Deux études qui innocentent le sucre et accusent les protéines pour le cancer

Avant de commencer, je tiens à préciser que personne ne me paie pour écrire cet article. J’utilise simplement ma liberté de penser et d’exprimer mes constats. Les avis personnels ne m’intéressent pas. Seules les preuves m’importent.

Maintenant que cela est dit, passons au vif du sujet.

On lit souvent sur Facebook que le sucre cause le cancer, mais vu que n’importe qui peut publier n’importe quoi sur Facebook, restons sceptiques et menons l’enquête.

Allons voir ce que des scientifiques sérieux, qualifiés et spécialisés disent vraiment dans leurs rapports. Si l’on s’intéresse aux études publiées à ce sujet, on découvre deux choses surprenantes qui ne feront pas plaisir aux vendeurs de poudres miracles.

1) Ce sont les acides aminés, et non pas le sucre, qui fournissent la plupart des éléments constitutifs aux cellules tumorales.

Cette étude scientifique montre que ce sont les acides aminés, et non pas le sucre, qui fournissent la plupart des éléments constitutifs aux cellules tumorales.
Source : Amino Acids Rather than Glucose Account for the Majority of Cell Mass in Proliferating Mammalian Cells. Aaron M. Hosios, Vivian C. Hecht, Laura V.Danai, Marc O. Johnson, Jeffrey C. Rathmell, Matthew L. Steinhauser, Scott R. Manalis, Matthew G. Vander Heiden. Developmental CellVolume 36, Issue 5, 7 March 2016, Pages 540-549.

2) Les cétones alimentent la prolifération tumorale et la métastase.

Une étude scientifique qui montre que les cétones alimentent la prolifération tumorale et la métastase.

En termes simples, ces deux études sur le cancer accusent les excès de protéines et de graisses plutôt que sucre.

Si l’on suit les régimes pauvres en glucides à la mode, on aura peut-être l’illusion d’effets encourageants à court terme, mais on risque de se retrouver dans le pétrin en évitant le sucre ou les glucides en général. Je m’explique.

Les régimes pauvres en glucides font surtout perdre de la masse musculaire et osseuse et du poids de glycogène et d’eau, pas vraiment de perte de masse graisseuse. Les personnes qui perdent beaucoup de poids avec ces régimes sont en déficit calorique.

Les régimes pauvres en glucides et riches en graisses et en protéines augmentent le risque de problèmes de santé graves à partir de 6 mois de régime, comme l’explique Cyrus Khambatta, docteur en biochimie de la nutrition.

Dans ces régimes, il y a une accumulation toxique de corps cétoniques dans le corps des personnes qui suivent un régime cétogène, comme expliqué dans cet article.

Le régime cétogène n’est pas bon non plus pour les performances des sportifs. On ne peut pas faire de sport d’intensité correctement quand on manque de glycogène (stocks de sucre dans les muscles et le foie).

Un marathonien ouvert d’esprit a consigné ses résultats « décevants » sur son site quand il a tenté un régime pauvre en glucides pendant 7 mois. Son expérience montre l’importance des glucides pour la course à pied.

Fermons ces parenthèses et revenons au sujet du cancer.

Des blogueurs prétendent que le régime cétogène permet de lutter contre le cancer. Pour démêler le vrai du faux, le Dr Michael Greger a examiné les études à ce sujet dans la vidéo sous-titrée en français ci-dessous.

J’entends souvent : « Mais les graisses, c’est important ! »

Il est important d’avoir un apport suffisant en graisses essentielles, mais en réalité, le corps humain a des besoins en graisses très petits, contrairement aux croyances du grand public.

Si on mange trop de graisses, trop d’hormones animales et pas assez de fibres, on aura trop d’hormones sexuelles dans notre organisme. Il faut savoir que les formes de cancer les plus courantes sont liées aux hormones sexuelles. Donc avant de continuer de répéter follement qu’il manger faut davantage de graisses, prenons un peu de recul et décidons si c’est le futur cancéreux qu’on souhaite a cette personne…

Comme le régime cétogène favorise le cancer, quelle autre alimentation peut-on adopter pour éviter cette terrible maladie ?

Les études montrent que la plupart des cancers sont ralentis ou enrayés par une alimentation saine de type 80/10/10, c’est-à-dire environ 80% de glucides, 10% de protides et 10% de lipides, comme l’explique le Dr McDougall dans cet article.

C’est ainsi que je mange depuis près de 10 ans, soit dit en passant. Je ne suis pas tombée malade depuis 15 ans et mes bilans sanguins sont excellents. Je mange énormément de glucides et peu de graisses, et mon pancréas se porte à merveille, comme le montre mon niveau d’hémoglogine glyquée cette année.

Revenons au sucre pour conclure.

Si le sucre est si mauvais pour la santé comme le répètent 85 % des gens sans réfléchir, pourquoi donne-t-on une intraveineuse de glucose aux malades à l’hôpital? Pourquoi ne leur donne-t-on pas une perf d’huile?

La réponse est simple. Le sucre est le nutriment le plus important pour l’être humain.

Si on mange assez de glucides via des plantes telles que les tubercules, fruits, haricots, etc., alors on aura assez de protéines et de graisses. C’est aussi simple que cela.

Au fait, quand j’emploie « sucre » dans cet article, je parle de tous les glucides post-digestion, car tous les sucres complexes et simples mangés sont obligatoirement transformés en sucres simples par la digestion. Cela signifie que les glucides issus des patates douces, du riz complet, des haricots, des pommes, du sucre de cane ou du sirop, etc. finissent tous sous forme de sucre après la digestion. La provenance des glucides importe donc peu. Les seuls glucides que nos enzymes digestives ne peuvent pas décomposer sont les fibres alimentaires, qui ont une utilité cruciale pour le transit et l’élimination des déchets telles que les hormones excédentaires, et il est conseillé de consommer 30 à 50 grammes de fibres par jour.

Pour finir…

On me dit aussi souvent : « Mais il y a des études qui montrent les méfaits du sucre »

Certes, mais ces études portent sur des gens qui mangent ce type de « sucreries » :

  • chocolat (dont ~50% des calories sont des graisses)
  • cookies (~45% graisses)
  • croissants (~50% graisses)
  • éclairs (~54% graisses)
  • milk shakes (~25% graisses)
  • sodas caféinés accompagnés de burgers (le fromage et la viande sont hyper gras)

Vérité choc
Quand les gens qui disent « manger sucré », dans les faits ils mangent des desserts gras et ils accompagnent leurs boissons sucrées avec des aliments trop gras. Je déconseille de se nourrir ainsi.

Ce qu’il vaut mieux faire
Comme moi et mes amis qui prospèrent grâce aux glucides, on peut ajouter du sucre raffiné dans de l’eau, des fruits ou des flocons d’avoine, ou bien boire des jus de fruits dans le cadre d’une alimentation 80/10/10 basée sur les fruits, les féculents, les légumes, les légumineuses et l’eau.

Comment ça marche ?
C’est une question de résistance à l’insuline liée à l’accumulation de graisses excédentaires ou non dans nos cellules, comme l’explique le Dr Neal Barnard dans une vidéo sur le fromage et le Dr Greger dans une vidéo sur la véritable cause du diabète.

Merci pour votre attention

Pauline

Pour en savoir plus sur le sucre raffiné, cliquez ici.

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Dr Gupta – Arrêter le sucre et avaler du jus de citron et de l’huile de coco pour lutter contre le cancer? Attention mensonges

Attention aux allégations mensongères du soi-disant Dr Gupta sur Facebook ! C’est une arnaque faisant miroiter de faux remèdes anticancéreux qui fait le buzz sur internet depuis longtemps.

Cela commence généralement ainsi : « Le Dr Gupta dit que personne ne doit mourir du cancer, sauf par inadvertance. » Ce genre de publication a été partagé des centaines de milliers de fois sur différentes pages et en de nombreuses langues.

La publication affirme qu’une « étude menée par la faculté de médecine du Maryland » montre que le cancer « disparaît » si les patients cessent de consommer du sucre et se mettent à boire du jus de citron avant les repas pendant trois mois et avalent des cuillerées d’huile de noix de coco matin et soir.

Ce type de publication inclut également 20 autres recommandations de santé du « Dr Guruprasad Reddy » de la « faculté de médecine d’État d’Osh en Russie ».

Et cela finit toujours par demander aux lecteurs de partager largement cette publication. Et de nombreuses personnes la partagent dans des groupes, leur profil privé et des pages sur Facebook.

Mais les docteurs sont introuvables.

Une recherche inversée de la photo du « Dr Gupta » utilisée dans cette publication ne permet de remonter à rien d’autres que des résultats liées à cette publication. Si l’on recherche le « Dr. Guruprasad Reddy B V », à nouveau, on n’obtient que des résultats de l’affirmation mentionnée plus haut. Et si l’on recherche la faculté de médecine d’État d’Osh en Russie, on on trouve une université réelle qui est au Kyrgyzstan, par en Russie.

Et enfin, si l’on recherche la « faculté de médecine du Maryland », les seuls résultats concernent l’Université de Maryland à Baltimore aux États-Unis. Bien que cette université ait été fondée en 1807 en tant que faculté de médecine de Maryland, elle a été redéfinie comme l’Université de Maryland en 1812. L’université a une faculté de médecine avec un centre de recherche sur le cancer.

Le sucre favorise-t-il la propagation du cancer ?

« L’idée selon laquelle le sucre est responsable d’amorcer ou d’alimenter le développement d’un cancer est une simplification excessive d’une biologie complexe, » indique un article sur la recherche sur le cancer au Royaume-Uni.

« Généralement, les cellules cancéreuses se développement rapidement, en se multipliant à un rythme rapide, ce qui prend énormément d’énergie. Cela signifie qu’elles ont besoin de beaucoup de glucose. Les cellules cancéreuses ont également besoins de nombreux autres nutriments, tels que des acides aminés et des graisses ; ce n’est pas seulement le sucre dont elles ont grand besoin. »

D’ailleurs, les scientifiques ont constaté que les acides aminés, et non pas le sucre, fournissent la plupart des éléments constitutifs aux cellules tumorales.

Source : Amino Acids Rather than Glucose Account for the Majority of Cell Mass in Proliferating Mammalian Cells. Aaron M. Hosios, Vivian C. Hecht, Laura V.Danai, Marc O. Johnson, Jeffrey C. Rathmell, Matthew L. Steinhauser, Scott R. Manalis, Matthew G. Vander Heiden. Developmental CellVolume 36, Issue 5, 7 March 2016, Pages 540-549.

Renoncer au sucre guérit-il le cancer ?

L’article ajoute qu’il vaille mieux éviter les desserts dans le cadre d’une alimentation saine, il n’existe aucune preuve que l’arrêt total de la consommation de sucre arrêterait ou préviendrait le cancer.

« Hélas, ce n’est pas si simple », dit-il.

Les cellules saines ont également besoin de glucose, et « il est impossible de dire à notre corps de donner aux cellules saines le glucose dont elles ont besoin, mais d’en priver les cellules cancéreuses ». Il ajoute qu’il n’existe « aucune preuve » qu’une alimentation sans sucre abaisse le risque de cancer ou « augmente vos chances de survie si vous êtes diagnostiqué ».

Le citron ne guérit pas le cancer

La publication affirme que mélanger un citron entier dans une tasse d’eau chaude et boire le mélange pendant un à trois mois fait « disparaître » le cancer et que ce « remède » est « 1 000 fois mieux que la chimiothérapie ».

Les sites de vérification des faits Hoaxslayer et Snopes ont examiné cela et ont déterminé que c’était faux. Le Centre de recherche sur la santé national des États-Unis en a tiré la même conclusion.

« Les citrons ne sont pas un « remède éprouvé contre les cancers de tous types, et aucune étude jusqu’à présent n’a comparé l’efficacité d’un citron à la chimiothérapie », déclare le centre.

Une étude de 2017 examinant toutes les recherches précédentes sur le « potentiel anticancéreux des jus d’agrume et de leurs extraits » a conclu qu’il n’existait pas suffisamment de données provenant d’étude cliniques pour étayer l’allégation selon laquelle les citron préviennent le cancer.

« Malgré le grand ensemble de preuves d’études pré-cliniques montrant l’effet anticancéreux des jus d’agrume, une limite actuelle pour son emploi antitumoral est qu’il existe seulement un petit nombre d’études cliniques dont les résultats étaient obtenus par des autoévaluations de patients », indique l’étude.

Un rapport du centre de recherche sur le cancer du Royaume-Uni indique que bien que les agrumes aient d’importantes propriétés anticancéreuses, il n’existe aucune preuve qu’ils puissent guérir le cancer, contrairement à ce qu’affirme la publication sur Facebook.

Cela est soutenu par un rapport sur cette supercherie préparé par l’Université des sciences médicales d’Arkansas.

« Ce mythe exagère considérablement le potentiel des citrons et du jus de citron en tant que remède contre le cancer », indique-t-il.

« Les composés bénéfiques dans le jus de citron ont montré prometteurs dans des études récentes, mais les niveaux présents dans les aliments pourraient seulement améliorer la capacité du corps à lutter contre le cancer. » 

Huile de coco et cancer ?

La publication affirme également qu’avaler trois cuillerées à soupe d’huile de coco bio, matin et soir, ferait disparaître le cancer, encore une fois.

Certaines études montrent que l’huile de coco vierge peut réduire les effets secondaires de la chimiothérapie, et que l’acide laurique (qui est un composant de l’huile de coco) s’est avéré inhiber la croissance des cellules cancéreuses du côlon. Mais il n’existe aucune preuve que l’huile de coco guérit le cancer.

L’American Society for Nutrition a averti que l’huile de coco n’est pas un aliment miraculeux avec des propriétés de panacée magique.

« Des allégations non validés par la recherche »

L’organisme indépendant Africa Check a demandé à l’Institut national du cancer du Kenya d’examiner les affirmations formulées dans la publication Facebook. Le Dr Alfred Karagu, PDG de l’institut, déclare que ces allégations n’ont jamais été prouvées.

« Les affirmations contenues dans la publication jointe n’ont été validés par aucune recherche. Il importe de souligner qu’il existe plus de 200 types de cancers connus dont la causalité est multifactorielle », répond-il.

« Il est donc faux de prétendre que s’abstenir ou consommer certains produits est la solution pour prévenir le cancer. »

Le Dr Catherine Nyongesa, directrice du centre de traitement du cancer Texas à Nairobi, en convient. Après avoir examiné les allégations, elles les a qualifiées de « mythes » et a déclaré qu’il n’existe actuellement pas suffisamment de preuves pour prouver aucun d’entre eux. – Dancan Bwire (09/04/19)

Article source ici

Légende : Une supramolécule aide une cellule du système immunitaire à « manger » le cancer

En revanche, on sait maintenant que la plupart des cancers sont ralentis ou enrayés par une alimentation saine d’après les recherches, comme expliqué et sourcé par le Dr McDougall.

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Les fruits sauvages et anciens n’étaient pas forcément petits, amers, fibreux ou bourrés de pépins

1. Un grand amateur de fruits a des choses à dire

« Il y a 20 ans, les fruits étaient BIEN PLUS sucrés et intenses. En Thaïlande, ils ont des meilleurs fruits et la fécondité de la population est énorme. Pareil dans certains endroits d’Afrique où les fruits sont tellement sucrés et la fertilité des sols est incroyable.

On peut comparer ces pays aux États-Unis ou à l’Australie qui sont bien moins fertiles en moyenne, et où les cliniques de fécondation in vitro sont archi pleins et où la consommation de sucres est plus basse que ces nations asiatiques ou africains fertiles.

Les fruits peuvent être amères et pleins de pépins ou bien SUCRÉS et avec de petits pépins. Cela dépend de quel animal pollinisateur dépend la plante.

Le fruit le plus doux que j’ai goûté de ma vie était une asimine (le fruit de l’asiminier d’Amérique du Nord). La teneur en sucre de ce fruit est hors norme. Pareil pour les dattes qui sont également un aliment très populaire auprès de nombreux animaux sauvages.

Bien sûr, de nombreux fruits originaux ont disparu ou sont devenus très rares à cause des pâturage et de la destruction de l’habitat.

En Australie, nous avions le raisin du désert australien qui contenait environ 70 g de sucre pour 100 g de poids sec. Un véritable aliment de base pour de nombreuses tribus aborigènes. Le bétail et le pâturage ont exterminé la plupart des buissons de raisin du désert lors des 200 dernières années.

Demandez à n’importe quelle personne âgée d’environ 80 à 90 ans si les fruits étaient plus sucrés à son époque. 100 % sûr qu’il approuveront. Le sol d’aujourd’hui est si épuisé à cause des produits chimiques, de l’érosion de la couche arable, etc. Les fruitiers qui poussent sur un sol de QUALITÉ donnent des fruits HYPER sucrés par rapport à ceux qui poussent en culture hydroponique, etc. Tout cela au nom des volumes de production.

Davao City a des fruits très sucrés issus d’arbres qui poussent sur un sol volcanique. Les taux de fécondité sont aussi très élevés. Les fruits de Davao ont une essence RICHE. Il faut les goûter pour comprendre.

On se souvient d’un fruit de qualité, car il sera TELLEMENT bon qu’on ne l’oubliera JAMAIS. Je me souviens même de certains fruits que j’ai mangé il y a 25 ans. »

– Un grand amateur de fruit

2. Davantage d’infos dans un long article résumé ci-dessous

  • Bien que tous les fruits sauvages ne soient pas grands et sucrés comme nos cultures modernes, au moins certains le sont, et certaines variétés surpassent même en taille et en goût nos fruits reproduits intentionnellement. La nature (en particulier avec la pression de la sélection d’autres créatures mangeuses de fruits) est parfaitement capable de produire des fruits sucrés (et parfois énormes) sans intervention humaine. Il semble improbable que les premiers humains aient seulement trouvé des baies ou d’autres « petits fruits amers », et l’évitement des fruits plus sucrés sur la base de l’histoire évolutive serait erroné.
  • D’après la recherche limitée dont nous disposons, les fruits sauvages ne sont pas considérablement différents des fruits cultivés en termes de teneur en glucides, teneur en fructose ou teneur en fibres. Les fruits sauvages et cultivés semblent avoir avoisiner en moyenne 90 % de calories issus des glucides, et avoir une composition de sucre qui produit des parts égales de glucose et de fructose. Les fruits sauvages et cultivés peuvent tous les deux être relativement riches ou pauvres en fibres.
  • Bien que les baies soient souvent encensées comme étant plus pauvres en fructose par rapport aux autres fruits, c’est faux du point de vue calorie/énergie !
  • Les premiers humains auraient très bien pu avoir accès à des fruits pendant la plupart voire toute l’année. Les saisons de production des fruits que nous connaissons dans les climats plus froids (où la plupart des fruits apparaissent en été) ne s’applique pas nécessairement aux terres où nous avons évolué qui sont plus proches de l’équateur.

L’article complet est disponible en anglais ici.

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Les glucides sont essentiels pour une diète et une bonne humeur, dit Wurtman

Article écrit en anglais initialement par Elizabeth A. Thomson le 20 février 2004

fruits et pains - sucres simples et sucres complexes

Durant l’engouement actuel pour les régimes pauvres en glucides et riches en protéines, les glucides ont été diabolisés — accusés de causer une augmentation du poids et critiqués comme étant la raison pour laquelle les gens n’arrivent pas à perdre du poids. Méritent-ils cette stigmatisation ? Pas d’après la chercheuse du MIT Judith Wurtman.

Wurtman, directeur du programme de santé des femmes au centre de recherche clinique du MIT, et ses collègues ont constaté que quand on arrête de consommer des glucides, notre cerveau cesse de réguler la sérotonine, une substance chimique qui contribue à la bonne humeur et apaise la faim. Seule la consommation de glucides peut stimuler naturellement la production de sérotonine.

« Quand la sérotonine et produite et devient active dans notre cerveau, son effet sur notre appétit vous donne une sensation de satiété avant que notre estomac soit rempli et étiré », dit Wurtman. « La sérotonine est cruciale non seulement pour réguler l’appétit et éviter de surmanger, mais il est également essentiel pour garder une bonne humeur. »

Les médicaments antidépresseurs sont conçus pour rendre la sérotonine plus active dans le cerveau et étendre cette activité pendant des durées plus longues afin d’aider à réguler l’humeur. Les glucides augmentent les niveaux de sérotonine naturellement et agissent comme un calmant naturel.

Le mari de Wurtman, Richard Wurtman, le professeur émérite Cecil H. Green au MIT et le directeur du centre de recherche clinique, avec l’ancien étudiant diplômé John Fernstrom, ont découvert que le cerveau produit de la sérotonine uniquement après qu’une personne consomme des glucides simples ou complexes. Mais le hic, c’est que ces glucides doivent être mangés avec très peu ou pas de protéines, ont déterminé la recherche concertée de Wurtmans.

Donc un repas tel que des pâtes ou une collation de biscuits Graham permettront au cerveau de faire de la sérotonine, mais un repas de poulet et de pommes de terre ou une collation de bœuf séché inhiberont la production de sérotonine. cela peut expliquer pourquoi les gens ont parfois encore faim même après avoir mangé un steak de 550 grammes. Leur estomac est plein, mais leur cerveau pourrait ne pas produire assez de sérotonine pour leur couper l’appétit.

Qu’est-ce qui manque le plus aux personnes (en particulier les femmes) après la deuxième semaine d’un régime riche en protéines ? Des glucides. Comme les femmes ont bien moins de sérotonine dans leur cerveau que les hommes, un régime appauvrissant en sérotonine rend les femmes irritables.

« Certaines personnes qui ont besoin de manger une certaine quantité de glucides pour garder une humeur stable sont qualifiées de friands de glucides  », dit Wurtman, cofondatrice de la société de gestion du poids Adara dont les programmes se basent sur sa recherche. « Les personnes friandes de glucides changent d’humeur, habituellement en fin d’après-midi ou en milieu de soirée. Ce changement d’humeur s’accompagne d’une forte envie de manger quelque chose de sucré ou des féculents. »

Il ne s’agit donc pas simplement de volonté ou de l’esprit face à la matière ; le cerveau est aux commandes et envoie des signaux de manger des glucides. D’après les études cliniques de Wurtman, si une personne friande de glucides mange plutôt des protéines, elle deviendra grognon, irritable ou nerveux. En outre, se remplir d’aliments gras tels que du lard ou du fromage vous rend fatigué, léthargique et apathique. Manger beaucoup de graisses, ajoute-t-elle, fera de vous un zombie émotionnel.

« Quand vous enlevez les glucides, c’est comme si vous priviez d’eau quelqu’un qui marche dans le désert », dit Wurtman. « Si la graisse est la seule alternative pour une personne suivant un régime pauvre en glucides ou dépourvu de glucides à consommer pour calmer les fringales, c’est comme si on donnait une bière au marcheur assoiffé pour soulager sa soif — un soulagement provisoire, mais en définitive inefficace. »

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Pourquoi réfléchir à deux fois avant de recevoir un vaccin contre la grippe – Partie 2

Auteur de l’article : Pamela A. Popper, Ph.D., N.D., présidente de Wellness Forum Health
Elle parle des vaccins antigrippaux aux États-Unis. La situation est similaire en France et en Europe.
Les références sont en bas d’article.

Female doctor giving an injection to the patient during visit at the hospital’s chamber.

Remarque : Je ne reprends pas des articles habituellement, mais j’ai littéralement reçu des centaines de demandes concernant ce problème. En voici un aperçu complet ; n’hésitez pas à partager cela avec d’autres personnes.

Vaccins antigrippaux et prestataires de soins de santé

Malgré les preuves que le vaccin est inutile et nocif, les prestataires de soins de santé sont systématiquement obligés de se faire vacciner contre la grippe, et sont souvent menacés de cessation d’emploi s’ils refusent. L’une des raisons est que les taux de remboursement des programmes programmes Medicare et Medicaid sont liés aux taux de vaccination pour le personnel de l’hôpital. Les systèmes des hôpitaux doivent avoir un taux de vaccination d’au moins 90 %, sinon ils perdent 2 % de leur financement de ces programmes.[1]

Le vaccin contre la grippe ne protège pas les patients, étant donné que les patients n’attrapent pas la grippe des prestataires de soins de santé asymptomatiques, qu’ils aient été vaccinés ou non. Une méta-analyse menée par des chercheurs des CDC a confirmé cela, en montrant que les vaccins antigrippaux pour les prestataires de soins de santé donnaient peu de protection. L’analyse a examiné quatre études provenant d’établissements de soins de longue durée ou d’hôpitaux et a conclu que l’impact sur la grippe confirmée par laboratoire n’était pas statistiquement significative. Les chercheurs ont remarqué qu’il n’y avait pas d’estimations disponibles sur le nombre de décès dus à la grippe chez les personnes âgées fragiles.  De plus, les chercheurs ont noté la qualité des preuves pour la vaccination HCW sur la mortalité comme modérée et la qualité pour la grippe et l’hospitalisation comme faible.[2]

Le médecin Daniel O’Roark, un franc détracteur des vaccins obligatoires, parle de la saison de la grippe comme « l’hystérie de grippe annuelle et l’absurdité appelée vaccination obligatoire de HCW. »  O’Roark indique que jusqu’à récemment il était considéré comme absurde de rendre obligatoire des traitements médicaux de quelque type que ce soit pour des personnes qui sont mentalement compétentes ; tandis que pour des mineurs et des personnes non compétentes, le consentement serait donné par des parents ou un tuteur légal. La raison, d’après O’Roark, est que tous les traitements médicaux, y compris les vaccins, soumettent les personnes à divers degrés de risque.[3]

Néanmoins, les prestataires de soins de santé ripostent. Une cour d’appel du New Jersey aux États-Unis a tranché en faveur d’une infirmière après qu’elle a été renvoyée pour avoir refusé un vaccin antigrippal sans revendiquer une exemption religieuse ou médicale, affirmant que June Valent était « victime de discrimination inconstitutionnelle » quand l’hôpital qui l’employait lui a refusé injustement des indemnités de chômage.[4]

Aux États-Unis, 17 % des employés des hôpitaux refusent le vaccin antigrippal, et durant la saison grippale de 2014-2015, 30 % des employés des hôpitaux dans le New Jersey, en Floride et en Alaska l’ont refusé. Il existe 3662 hôpitaux aux États-Unis et 966 d’entre eux ont indiqué que 25 % de leurs employés disent « non » et 140 indiquent qu’au moins la moitié disent « non » aux vaccins antigrippaux.[5]

Vaccins antigrippaux et femmes enceintes

Les femmes enceintes sont également contraintes de recevoir des vaccins antigrippaux. D’après le site web des CDC, « si vous êtes enceinte, un vaccin antigrippal est votre meilleure protection contre des maladies graves dues à la grippe. Un vaccin antigrippal peut protéger les femmes enceintes, leurs bébés à naître, voire les nouveaux nés. »[6] Mais l’encart informatif pour le vaccin contre le H1N1 indique : « On ignore si ces vaccins peuvent peut nuire au développement du fœtus lorsqu’ils sont administrées aux femmes enceintes ou s’ils peuvent affecter la fonction reproductrice. »

Une autre étude a conclu que les vaccins antigrippaux causent une réponse inflammatoire chez les femmes enceintes et que cette inflammation augmente le risque de prééclampsie ainsi que de naissance prématurée. Les chercheurs ont ajouté que davantage de recherche était nécessaire pour déterminer que les vaccins antigrippaux sont sûrs.[7] L’encart informatif pour le FLULAVAL indique « L’innocuité et l’efficacité de FLULAVAL n’ont pas été établies chez les femmes enceintes ou allaitantes. »[8]

La FDA déclare qu’à moins que les vaccins soient spécifiquement prévus pour être utilisés chez des femmes enceintes, les femmes enceintes ne sont pas éligibles pour participer à des essais cliniques, et que si une femme tombe enceinte durant un essai clinique, elle ne devrait pas recevoir davantage de vaccins.[9] Pourtant, l’American College of Obstetrics and Gynecology dit : « Il est d’une importance capitale que tous les obstétriciens–gynécologues et tous les prestataires de soins obstétriques préconisent la vaccination contre la grippe, fournissent le vaccin antigrippal à leurs patientes enceintes et reçoivent eux-mêmes le vaccin antigrippal chaque saison. Il est impératif que les obstétriciens–gynécologues, les autres prestataires de soins de santé, les organismes de soins de santé et les autorités de la santé publique poursuivent leurs efforts pour améliorer le taux de vaccination antigrippale parmi les femmes enceintes. »[10]

Une mauvaise interprétation constante de la part des autorités sanitaires

Les organismes de santé sont tellement investis dans la vente de vaccins antigrippaux qu’il semble qu’ils feraient presque tout pour perpétuer le mythe selon lequel nous sommes tous en danger imminent et devons nous faire vacciner. Par exemple, en 2009, les CDC ont ordonné aux professionnels de la santé de cesser de dépister le H1N1 et d’assumer que tout ceux qui présentaient des symptômes analogues à la grippe avaient la grippe H1N1. Les CDC ont déclaré au public qu’ils ne voulaient pas gaspiller des ressources en essais quand le gouvernement avait déjà déterminé qu’il y avait une épidémie. D’ailleurs, à l’époque, j’ai signalé que le nombre de cas n’indiquait pas qu’il y avait pas d’épidémie ; que les fédéraux avaient commandé 193 millions de doses du vaccin, et devaient « vendre » ces doses au public ; et que la directive des CDC de cesser les essais était une tentative d’empêcher le public de découvrir la vérité.

Il s’est avéré que j’avais raison, et une enquête de la chaîne CBS l’a confirmé. Dans le cadre de cette enquête, CBS News a demandé les résultats d’essai État par État avant l’arrêt des essais de laboratoire par les CDC. Étant donné que les CDC ont refusé de fournir les données, CBS a présenté une demande en vertu de la loi sur la liberté d’accès à l’information auprès du Département américain de la santé et des services aux personnes (HHS).  Le HHS a mis très longtemps à répondre.
Entre temps, CBS a demandé à tous les 50 États de fournir leurs données sur le H1N1 confirmé par laboratoire avant l’ordre de cesser les essais. La majorité des résultats était négatifs pour le H1N1 ainsi que la grippe saisonnière. C’était le cas, bien que les États testaient les personnes considérées comme ayant le risque le plus élevé d’avoir le H1N1, telles que les personnes qui ont visité le Mexique. Les autorités sanitaires ont indiqué que ces personnes avaient des rhumes ou des infections des voies respiratoires supérieures, mais pas la grippe.[11]

Conclusion : l’épidémie de grippe prévue, avec des décès et une comorbidité, ne s’est pas produite, et au lieu de dire la vérité au public, les CDC ont menti afin que leur prédiction semble vraie. L’Organisation mondiale de la santé s’est engagée dans une méconduite semblable.[12]  

D’après la commission des affaires sociales, de la santé et de la famille de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe (APCE), l’OMS a mené une campagne alarmiste concernant la grippe H1N1, sans aucune preuve justifiant ses actions. Par conséquent, environ 18 milliards de dollars ont été dilapidés dans le monde.

Pour l’essentiel, l’APCE a déterminé que l’OMS était de connivence avec les sociétés pharmaceutiques, transformant une grippe « banale » en une pandémie. Alors que les sociétés pharmaceutiques en ont financièrement profité, des millions de personnes ont été vaccinées sans motif valable et sans preuve que le vaccin était efficace étant donné qu’il n’était pas testé cliniquement. Un témoignage lors d’une audience publique incluait cette déclaration : « Nous assistons à une gigantesque mauvaise répartition des ressources en termes de santé publique. Les gouvernements et les services de santé publique sont en train de gaspiller d’énormes quantités d’argent en investissant dans des maladies pandémiques en se basant sur des preuves ténues. »[13] 
Je répéterai mon conseil sur les vaccins antigrippaux – dites simplement « non ».

– Dr Pamela Popper

Cliquez ici pour aller à la partie 1.

Références :

[1] http://www.hhs.gov/ash/initiatives/hai/hcpflu.html
[2] Ahmed F, Lindley M, Allred N, Weinbaum C, Grohskopf L. “Effect of Influenza Vaccination of Health Care Personnel on Morbidity and Mortality among Patients: Systematic Review and Grading of Evidence.” Clin Infect Dis. (2013)  First published online: September 17, 2013  doi: 10.1093/cid/ cit580
[3] Daniel O’Roark “Guest column: Influenza vaccination should never be made compulsory.”  March 23rd, 2013 http://www.timesnews.net/article/9059065/guest-column-influenza-vaccination-should-never-be-made-compulsory#.UWg4STWozHs.email
[4] http://healthimpactnews.com/2014/nj-appeals-court-rules-in-favor-of-nurse-who-refused-flu-vaccine/
[5] http://www.medpagetoday.com/hospitalbasedmedicine/infectioncontrol/54905
[6] http://www.cdc.gov/features/pregnancyandflu/
[7] Christian L, Iams J, Porter K, Glaser R. “Inflammatory responses to trivalent influenza virus vaccine among pregnant women.” Vaccine. 2011 Nov 8;29(48):8982-7.
[8] Safety and effectiveness of FLULAVAL have not been established in pregnant women or nursing mothers.
[9] http://www.fda.gov/downloads/BiologicsBloodVaccines/GuidanceComplianceRegulatoryInformation/Guidances/Vaccines/ucm092170.pdf
[10] http://www.acog.org/Resources-And-Publications/Committee-Opinions/Committee-on-Obstetric-Practice/Influenza-Vaccination-During-Pregnancy
[11]  Sharyl Attkisson “Swine Flu Cases Overestimated?” October 21, 2009 http://www.cbsnews.com/news/swine-flu-cases-overestimated/
[12] http://www.who.int/csr/disease/swineflu/notes/h1n1_surveillance_20090710/en/
[13] Extracts of statements made by the leading participants at the public hearing on « The handling of the H1N1 pandemic: more transparency needed? », organised by the Committee on Social, Health and Family Affairs of the Parliamentary Assembly of the Council of Europe (PACE) in Strasbourg on Tuesday 26 January 2010 http://assembly.coe.int/nw/xml/News/FeaturesManager-View-EN.asp?ID=900

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Pourquoi réfléchir à deux fois avant de recevoir un vaccin contre la grippe – Partie 1

Auteur de l’article : Pamela A. Popper, Ph.D., N.D., présidente de Wellness Forum Health
Elle parle des vaccins antigrippaux aux États-Unis. La situation est similaire en France et en Europe. Les références sont en bas d’article.

En automne, les autorités médicales, les médecins et les représentants du gouvernement commencent à promouvoir agressivement les vaccins antigrippaux pour tous. Mon conseil : dites simplement « non ».

Un bref historique des vaccins contre le grippe

Aujourd’hui, l’Académie américaine de pédiatrie (AAP), le Comité consultatif américain pour les vaccinations, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé promeuvent tous agressivement les vaccins contre la grippe. L’origine de cette recommandation date de la grippe pandémique de 1918-1919, qui a tué environ 50 millions de personnes dans le monde. À cette époque-là, le fonctionnement de l’épidémie était mal connue, mais les médecins ont commencé à promouvoir les vaccins afin de prévenir la grippe. Les premiers vaccins antigrippaux ont été testés dans l’armée, mais avant 1947, il était déterminé que « l’incidence de maladie ne différait pas entre les individus vaccinés et non vaccinés. »[1] Malgré cela, l’utilisation du vaccin a été encouragée dans la population générale.

Au début des années 1957, un foyer de grippe asiatique est apparu en Chine. Préoccupé par un autre épidémie, Maurice Hillman de l’hôpital militaire Walter Reed a envoyé des échantillons de virus à des fabricants de médicaments et les a encouragés à faire un vaccin. L’épidémie a causé presque deux millions de morts dans le monde, dont 70 000 aux États-Unis.[2] Des millions de doses de vaccin ont été données aux Américains, mais le vaccin s’est encore avéré vain.[3]

Les partisans de la vaccination prétendent que l’échec historique des vaccins était dû au fait qu’ils ont été donnés trop tard, et ont avancé la théorie que commencer avant une épidémie de grippe permettrait d’obtenir un meilleur taux d’efficacité. En réponse à cela, en 1960 les autorités de santé publique ont commencé à recommander une vaccination de routine, qui est devenue une politique publique en quelques années avec presque aucune donnée supplémentaire pour justifier une telle politique. En fait, les preuves indiquaient que les vaccins antigrippaux routiniers étaient un cuisant échec de politique publique. L’épidémiologiste en chef des CDC Alexander Langmuir et ses collègues ont écrit dans un papier en 1964 qu’ils « …ont conclu à contre-cœur qu’il y a peu de progrès à constater. La gravité de l’épidémie de 1962-63 …démontre notre incapacité à accomplir un contrôle efficace de la mortalité excessive. »[4] Ils ajouté que la vaccination routinière devrait être continuée uniquement si l’on pouvait trouver de meilleures preuves pour justifier le coût important de la campagne de vaccination.

Les CDC ont mené une une étude aléatoire à double insu conçue pour déterminer si le vaccin contre la grippe prévenait la morbidité et la mortalité, et ils ont conclu que « Malgré un large recours aux vaccins antigrippaux… la réalisation (d’une amélioration de la morbidité et de la mortalité) n’a jamais été démontrée. »[5] Un examen par la FDA des États-Unis est arrivé à la même conclusion, et a averti qu’il existait des failles méthodologiques dans de nombreuses études examinées.[6]

Recommandations actuelles

Au vu de l’histoire du vaccin, il n’est pas surprenant que continuer à commercialiser le vaccin antigrippal auprès du public implique de grandes erreurs d’interprétation. Cela commence par l’exagération de l’incidence et des risques associés à la contraction de la grippe. D’abord, nous sommes tous exposés aux virus de la grippe tout le temps ; le virus de la grippe est constamment présent et ne fait pas de brève apparition durant la « saison de la grippe ». Un autre problème est que la grippe est souvent confondue avec le syndrome grippal (ILI) qui peut résulter de 200 virus en plus de la grippe A et B. Ces virus produisent les mêmes symptômes que la grippe, qui incluent fièvre, maux de tête, douleurs, maux, toux et écoulement nasal, ce qui rend impossible la distinction entre les deux sans tests diagnostiques. Un individu est sept fois plus susceptible d’avoir le syndrome grippal plutôt que la grippe, mais le syndrome grippal est rarement grave.

Néanmoins, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies promeuvent les vaccins antigrippaux, en affirmant « La grippe est une maladie grave qui peut mener à une hospitalisation, voire la mort. Chaque saison de grippe est différente, et l’infection grippale peut affecter les personnes différemment. Même les personnes en bonne santé peuvent tomber très malades de la grippe et la transmettre aux autres. Sur une période de 31 saisons entre 1976 et 2007, les estimations de morts liées à la grippe aux États-Unis varient entre un minimum d’environ 3 000 et un maximum d’environ 49 000 personnes. »[7]

Mais les CDC présentent des récits contradictoires concernant la grippe ; sur une autre page de leur site web, l’organisme déclare « Les CDC ne savent pas exactement combien de personnes meurent de la grippe saisonnière chaque année.[8] Autrement dit, les CDC promeuvent agressivement une solution pour un problème qu’ils ne peuvent pas quantifier.

Innocuité des vaccins antigrippaux

Ce qui peut être quantifié plus facilement, ce sont les risques associés au vaccin. À plusieurs occasions, des campagnes de vaccination contre la grippe ont pris fin en raison des effets secondaires. En octobre 1976, la campagne d’immunisation contre la grippe aux États-Unis (NIIP) a commencé par environ un million de vaccinations par semaine, et a augmenté rapidement jusqu’à quatre millions par semaine. Mais en seulement deux mois, dix États des États-Unis ont signalé des cas de syndrome de Guillain-Barré (polyradiculonévrite aiguë inflammatoire) liés au vaccin. En décembre 1976, la campagne a été abandonnée.

En janvier 1977, plus de 500 cas de syndrome de Guillain-Barré ont été signalés. Certains patients se sont complètement rétablis, certains partiellement, et 25 personnes sont mortes. La NIIP a déterminé que le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré dans les 6 semaines était 10 fois plus élevé pour ceux qui reçoivent un vaccin antigrippal que pour les personnes non vaccinées. Bien que cela aurait pu être la fin de la promotion auprès de la population générale de la vaccination pour la grippe jusqu’à ce qu’une innocuité puisse être établie, les campagnes de promotion des vaccins antigrippaux ont continué. En 1992, 1993, et 1994, les vaccins antigrippaux se sont révélés augmenter le risque de syndrome de Guillain-Barré.[9] [10] [11]

En novembre 2013, il y a eu 93 000 réactions attribuées aux vaccins antigrippaux signalées au système de recueil d’événement indésirable (VAERS) dont 1 080 décès, 8 888 hospitalisations, 1 801 invalidités, et 1 700 cas de syndrome de Guillain-Barré.[12]

D’après les chiffres du programme américain d’indemnisation pour préjudice causé par la vaccination, le vaccin antigrippal est le vaccin le plus dangereux en Amérique. Pendant la période analysée, il y avait 134 cas réglés par les tribunaux, dont 79 étaient dus au vaccin antigrippal, parmi lesquels trois décès. Alors que le préjudice le plus courant résultant des vaccins antigrippaux était le syndrome de Guillain-Barré, d’autres problèmes de santé causés par les vaccins antigrippaux incluent encéphalomyélite aiguë disséminée, myélite transverse, zona (herpès zoster), neuropathie démyélinisante, crises d’épilepsie, neuropathie, plexopathie brachiale, polyarthrite rhumatoïde, névrite optique et paralysie de Bell.[13]

Les adjuvants dans les vaccins antigrippaux, qui incluent du mercure (25 mcg), du formaldéhyde, du glycol de polypropylène, des protéines d’œuf, du polysorbate 80, MSG, de la gélatine de porc et des antibiotiques, sont tout aussi préoccupants. Entre 2009 et 2010, des morts fœtales signalées au VAERS ont augmenté de 4250 % rien qu’avec l’ajout de thimérosal aux vaccins antigrippaux.[14]

Des problèmes d’efficacité qui persistent

Les effets secondaires sont préoccupants, mais s’avèrent encore pires au vu de la piètre performance persistante du vaccin. Une étude de 2005 a conclu que les avantages du vaccin antigrippal étaient surévalués, et « …[même pendant les deux saisons de l’épidémie] la mortalité liée à la grippe estimée était probablement très proche de ce qui ce se serait produit si aucun vaccin n’était disponible. »[15]

La collaboration de Cochrane est l’organisme de recherche médicale la plus indépendante du monde. Un examen de Cochrane a analysé l’impact des vaccins antigrippaux sur des adultes en bonne santé, dont des femmes enceintes et des bébés, en passant en revue 90 rapports de 116 études qui ont comparé les vaccins antigrippaux à un placebo ou à aucune intervention. Ensemble, les études portent sur près de dix millions de personnes. Cochrane a conclu que 40 personnes devraient être vaccinées pour prévenir seulement un cas de syndrome grippal (ILI), et que 71 personnes devraient être vaccinées pour prévenir un cas de grippe. Le vaccin n’avait aucun effet sur le nombre de jours ouvrés perdus ou les taux d’hospitalisation. Le vaccin n’avait presque aucun effet non plus sur les femmes enceintes ou leurs bébés. De même, le vaccin vivant aérosol était semblablement sans utilité.[16] Dans un autre examen, Cochrane a constaté que les vaccins antigrippaux n’étaient pas efficaces pour les personnes âgées non plus.[17]

Cochrane a mené un examen similaire afin d’évaluer les taux d’efficacité (définis comme la prévention de la grippe confirmée et du syndrome grippal), ainsi que les événements indésirables des vaccins contre la grippe chez les enfants en bonne santé. L’examen portait sur 75 études et a montré que :

  • Six enfants âgés de moins de 6 ans doivent être vaccinés avec un vaccin vivant atténué afin de prévenir un cas de grippe.
  • Dans toutes les études, il n’y a pas de données utilisables pour les enfants de moins de 2 ans.
  • Pour les enfants de 2 ans ou moins, les vaccins antigrippaux inactivés n’étaient pas plus efficaces que le placebo.
  • Pour prévenir un cas de grippe chez les enfants âgés de plus de six ans, 28 enfants doivent être vaccinés, et huit enfants doivent être vaccinés pour prévenir seulement un cas de syndrome grippal.

Les chercheurs n’ont trouvé « aucune preuve de l’effet sur les cas secondaires, l’atteinte récurrente des voies respiratoires, la prescription de médicaments, l’otite moyenne… (seulement) une mince preuve d’étude de l’effet sur l’absentéisme à l’école et l’empêchement de parents de travailler. »  Autrement dit, les enfants n’avaient presque aucune réduction du risque de développer la grippe, le syndrome grippal ou des complications de la grippe. Le vaccin s’est avéré presque inutile.  

Cependant, des effets secondaires ont été constatés, et certains étaient graves, tels que la narcolepsie et les convulsions fébriles.

Les chercheurs ont exprimé être surpris que la recommandation actuelle est de vacciner des enfants en bonne santé dès l’âge de 6 mois aux États-Unis et dans plusieurs autres pays sur la base de preuves aussi limitées, et ont déclaré que des recherches étaient nécessaires pour identifier tout préjudice potentiel résultant des vaccins antigrippaux.

De façon tout aussi importante, les chercheurs ont identifié des problèmes concernant la conception des études, le financement et la méconduite scientifique. Le groupe Cochrane a indiqué que les études financées par l’industrie donnaient des résultats plus positifs que celles qui étaient financées par des fonds publics. Ils ont signalé qu’ « un examen systématique précédent de 274 études sur les vaccins antigrippaux publié jusqu’en 2007 avait constaté que les études financées par l’industrie étaient publiées dans des journaux des plus prestigieux et citées davantage que d’autres études indépendamment de la qualité méthodologique et de la taille… l’examen a montré que les preuves fiables sur les vaccins antigrippaux sont minces, mais qu’il existe des preuves de manipulation largement répandue des conclusions et d’une réputation infondée des études. Le contenu et les conclusions de cet examen doivent être interprétés à la lumière de cette constatation. »[18] D’après Tom Jefferson, responsable du groupe du domaine des vaccins Vaccine Field Group chez la collaboration de base de données de Cochrane, « la vaste majorité des études (sont) profondément imparfaites. Inepties n’est pas un terme scientifique, mais je crois que c’est le terme approprié. »[19]

Traduction : Il faut beaucoup de fraude scientifique pour tirer des conclusions qui soutiennent les vaccins antigrippaux.

Même les encarts informatifs sur les vaccins indiquent qu’ils ne sont pas efficaces. Par exemple, l’encart informatif pour la formule FLULAVAL 2013-2014 pour les virus de type Q et le virus de type B de la grippe indique « …aucun essai contrôlé n’a été mené pour démontrer de façon adéquate une diminution de la maladie grippale après des vaccinations avec FLULAVAL. »[20]

– Dr Pamela Popper

Cliquez ici pour aller à la partie 2.

Références :

[1] Francis T, Salk J, Quilligan J. “Experience with vaccination against influenza in the spring of 1947: A Preliminary Report.” Am J Public Health Nations Health 1947 Aug;37(8):1017-1022
[2] Influenza Pandemics https://www.historyofvaccines.org/content/articles/influenza-pandemics
[3] Jensen K, Dunn F, Robinson R. “Influenza, 1957: a variant and the pandemic.” Prog Med Virol 1958;1:165-209
[4] Langmuir A, Henderson D, Serfling R. “The epidemiologic basis for the control of influenza.” Am J Public Health Nations Health 1964 Apr;54(4):563-571
[5] Schoenbaun S, Mostow S, Dowdle W, Coleman M, Kaye H. “Studies with inactivated influenza vaccines purified by zonal centrifugation. 2. Efficacy Bull Org mond Sante Bull Wld Hlth Org 1969;41:531-535
[6] Gross P, Hermogenes A, Sacks H, Lau J, Levandowski R. “The efficacy of influenza vaccine in elderly persons: a meta-analysis and review of the literature. Ann Intern Med 1995 Oct;123(7):518-527
[7] http://www.cdc.gov/flu/protect/keyfacts.htm
[8] http://www.cdc.gov/flu/about/disease/us_flu-related_deaths.htm
[9] Lasky T, Terracciano G, Magder L, et al. “The Guillain-Barré syndrome and the 1992-1993 and 1993-1994 influenza vaccines.” NEJM 1998;339(25):1797-802.
[10] Schonberger L, Bregman D, Sullivan-Bolyai J, et al. “Guillain-Barre syndrome following vaccination in the National Influenza Immunization Program, United States, 1976–1977.” Am J Epidemiol  1979; 110(5):105–23.
[11] Geier M, Geier D, Zahalsky A. “Influenza vaccination and Guillain Barre syndrome small star, filled.” Clin Immunol 2003;107(2):116-21.
[12]  https://vaers.hhs.gov
[13] http://www.hrsa.gov/vaccinecompensation/data/index.html
[14] https://vaers.hhs.gov
[15] Simonsen L, Reichert T, Viboud C, Blackwelder W, Taylor R, Miller M. “Impact of influenza vaccination of seasonal mortality in the U.S. population.” Arch Intern Med 2005 Feb;165(3):265-272
[16] Demicheli V, Jefferson T, Al-Ansary LA, Ferroni E, Rivetti A, Di Pietrantonj C. “Vaccines for preventing influenza in healthy adults.” Cochrane Database of Systematic Reviews 2014, Issue 3. Art. No.: CD001269. DOI: 10.1002/14651858.CD001269.pub5
[17] Rivetti D, Jefferson T, Thomas R, Rudin M, Rivetti A, Di Pietrantonj C, Demicheli V. “Vaccines for preventing influenza in the elderly.” Cochrane Database Syst Rev. 2006 Jul 19;(3):CD004876.
[18] Jefferson T, Rivetti A, Di Piettrantonj C, Demicheli V, FerroniE. “Vaccines for preventing influenza in healthy children.” Cochrane Database Syst Rev August 15 2012 www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2289594
[19] Brownlee S, Lenzer J. “Does the vaccine matter?” The Atlantic November 2009 [20] http://www.fda.gov/downloads/BiologicsBloodVaccines/Vaccines/ApprovedProducts/UCM112904.pdf

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Grâce à un médecin slovaque, 49 diabétiques n’ont plus besoin de médicaments – avec le protocole NFI

Le Dr Lejavova décrit comment aider ses patients grâce une alimentation fut une expérience particulière et émouvante.

Auteur de l’article : Klaus Mitchell
Article publié initialement en anglais le 20 août 2019

Janka Lejavova, docteur en médecine

Un médecin slovaque a permis à 49 patients souffrant de diabète de type 2 de se passer de médicaments – avec un protocole végétalien moderne.

Sous la supervision du Dr Janka Lejavova, ces patients ont suivi le protocole Natural Food Interaction (NFI), une approche à base de plantes entières qui mélange et apparie différents aliments végétaux dans des combinaisons qui sont adaptées au cas de chaque individu.

Le protocole, qui a été créé par David Hickman et Zuzana Plevova, a obtenu des résultats impressionnants dans des essais jusqu’à présent, avec un taux de rémission du diabète de type 2 de 96,5 % chez les patients qui ont achevé le protocole.

Des réussites pour les patients

Parmi les réussites du Dr Lejavova, il y a l’histoire de Tereza G., une femme de 33 ans qui était diabétique pendant 3 ans. Au bout de 13 semaines de ce protocole, elle a perdu 15 kg et sa glycémie est revenue dans la plage normale.

Comme Tereza craignait d’avoir un enfant avec le diabète de type 2, le Dr Lejavova l’a guidée dans ce traitement, pour qu’elle se sente dans une meilleure situation pour potentiellement avoir un enfant.

Un autre patient, Edward T., a lutté pendant des années, essayant divers régimes, et il s’est avéré que rien n’a aidé. Au bout de 17 semaines de ce protocole, il a perdu 21 kg et il n’a plus besoin de ses médicaments.

De plus, 52 autres patients vont bientôt pouvoir arrêter leurs médicaments le mois prochain, d’après le nombre de patients suivant cette alimentation. Au total, 600 patients suivent actuellement le protocole NFI dans le monde entier.

Le patient Alex (avant de débuter le protocole) avec le fondateur du NFI David.
Alex a perdu 19 kg et a arrêté tous ses médicaments au bout de 90 jours du protocole.

Une qualité de vie améliorée

« Je suis vraiment ravi que ces patients puissent améliorer leur qualité de vie, le protocole NFI est une méthode pour enrayer le diabète de type 2, mais au final le choix appartient toujours au patient », déclare David Hickman à Plant Based News

« Tout le monde chez NFI se réjouit toujours pour ceux qui souhaitent faire un véritable changement pour leur santé. Nous sommes simplement heureux de faire partie de leur parcours. Le protocole NFI fonctionne pour tous, mais c’est toujours au patient qu’il incombe de suivre leur protocole personnel aussi strictement que possible. »

Des succès émouvants

« C’est particulièrement émouvant de pouvoir partager la réussite de ce protocole », ajoute le Dr Janka Lejavova.

« Après des désillusions lors des 12 dernières années à travailler dans le domaine médical, l’espoir renaît. L’alimentation NFI ne m’a pas seulement rappelé pourquoi j’ai choisi la médecine, elle m’a permis d’agir. Je suis tellement heureuse de pouvoir maintenant aider des patients à obtenir une véritable santé. »

Les plans de repas NFI sont disponibles pour le public

Vous pouvez vous renseigner sur l’alimentation NFI ici et lire des témoignages. Le public peut acheter des plans de repas NFI ici.

*Cet article a été mis à jour le 4 septembre pour refléter une hausse du nombre de patients traités avec succès par le Dr Lejavova.

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12 études de 2019 qui démontrent qu’il vaut mieux éviter la viande

Article écrit par Joel Kahn, docteur en médecine, du 2 septembre 2019

Pendant mes 42 ans d’alimentation végétalienne et mes 30 années d’exercice en tant que cardiologue, j’ai étudié la littérature médicale, selon laquelle une alimentation de fruits, légumes, légumineuses et céréales entières est bénéfique pour la santé du cœur et le bien-être global. Mais d’après mon expérience, jamais je n’ai jamais vu une telle rafale de littérature scientifique qui soit en faveur d’une alimentation à base de plantes entières comme ce que j’ai vu en 2019, et l’année n’est même pas encore finie. Bien que je respecte les gens honnêtes et travailleurs, les études mentionnées ici indiquent que c’est une très mauvaise année pour être boucher et une très bonne année pour végétaliser son alimentation le plus possible.

1. Étude sur la santé des Adventistes n° 2 : viande rouge non transformée et maladie du cœur

L’étude sur la santé des Adventistes numéro 2 a été établie en 1958 après que des données indiquaient que les résidents de Loma Linda en Californie vivaient au moins dix ans de plus que le Californien moyen. Loma Linda est désormais connue comme l’une des cinq zones bleues, ou îlots de longévité de centenaires dans le monde. Étant donné que la consommation de viande rouge est inférieure dans la communauté adventiste par rapport au reste des États-Unis, des chercheurs ont analysé des données pour déterminer s’il existait des tendances en consommation de viande et en mortalité dans une population consommant peu de viande. Les constats : Parmi les 72 149 participants de l’étude durant une période de suivi moyenne de 12 ans, il y avait 7 961 décès au total, dont 2 598 dus à une maladie cardiaque et 1 873 dus au cancer. La viande rouge non transformée était associée à un risque accru de mortalité, toutes causes confondues, et de mortalité suite à des affections cardiaques. La viande transformée seule n’était pas significativement associée au risque de mortalité. L’apport combiné de viande rouge et transformée était associée à un risque accru de mortalité, toutes causes confondues, et de mortalité suite à des affections cardiaques. Ces conclusions suggèrent des risques modérément plus élevés de mortalité, toutes causes confondues, et de mortalité suite à des affections cardiaques associés à la viande rouge et transformée, même dans une population consommant peu de viande.

2. Méta-analyse de Harvard : protéines végétales et cholestérol

Des chercheurs à Harvard ont publié une analyse de 36 essais cliniques aléatoires étudiant les effets du remplacement de la viande rouge par toute une variété d’autres aliments. Parmi les 1 803 participants, les chercheurs ont constaté que les alimentations plus riches en sources de protéines végétales de qualité, telles que les légumineuses, le soja et des noix, résultaient en des niveaux inférieurs de cholestérol total et de (« mauvais ») cholestérol LDL par rapport à des alimentations plus riches en viande rouge.

3. Étude sur la la charge mondiale de morbidité : davantage de plantes et moins viande

En avril, j’ai écrit un article sur la dernière étude sur la la charge mondiale de morbidité, qui a constaté que 22 % des décès dans le monde (11 millions par an) sont dus à des choix alimentaires. Les alimentations riches en viande rouge et en viandes transformées se sont retrouvées dans la liste des 15 plus grands facteurs alimentaires de décès. Notamment, la consommation de viande était un indicateur moins puissant de décès en comparaison avec un apport inadéquat de céréales complètes, fruits, noix, graines et légumes. Globalement, remplir son assiette avec des plantes entières abaisse votre risque de maladie.

4. Étude sur le cœur finlandaise de Kuopio : protéines et maladie cardiaque

Depuis 1984, le développement de la maladie cardiaque a été étudié sur un groupe d’hommes en Finlande. Une analyse portant sur 2 641 hommes a étudié le lien entre alimentation et risque de mort prématurée. Durant un suivi moyen de 22 ans, 1 225 participants sont morts en raison d’une maladie. Des proportions plus élevées de protéines animales par rapport aux protéines végétales et un apport en viande plus élevé étaient associés à une mortalité plus élevée. Un apport plus élevé de protéines totales et de protéines animales avait des associations à la limite du seuil de signification statistique avec un risque de mortalité accru. Quand elle était évaluée sur la base du dossier médical comme référence, l’association de protéines totales avec mortalité était plus forte parmi les personnes ayant des antécédents de diabète de type 2, de maladie cardiovasculaire ou de cancer.

5. U.K. BioBank : viande rouge, viande transformée et cancer colorectal

La plupart des études précédentes sur l’alimentation et le cancer colorectal se basaient sur des alimentations consommées lors des années 1990. Cette nouvelle étude a examiné des données provenant de 475 581 sujets qui ont rempli de courts questionnaires sur la fréquence de consommation d’aliments entre 2006 et 2010. Durant un suivi moyen de six ans, 2 609 cas de cancer colorectal se sont produits. Les participants qui ont indiqué consommer en moyenne 76 grammes de viande rouge et de viande transformée par jour avaient un risque 20 % supérieur de développer un cancer colorectal par rapport à ceux qui en mangeaient 21 grammes par jour. Les participants indiquant l’apport le plus élevé en fibres provenant du pain et de céréales de petit déjeuner avaient un risque 14 % inférieur de cancer colorectal.

6. Cohorte EPIC paneuropéenne et maladie du cœur

Il existe une incertitude concernant la pertinence des produits d’origine animale pour l’étiologie des maladies cardiaques. Une étude prospective a évalué les alimentations de 409 885 hommes et femmes dans neuf pays européens en utilisant des questionnaires validés et étalonnés en utilisant des rappels de 24 heures. Sur 13 ans, le risque de maladie cardiaque a augmenté avec chaque hausse de 100 grammes d’apport en viande rouge et viande transformée. La consommation de viande rouge et de viande transformée était associée positivement avec la concentration sérique de cholestérol non-HDL et la tension artérielle systolique. La conclusion était que le risque de maladie du cœur était associée positivement avec la consommation de viande rouge et de viande transformée.

7. Comité consultatif scientifique de nutrition au Royaume-Uni

Des conseillers du gouvernement du Royaume-Uni ont dernièrement examiné les recommandations sur les graisses saturées pour le public anglais en 1994. Cette année, ils ont mis à jour cette évaluation dans un rapport de 443 pages concernant les nouvelles études de recherche depuis cette date. La commission de 2019 n’a pas approuvé le retour du beurre ou de la viande. Ils ont décidé de garder les recommandations de 1994 indiquant aux britanniques de ne pas dépasser un apport en graisses saturées de 10 % de leurs calories totales. Ils ont spécifiquement fait remarquer que la viande, la pizza standard, le beurre, les produits laitiers entiers et les pâtisseries sont faits avec du beurre, du lard, du des laitages et des huiles et sont donc des sources majeures d’apport en graisses saturées au Royaume-Uni.

8. TMAO et régime paléo

L’une des plus grandes tendances alimentaires lors de la dernière décennie a été l’éviction des céréales, des légumineuses et des produits laitiers dans l’idée d’imiter une alimentation paléolithique riche en viande. Dans une étude aléatoire faite en Australie auprès de sujets ayant une alimentation locale typique comparée à un régime paléo, des chercheurs ont mesuré le niveau de TMAO, qui est un métabolite créé par l’ingestion de viande rouge. Il s’est avéré que le niveau de TMAO augmente l’athérosclérose des vaisseaux sanguins, l’agrégation de plaquettes et la coagulation, ainsi que les cicatrices aux tissus des reins et du cœur — qui sont toutes des évolutions défavorables. Les mesures des niveaux sanguins de TMAO étaient plus élevées chez les personnes ayant un régime paléo, tandis que l’apport en fibres était bien plus bas — qui sont toutes deux des évolutions inquiétantes.

9. Neu5Gc et durcissement des artères

Bien que des études aient lié la maladie cardiaque à la consommation de produits d’origine animale en général et la viande rouge en particulier, nous apprenons encore de nouvelles voies. Une étude de rechercherécente sur les animaux décrit en détail une telle voie du développement d’artères du cœur endommagés. Chez la plupart des espèces, un composé appelé Neu5Ac est produit et converti par une enzyme en Neu5Gc, qui peut être trouvé sur les vaisseaux sanguins et d’autres tissus. Il s’avère que les humains ont perdu l’enzyme et donc ne peuvent pas produire Neu5Gc. La viande rouge est riche en Neu5Gc. Dans cette nouvelle étude, un modèle animal a été créé, imitant l’incapacité des humains à convertir la version A en G du composé. Quand les animaux de laboratoire étaient nourris avec une alimentation riche en Neu5Gc et en graisses (telle que la viande), ils ont développé 2,4 fois l’athérosclérose artérielle des animaux témoins. Cette étude identifie une autre voie biologique qui rend les humains mal adaptés pour dépendre de la viande rouge pour se nourrir.

10. Méthionine et traitement du cancer

La méthionine est un acide aminé essentiel présent dans les aliments d’origine animale et végétale, mais en bien plus grandes concentrations dans la viande rouge, le porc, la volaille, le poisson et les œufs que dans les plantes. Pour tester la théorie selon laquelle une alimentation pauvre en méthionine (riche en plantes) ralentirait le vieillissement et améliorerait la sensibilité à l’insuline, des chercheurs à l’université Duke ont étudié deux modèles de cancer chez des souris nourries avec une alimentation à teneur moyenne et pauvre en méthionine. Ils ont constaté qu’il y avait des différences dans « un métabolisme du carbone » et la progression du cancer et que l’alimentation pauvre en méthionine améliorait la réactivité au traitement du cancer. Ils ont ensuite montré chez des volontaires humains en bonne santé qu’avoir une alimentation pauvre en méthionine pendant trois semaines produisait les mêmes changements dans « un métabolisme du carbone » que chez les souris. La façon la plus facile pour réduire l’apport en méthionine est de limiter ou supprimer les produits d’origine animale dans l’assiette.

11. Allergies à la viande rouge déclenchée par des morsures de tique

Qui aurait pu prévoir l’allergie grave à la viande rouge qui se propage actuellement aux États-Unis ? En effet, la tique Lone Star se répand depuis la côte est des États-Unis jusque en Amérique centrale, jusqu’au Maine et au Minnesota au nord, et jusqu’au Texas au sud. Ceux qui sont mordus par cette tique peuvent développer un anticorps au alpha-gal, qui est une molécule de glucide présente dans la viande rouge. Après la morsure de tique, le prochain repas de viande peut résulter en de l’urticaire, une respiration sifflante, une rhinorrée, voire une anaphylaxie nécessitant des soins médicaux et l’utilisation d’un EpiPen. Il n’existe pas de remède, à part éviter la viande, tout comme certains évitent les noix. Dans une étude en Virginie, des patients cardiaques avec des anticorps contre l’alpha-gal venant de la morsure de tique avaient davantage de maladie du cœur que ceux qui n’avaient pas réagi. Une étude de 2019 a révélé que le risque de développer l’allergie suite à une morsure de tique pouvait être supérieur à ce qui avait été précédemment indiqué.

 12. Étude prospective de 25 ans ARIC : des plantes entières pour gagner

On a récemment rapporté une analyse portant sur plus de 12 000 résidents des États-Unis qui ont rempli des questionnaires alimentaires à plusieurs occasions et qui ont été suivis pendant 25 ans. Aucun d’eux n’avait de maladie cardiaque en entrant dans l’étude et les chercheurs n’ont pas sélectionné une population (comme les Adventistes), mais les sujets formaient un échantillon représentatif des États-Unis. Lors du suivi, les sujets qui avaient une alimentation saine à base de plantes — riche en fruits, légumes, céréales et légumineuses — avaient moins de maladie cardiaque, moins de décès causés par des maladies du cœur et moins de décès globalement. Les auteurs de l’université Johns Hopkins ont recommandé de réduire la consommation de produits d’origine animale et d’augmenter la consommation de plantes entières afin de réduire le risque de maladie.

Globalement, ces études, utilisant les données de près de 200 pays et de nombreuses universités prestigieuses, corroborent une alimentation exclusivement ou majoritairement constituée de plantes entières telles que des fruits, des légumes, des céréales entières et des légumineuses, et la réduction ou la suppression de la viande. Si par hasard vous connaissez un boucher, serrez-le dans vos bras, mais ne dépensez pas votre argent dans sa boucherie. Il est clair que 2019 est une rude année pour être boucher.

 

À PROPOS DE L’AUTEUR

Joel Kahn, docteur en médecine

Le Dr Joel Kahn est diplômé avec mention honorable de l’école de médecine de l’Université du Michigan et il pratique la cardiologie à Détroit aux États-Unis. Il est professeur clinique de médecine l’école de médecine de l’Université de l’État du Wayne. Il donne fréquemment des conférences et il est auteur de sujets sur la nutrition végétalienne et la régression de la cardiopathie. Son livre, The Whole Heart Solution, est disponible et associe des approches nutritionnelles occidentales et orientales pour la prévention du tueur numéro un aux États-Unis.  Son dernier livre, Dead Execs Don’t Get Bonuses: The Ultimate Guide To Survive Your Career With a Healthy Heart, expose le lien entre votre santé et votre mode de vie.

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Hypothyroïdie – Ce qu’il faut savoir avant qu’il soit trop tard

5 à 15 de la population générale, et 20 % des femmes d’âge moyen ou avancé, ont une perte notable de la fonction thyroïdienne. La cause est considérée comme inconnue, mais comme pour d’autres maladies auto-immunes (diabète de type 1, polyarthrite rhumatoïde, sclérose en plaques, etc.), l’alimentation occidentale est la source probable. En fait, le système immunitaire réagit aux protéines animales que les gens consomment et attaque leur pancréas, leurs articulations, leur thyroïde et leurs autres tissus par un procédé appelé mimétisme moléculaire.)

Un changement d’alimentation ne corrige pas l’hypothyroïdie.

– Dr McDougall

Plus d’informations dans cette vidéo :

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La calotte glacière et les ours polaires se portent bien, contrairement à ce qu’on veut nous faire gober.

Je n’ai pas peur du réchauffement climatique, mais je suis épouvantée par la biodiversité en déclin, la pollution et l’exploitation des animaux qui sont déjà en cours.

La glace du pôle nord grandit et rapetisse selon les saisons. Et les ours polaires vont bien, car ils ont assez de phoques à manger. Cet article en anglais cite de nombreuses références scientifiques.
https://polarbearscience.com/2019/07/12/10-fallacies-about-arctic-sea-ice-polar-bear-survival-teachers-parents-take-note/

Et ces campagnes montrant des ours polaires émaciés? En fait, il y a tellement d’ours polaires que les chasseurs veulent les flinguer.
https://www.thegwpf.com/too-many-polar-bears-govt-draft-plan-says-polar-bear-numbers-exceeded-co-existence-threshold/

Les fameuses photos de cet ours polaire tout maigre utilisées à gogo par Nat Geo étaient en fait celles d’un ours malade. Lisez les confessions des photographes dans cet article:
https://www.thegwpf.com/the-real-story-behind-the-starving-polar-bear-video-reveals-more-manipulation/

Notre environnement s’est réchauffé en sortant de la dernière ère glacière, à une vitesse qui n’augmente pas en flèche avec les GES liés aux activités humaines, le niveau de la mer ne grimpe pas plus vite, les tempêtes ne se sont pas aggravées (au contraire), puis ça s’est interrompu, ensuite El Niño, maintenant ça peut se calmer pendant des décennies. Cela ne sera pas spectaculaire, on ne remarquera rien au cours de notre vie. Il y aura des records minimum et maximum, les 365 jours d’une année donnent une profusion d’opportunité dans chaque lieu.

Un milliard de personnes ont besoin d’un coup de main pour sortir de la pauvreté, aucun enfant ne devrait mourir de faim vu toute la nourriture qu’on met à la poubelle… L’alarmisme du changement climatique est le nouveau prédicateur de rue de feu et de soufre qui a besoin de votre argent pour ses jets privés…
https://wattsupwiththat.com/2018/12/28/the-ny-times-was-silent-when-thedcnf-asked-if-it-would-support-banning-private-jets-why/

« Faites ce que je dis, pas ce que je fais… »
Lisez, ils comptent sur la naïveté de tout le monde.
https://wattsupwiththat.com/2018/12/29/recently-dropping-global-temperatures-demonstrate-ipcc-claims-are-impossible/

Plus d’infos sur ce sujet ici : https://mrmrsvegan.tumblr.com/

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