun Q, Key TJ, Collins R, Peto R, Chen Z; China Kadoorie Biobank study. Fresh fruit consumption in relation to incident diabetes and diabetic vascular complications: A 7-y prospective study of 0.5 million Chinese adults. PLoS Med. 2017 Apr 11;14(4):e1002279. doi: 10.1371/journal.pmed.1002279. PMID: 28399126; PMCID: PMC5388466.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28399126/

Les alimentations riches en féculents (et en glucides de manière générale) protègent du diabète

• Kahleova H, Tura A, Hill M, Holubkov R, Barnard ND. A Plant-Based Dietary Intervention Improves Beta-Cell Function and Insulin Resistance in Overweight Adults: A 16-Week Randomized Clinical Trial. Nutrients. 2018 Feb 9;10(2):189. doi: 10.3390/nu10020189. PMID: 29425120; PMCID: PMC5852765.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29425120/
• Barnard ND, Cohen J, Jenkins DJ, Turner-McGrievy G, Gloede L, Jaster B, Seidl K, Green AA, Talpers S. A low-fat vegan diet improves glycemic control and cardiovascular risk factors in a randomized clinical trial in individuals with type 2 diabetes. Diabetes Care. 2006 Aug;29(8):1777-83.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16873779/
• Barnard RJ, Lattimore L, Holly RG, Cherny S, Pritikin N. Response of non-insulin-dependent diabetic patients to an intensive program of diet and exercise. Diabetes Care. 1982 Jul-Aug;5(4):370-4. doi: 10.2337/diacare.5.4.370. PMID: 7151652.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7151652/
• Kiehm TG, Anderson JW, Ward K. Beneficial effects of a high carbohydrate, high fiber diet on hyperglycemic diabetic men. Am J Clin Nutr. 1976 Aug;29(8):895-9. doi: 10.1093/ajcn/29.8.895. PMID: 941870.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/941870/
• Rabinowitch IM. EXPERIENCES WITH A HIGH CARBOHYDRATE-LOW CALORIE DIET FOR THE TREATMENT OF DIABETES MELLITUS. Canadian Medical Association Journal. 1930 Oct;23(4):489-498.
https://europepmc.org/article/PMC/382094
• Barnard, Neal & Scialli, Anthony & Turner-McGrievy, Gabrielle & Lanou, Amy & Glass, Jolie. (2005). The effects of a low-fat, plant-based dietary intervention on body weight, metabolism, and insulin sensitivity. The American journal of medicine. 118. 991-7. 10.1016/j.amjmed.2005.03.039.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16164885/
• Brunzell JD, Lerner RL, Hazzard WR, Porte D Jr, Bierman EL. Improved glucose tolerance with high carbohydrate feeding in mild diabetes. N Engl J Med. 1971 Mar 11;284(10):521-4. doi: 10.1056/NEJM197103112841004. PMID: 5100724.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/5100724/
• Komiyama N, Kaneko T, Sato A, Sato W, Asami K, Onaya T, Tawata M. The effect of high carbohydrate diet on glucose tolerance in patients with type 2 diabetes mellitus. Diabetes Res Clin Pract. 2002 Sep;57(3):163-70. doi: 10.1016/s0168-8227(02)00053-0. PMID: 12126765.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12126765/
• SINGH I. Low-fat diet and therapeutic doses of insulin in diabetes mellitus. Lancet. 1955 Feb 26;268(6861):422-5. doi: 10.1016/s0140-6736(55)90211-7. PMID: 13234406.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13234406/

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Calissons • Recette véganisée par ma maman

Ingrédients pour les calissons :

un couvercle de boîte de biscuit carré
un emporte-pièce de calisson
250 g poudre d’amande
180 g sucre glace
150 g melon confit haché très finement
2 c.s. fleur d’oranger
5 gouttes orange amère
1 feuille azyme

Ingrédients pour le glaçage:

180 g sucre glace
un peu de jus de citron

Instructions

Découper la feuille azyme en gabarit de l’emporte-pièce.

Mixer les fruits confits ensemble pour obtenir une masse onctueuse, puis mélanger avec les autres ingrédients.

Il faut obtenir une pâte souple qui ne colle pas trop aux mains et au récipient.

Poser la pâte sur une feuille sulfurisée, étaler au rouleau entre deux feuilles sulfurisées, égaliser, renverser dans le couvercle chemisé d’un papier sulfurisé découpé exactement à la dimension du fond de la boîte.

Laisser reposer une journée entière (important.)

Le lendemain, prendre l’emporte-pièce avec un gabarit découpé de feuille azyme, découper, pousser et poser sur une plaque de four sulfurisée.

Plutôt une pâte bien froide.

Si la pâte accroche, l’emporte-pièce, passer dans un bol d’eau et essuyer avec un essuie-tout.

Pour le glaçage : Battre un peu de jus de citron avec 180 grammes de sucre glace. Il faut que cela devienne assez dense pour ne pas couler.

Verser un peu de glaçage dans une assiette plate.

Tremper chaque calisson deux fois sans faire couvrir les bords.

Passer 5 min au four à 50 degrés et ne pas toucher jusqu’à refroidissement.

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Leckerli de Bâle • Recette véganisée par ma maman

Ingrédients

500g de farine
250 g de sucre
250 g d’amandes moulues
100 g de citron confits
100 g d’oranges confites
25 g de cannelle
15 g de muscade râpée
1 sachet de levure chimique
pur sirop de canne

Instructions

Couper en petits morceaux les oranges et les citrons confits.

Ajouter les amandes, le sucre, la cannelle, la muscade, la cannelle, 1 verre de sirop de canne et travailler bien le tout.

Incorporer en dernier la farine mélangée à la levure et ajouter si nécessaire du sirop pour obtenir une pâte à leckerli en pétrissant bien. (Le sirop remplace le miel de la recette traditionnelle.)

Laisser reposer une journée.

Étaler la pâte sur un centimètre de hauteur puis la couper en carrés de 3cm sur 3cm environ.

Faire cuire au four préchauffé à 130 degrés pour 8 à 10 minutes.

(Les leckerli vont durcir en refroidissement il est donc souhaitable de faire un essai avec quelques leckerli, les laisser refroidir avant de cuire toute une plaque, chaque four étant différent.)

Préparer les glaçage avec 150 g de sucre glace et un peu de jus de citron.

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Témoignages de perte de poids grâce aux glucides

Ces femmes ont toutes adopté l’une des différentes versions d’alimentation végétalienne riche en glucides et pauvre en graisses.

Voici leurs photos de transformation, un texte explicatif et un échantillon représentatif de leurs repas.

The Mommy Vegan

The Mommy Vegan | Taylor Toney (@themommyvegan sur Insta). Perte de poids de -32 kg !
Alimentation végétalienne riche en glucides et pauvre en graisses à base de plantes entières sans huile 🌱 (Starch Solution)

Lexi Tavares

Lexi Tavares (@healthydynamiclife sur Instagram). Perte de poids de 32 kg

« Je pensais que j’allais rester en surpoids pour le reste de ma vie. « C’est ce que je suis maintenant », je pensais.
La beauté se présente sous toutes ses formes et dans toutes ses dimensions, ne vous méprenez pas, mais j’étais tout le temps fatiguée, mes muscles me faisaient mal, mes articulations me faisaient mal, j’avais des migraines et j’avais mal à me lever. J’avais des douleurs physiques, mais aussi des angoisses mentales. Je voulais être en forme et en bonne santé, mais rien ne semblait fonctionner. J’ai essayé de contrôler mes portions, j’ai essayé le régime cétogène, végétalien classique, méditerranéen et même le régime pamplemousse. Mais je n’obtenais pas les résultats que je voulais. J’avais toujours faim. Je ne me sentais pas vraiment bien. Je me sentais comme si je ne faisais que survivre. Puis, je me suis lancée dans une alimentation végétalienne crue basée sur les fruits. Au début, j’hésitais à l’essayer, mais comme je n’avais rien à perdre puisque rien d’autre n’avait fonctionné jusqu’alors, j’ai décidé de tenter le coup. 13,5 kg ont fondu en 30 jours ! J’étais étonnée de voir à quel point ce surplus de poids semblait avoir fondu. Je mangeais un volume de nourriture plus important que jamais, et j’étais tellement enthousiasmée par mes résultats ! J’ai continué et maintenant j’ai perdu 32 kg, et j’aide d’autres personnes à avoir un corps sexy. »

Tanny Murphy

Tanya Murphy a 49 ans. @tannyraw sur Instagram
Tanny a une alimentation végétalienne depuis 19 ans, et une alimentation végétalienne crue pauvre en graisse depuis 14 ans.

Dani Renfro

Dani Renfro. @fitfruitqueen on Instagram
« Il m’a fallu environ 13 mois pour perdre les 13,5 kg que j’avais en trop sur moi.
🦋
Je voulais aborder ce sujet parce que nous sommes tous sur un chemin différent. Pour certains, le poids part instantanément et sans effort, mais pour moi, c’était un peu plus un jeu de patience.
🦋
Ma prise de poids était criblée d’inflammations et de troubles digestifs qui en faisaient un processus lent et constant. Je me suis efforcée de manger autant de fruits que je le voulais et de terminer mes soirées par une énorme salade. J’ai également modifié mes horaires de repas, je me suis mise à manger entre 9 et 18 heures et à boire entre 2 et 3,5 litres d’eau par jour.
🦋
Même certains repas à base de fruits provoquaient des troubles digestifs et j’ai souvent eu des moments de découragement. Mais je savais sans aucun doute que cette façon de manger était la bonne.
🦋
Tous les quelques mois, je prenais ces photos avant et après pour voir mes progrès et cela m’a permis de voir tout le chemin parcouru ! Ce n’était pas comme les autres régimes que j’avais essayés. Je pouvais sentir mon énergie changer, mon humeur s’améliorer et mon sentiment de bien-être général était comme jamais auparavant.
🦋
Aujourd’hui, je suis éternellement reconnaissante d’avoir tenu bon et de lui avoir donné une chance à long terme, car je vole au-dessus de tous les endroits où j’ai pu aller. Donc, je suis là, si vous avez du mal et que vous voulez parler. C’est un cheminement, pas une destination. Il faut du temps, de la patience, MAIS la magie est accessible. Et certains jours sont encore moins magiques et c’est normal aussi.
🦋
Je ne regarde jamais en arrière. Je suis sur ce chemin pour de bon et j’en aime toujours chaque minute, même les moments difficiles ! »

Bre’Ana

Bre’Ana @flavorfullyfit
« Comment 2020 a commencé et comment ça se passe : mise à jour sur ma perte de poids 💪🏾
———————————————
Cette semaine, j’ai atteint un poids que je n’avais pas vu depuis que j’étais à l’université en 2014 🙌🏾. Cette année, ma perte de poids n’a pas été super rapide, mais elle a été régulière et durable, et elle s’est accompagnée de bien plus qu’une simple perte de poids (plus d’énergie sans café, amélioration des symptômes d’ovaires polykystiques et du côlon irritable, etc). J’ai commencé à suivre un régime végétalien à base de plantes entières (WFPB) de manière plus régulière fin décembre (avec des ajustements supplémentaires pour une santé optimale + une perte de poids) et j’ai en fait été surprise de perdre régulièrement du poids sans faire autant d’exercice que par le passé pour perdre du poids (car vu la situation avec cette pandémie et le télétravail avec un bambin, j’ai à peine le temps 😩). J’ai fait du sport 2 à 3 fois par semaine en moyenne sur mon peloton.
.
Regardez le chemin que j’ai parcouru en termes de poids, de forme physique et de santé au cours des dix dernières années. J’ai perdu plus de 30 kilos au lycée, je les ai repris au fil des ans, j’en ai pris encore plus pendant ma grossesse et j’ai fini par recommencer… C’est un CHEMINEMENT encore en cours.
.
Je suis encore à environ 9 kg de mon poids idéal, mais j’ai dû prendre du recul pour fêter ces progrès et réfléchir au chemin parcouru. »

Magali Otharan

Magali Otharan @ magaliotharan sur Instagram
L’image « avant » date d’avril et l’image « après » est maintenant 🙏
Et voici ce que j’ai appris ces 5 derniers mois. Si je devais dire ce qui a fait la PLUS GRANDE différence, ce serait de SUPPRIMER :
– toutes les huiles (je cuisine avec de l’eau ou je cuit nature au four)
– tous les beurres (je mangeais du beurre d’arachide tous les jours)
– les noix et les graines (pas pour toujours, juste pour perdre du poids).
.
Je n’ai pas encore atteint mon objectif, donc j’essaie toujours d’éviter ces aliments mais pour être honnête, ils ne me manquent pas du tout ! Si j’en mange maintenant, c’est toujours avec parcimonie.

Marina

Marina @maridsza sur Insta • AVANT x APRÈS -12 kg
« Je sens que je suis en train de changer pour devenir ce que j’aurais toujours dû être et il ne s’agit pas de perdre du poids. 2020 est une année de transformation et mon corps reflète les changements que tout le monde autour de moi peut ressentir.
C’est 4 mois de nouvelles habitudes. Alimentation 100% végétalienne, yoga, méditation, course à pied, sport chez moi (si je n’ai pas ma flemme).
C’est la SANTÉ physique et mentale qui compte vraiment.
Apprendre, grandir, évoluer et devenir ma meilleure version.
Soyez vous-même. Tous les autres sont déjà pris. »

Toutes ces transformations sont dues à une alimentation 80/10/10, donc à base de fruits et/ou de féculents, incluant des légumes.

La plupart des régimes font perdre du poids d’eau et de muscles. Une alimentation saine 80/10/10 donne une vraie perte de masse grasse.

Je sais à quel point changer d’alimentation peut être difficile pour certaines personnes, c’est pourquoi j’ai créé des programmes anti-fringales pour aller vers un poids sain et garder un poids sain durablement.

Plus vous suivrez mes programmes délicieux scrupuleusement, plus vos résultats seront rapides et nets.

Jusqu’à mes 26 ans, j’avais une alimentation omnivore classique. Puis, je suis devenue végane en 2010 et j’ai adopté une alimentation végétalienne riche en glucides et pauvre en graisses, riche en fruits et en féculents.

Il y a d’autres transformations et témoignages inspirants avec l’alimentation 80/10/10 (riche en glucides et pauvre en graisses) sur mon site :

Photos de perte de poids DURABLE de mamans et de femmes ménopausées
4 témoignages de perte de poids durable (sans restriction calorique)
Elles ont perdu de la masse grasse après la ménopause

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Manger moins pour… risquer de mourir jeune

Manger moins pour viser la longévité est une croyance en vogue. Les chiffres dans cet article de vulgarisation montrent pourtant que manger moins à long terme augmente le taux de mortalité.

En citant le régime crétois ou okinawais, certaines personnes se lancent à corps perdu dans l’expérience de restriction calorique, espérant allonger leur espérance de vie. Mais ces alimentations historiques n’étaient pas du tout ce que le grand public s’imagine.

Quand les gens commencent à manger de petits repas gras, la nourriture peut ainsi vite devenir à la fois un objet de désir et de haine. C’est un scénario parmi d’autres menant aux TCA. Voyons maintenant à quel point la sous-alimentation fait des victimes.

Le taux de mortalité associé à l’anorexie mentale est 12 fois plus élevé que le taux de mortalité de TOUTES les causes de décès chez les femmes de 15 à 24 ans.

Effrayant, c’est-ce pas ? Cette statistique vient de l’Association étasunienne de l’anorexie mentale et des troubles associés (ANAD), qui indique également que :

• 5 à 10 % des personnes meurent dans les 10 ans après être devenues anorexiques, et 18 à 20 % des anorexiques meurent dans les 20 ans.

• L’anorexie mentale a le taux de mortalité le plus élevé de toutes les maladies psychiatriques (y compris la dépression majeure).

• Sans traitement, jusqu’à 20 % des personnes souffrant de graves troubles alimentaires meurent. Avec un traitement, le taux de mortalité tombe à 2 ou 3 %.

D’ailleurs une méta-analyse (Arcelus, Mitchel, Wales & Nelson, 2011) de 36 études a examiné le taux de mortalité chez les patients souffrant d’anorexie mentale et d’autres troubles alimentaires. Cette étude portant sur près de 50 ans de recherche confirme que le taux de mortalité le plus élevé de tous les troubles mentaux est celui de l’anorexie. L’anorexie mentale est un trouble qui met la vie en danger en raison des effets de la perte de poids et de la famine sur le corps et le cerveau.

La situation est encore plus compliquée en cas de comportements de purge, notamment des vomissements provoqués, l’abus de laxatifs, de diurétiques, de pilules amaigrissantes, de coupe-faim ou d’autres stimulants. Parfois, les personnes se purgent même en faisant un exercice excessif.

Le risque de chaque patient doit être évalué individuellement. Leur risque est fonction de l’ampleur de leur restriction alimentaire et de l’ampleur et de la combinaison de leurs comportements de purge. D’autres diagnostics médicaux sous-jacents peuvent également compliquer et augmenter les risques de complications et de décès.

Cette fascination pour l’inédie fait des victimes. L’inédie (parfois appelée respirianisme ou pranisme) désigne l’abstention totale de nourriture et de boisson, fondée sur la croyance qu’une personne pourrait vivre sans se nourrir (voire sans boire) pendant plusieurs semaines, mois ou années. Comment font ces personnes qui prétendent vivre sans manger ? Elles mangent en cachette ! Ne me demandez pas pourquoi ces gens mentent, suivez plutôt l’argent. Nous avons un système digestif, qui a besoin d’être alimenté correctement, c’est pourtant simple. Parlons de ce que risquent les anorexiques en détail.

Effets de la sous-nutrition sur l’organisme

Outre le risque d’insuffisance cardiaque avec syndrome de réalimentation, une perte de poids importante entraîne d’autres effets négatifs sur le cœur. Le muscle cardiaque devient plus petit, la valvule mitrale peut faire un prolapsus, le rythme cardiaque ralentit et la pression artérielle diminue.

Un liquide peut s’accumuler dans le sac qui entoure le muscle cardiaque, ce que l’on appelle une péricardite. Des rythmes cardiaques irréguliers, appelés arythmies, peuvent également se produire et peuvent même entraîner une mort subite.

Tous les systèmes du corps humain sont touchés par la famine. Les effets sur le système endocrinien en sont souvent la conséquence :
• Perte des menstruations chez les femmes
• Infertilité
• Glycémie dangereusement basse
• Perte osseuse

La perte osseuse, diagnostiquée comme ostéopénie ou ostéoporose selon la gravité, augmente le risque de fractures. Le métabolisme ralentit, ainsi que la production d’énergie et de chaleur corporelle, et la croissance est arrêtée.

Le système digestif connaît un ralentissement des muscles gastro-intestinaux, un retard de la vidange gastrique, de la constipation, une altération du temps de transit colique et une possible hépatite. Il peut y avoir davantage de complications si des comportements de purge se produisent.

La purge par vomissement peut provoquer l’érosion de l’émail des dents et la destruction du tissu œsophagien, avec des déchirures et des saignements possibles. Elle peut même provoquer une rupture de l’œsophage ou des modifications de la paroi des tissus qui augmentent le risque de cancer de l’œsophage (appelé œsophage de Barretts). La purge par abus de laxatifs peut entraîner la destruction des muscles du côlon.

Le système pulmonaire connaît une atrophie musculaire et une diminution de la capacité pulmonaire avec la famine. Une diminution de la production de globules rouges, de globules blancs et de plaquettes se produit. Le cerveau diminue également de taille (atrophie cérébrale) avec des troubles cognitifs, une neuropathie périphérique et d’éventuelles crises d’épilepsie.

La fonction rénale est altérée par la déshydratation, mais aussi par une consommation excessive d’eau. Il se produit une fonte musculaire générale du corps. La peau devient sèche et la couleur de la peau change. La perte de cheveux sur la tête peut se produire tandis que les cheveux de lanugo (le poil fin et duveteux d’un nouveau-né) peuvent revenir sur le corps (Mehler, 2014).

Manger moins ? Non, manger mieux et manger assez !

Sources :

Article de vulgarisation :

Anorexia Nervosa – Highest Mortality Rate of Any Mental Disorder: Why?

Mirasol – How Many People Have Eating Disorders?

Études scientifiques :

  1. Arcelus, J., Mitchell, A. J., Wales, J., & Nielsen, S. (2011). Mortality rates in patients with Anorexia Nervosa and other eating disorders. Archives of General Psychiatry, 68(7), 724-731.
  2. Mehler, P (2014). Anorexia nervosa in adults and adolescents: Medical complications and their management. In T.W. Post (Ed.), UpToDate. Waltham, MA. (Accessed on December 30, 2014)
  3. Mehler, P.S., & Andersen, A.E. (1999). Eating Disorders: A Guide to Medical Care and Complications. Baltimore, MD: The Johns Hopkins University Press.
  4. Steinhausen, H.C. (2002). The outcome of anorexia nervosa in the 20th century. American Journal of Psychiatry, 159(8), 1284-1293.
  5. Sullivan, P.F. (1995). Mortality in Anorexia Nervosa. American Journal of Psychiatry, 152(7),1073.
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