Démystifier le mythe de « l’euphorie du sucre »

Je vous ai déniché un court article fort intéressant de Duke Health sur le sucre raffiné.

Le sucre n’est peut-être pas l’aliment le plus nutritif qui soit, mais une étude récente du centre médical de l’université Duke révèle qu’il a aussi une mauvaise réputation injustifiée.

Il y a de fortes chances que la plupart des gens se souviennent que leur mère leur disait de ne pas manger trop de bonbons ou d’autres sucreries, sinon vous deviendrez hyperactif, vous commencerez à crier et sauter partout et vous vous comporterez de manière sauvage à cause de tout ce sucre. Il s’avère que, au moins pour cette fois, maman s’est trompée.

Richard Surwit, docteur en médecine, chef du service de psychologie médicale au centre médical de l’université Duke, a étudié les effets du sucre sur des volontaires participant à un programme de perte de poids. Non seulement les sujets ont perdu autant de poids avec un régime riche en sucre et un régime sans sucre, mais il n’a constaté aucun effet secondaire négatif.

« Personne n’a signalé de problèmes comportementaux, de sautes d’humeur, d’anxiété ou d’hyperactivité », explique Surwit. « Non seulement cela, mais le sucre n’a pas rendu les gens diabétiques, il n’a pas augmenté leur glycémie et n’a pas augmenté leurs triglycérides ».

Selon Surwit, les idées fausses sur la fameuse « euphorie du sucre » proviennent probablement de friandises contenant des stimulants, comme la caféine contenue dans le chocolat. Et d’où vient ce mythe ?

« Pendant la Seconde Guerre mondiale, le gouvernement, dans le cadre de l’effort de guerre, a diffusé la propagande selon laquelle le sucre était mauvais pour la santé, car le sucre était l’un des nutriments qui était rationné de façon assez serrée », explique Surwit. « Afin d’empêcher les gens d’en manger, ils ont diffusé cette information dans le cadre de leur propagande. Puis, une fois la guerre terminée, c’est resté. »

Source

Le sucre est tout simplement un complément alimentaire qui donne de la vraie énergie. Il ne faut pas le consommer avec des aliments gras.

Voir mes articles sur le sucre :

Publié dans Alimentation végétale, Santé | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le kombucha est dangereux, voire mortel (avec sources à l’appui)

Des influenceurs et des publicités affirment que le kombucha est une « culture symbiotique de levures et de bactéries », un thé fermenté énergisant, détoxifiant, riche en probiotiques, en enzymes et en antioxydants. Est-ce vrai ?

Le kombucha contient-il des antioxydants ?

Ces allégations de santé vendent du rêve, et pourtant, voici ce qu’il est ressorti d’un procès de la FDA des États-Unis contre un fabricant de kombucha :

« La simple vérité est que les boissons Kombucha de GT ne contiennent même pas le moindre micronutriment que la FDA reconnaît et approuve pour les déclarations d’étiquetage utilisant le terme « antioxydant ». »

Ayant perdu ce procès, le fabricant a même été condamné à rembourses 33 $ à chaque personne qui avait acheté cette boisson en croyant les allégations de santé énoncées par le fabricant.

Le kombucha ne contient pas d’antioxydants.

Le kombucha contient-il des probiotiques bons pour la santé ?

Le Dr Andrew Weil dit :

« Je ne recommande pas du tout le kombucha. Je ne connais aucune étude scientifique qui soutienne les allégations de santé faites à son sujet. En outre, il existe des preuves que le thé kombucha peut avoir une certaine activité antibiotique. Si c’est le cas, en buvant le thé, vous pourriez prendre inutilement des antibiotiques, ce qui pourrait favoriser le développement de souches de bactéries résistantes…

La littérature médicale fait également état de réactions indésirables, notamment des nausées, des vomissements et des maux de tête, chez les personnes qui boivent plus de 114 grammes de kombucha par jour. Des réactions allergiques, la jaunisse et des douleurs à la tête et au cou ont également été signalées. Je déconseille particulièrement aux femmes enceintes, aux mères qui allaitent, aux personnes âgées, aux enfants et à toute personne dont le système immunitaire est compromis de boire du thé kombucha. » (Sa source est ici)

Le kombucha ne rééquilibre pas le microbiote intestinal et ne lutte pas contre les proliférations de candida albicans.

Le kombucha contient du candida.

Cette boisson est une immondice de levures et de bactéries qui produisent des antibiotiques et des antifongiques car ils sont en concurrence les uns contre les autres.

Le thé kombucha est clairement une arnaque. Mais c’est encore pire. Le kombucha peut tuer ou nuire à la santé du fœtus dans le ventre de sa mère.

L’analyse du kombucha montre qu’il contient 2 à 7 fois la quantité d’alcool autorisée pour les boissons non alcoolisées aux États-Unis.

On comprend maintenant pourquoi cette boisson fait planer, ou pourquoi elle est nocive pour les fœtus de mères qui en boivent.

Étant donné que la moindre quantité d’alcool nuit au développement du futur bébé, cette boisson est à déconseiller absolument pour les femmes enceintes pendant toute la durée de leur grossesse.

Le kombucha peut tuer.

Le thé kombucha fait maison a été associé à plusieurs effets indésirables sur la santé. Parmi ceux-ci, on compte au moins un décès, un cas d’arrêt cardiaque, plusieurs cas d’hépatite, un cas de faiblesse musculaire grave et d’inflammation du muscle cardiaque, et un cas d’anthrax cutané. Le saturnisme s’est produit après que le thé kombucha, qui est acide, a été infusé dans des récipients en céramique. Aucun de ces cas n’a été attribué à une contamination bactérienne de la boisson, mais les autorités préviennent que la contamination est possible si la préparation du thé kombucha par des particuliers n’est pas effectuée avec soin. (Source)

Pour résumer, on prend plein de bactéries, plein de levures, plein de sucre, et on obtient une membrane muqueuse géante contenant de l’alcool, beaucoup acides, il reste du sucre.

Le sucre, c.-à-d. des glucides purs, n’est pas ce qui m’inquiète. En tout cas, la teneur en sucre dans kombucha du fabricant GT dont je vous ai parlé plus haut dans l’article était 4 fois supérieure à la quantité indiquée sur l’étiquette.

N’oublions pas que le kombucha est du thé fermenté, il contient donc de la caféine, qui est un stimulant, qui donne de l’énergie à crédit, donc il vaut mieux éviter d’en consommer régulièrement.

Pfiou, ça fait beaucoup, tout ça. Une vraie boisson de la mort.

Avant de faire ces recherches sur le kombucha, j’en avait goûté une fois et je n’avais pas du tout aimé. Après avoir écrit cet article, je suis tellement dégoûtée que je n’en boirai plus jamais.

Passons à une anecdote sur le manque d’éthique d’un fabricant de kombucha. Des employés ont poursuivi en justice leur employeur, qui les faisait travailler dans des conditions épouvantables, séquestrés et sous garde armée dans une usine en Californie. (Source)

Il n’y a pas de boisson miracle qui compense tout ce qu’on pourrait faire subir à notre corps.

Rien ne vaut un mode de vie sain à long terme. Il est maintenant clair que le kombucha est un remède de charlatan.

Ce n’est pas fini. Le kombucha contient de l’acide usnique qui est fatal pour le foie. Libre à vous de vérifier cela sur le site officiel du NCBI du gouvernent américain.

On peut d’ailleurs mentionner un rapport de Pub Med sur une athlète féminine souffrant d’une insuffisance hépatique complète due à l’acide usnique.

La toxicité du kombucha n’a pas fini de vous étonner, avec cet excellent article écrit en anglais par Jeff Novick. Il explique que de nombreux rapports de cas suggèrent que les préparations de kombucha peuvent provoquer des problèmes tels que nausées, jaunisse, essoufflement, serrement de gorge, maux de tête, vertiges, inflammation du foie et même perte de conscience.

Voici ses références :

  • Mayser P, Fromme S, Leitzmann C, et al. The yeast spectrum of the ‘tea fungus Kombucha’. Mycoses. 1995;38:289-295.
  • Food and Drug Administration. FDA cautions consumers on “Kombucha Mushroom Tea” {News release}. Washington, DC: US Department of Health and Human Services, Public Health Service, Food and Drug Administration, March 23, 1995
  • CDC. Anticholinergic poisoning associated with an herbal tea – New York City, 1994. MMWR 1995;44:193-5.
  • Srinivasan R, Smolinske S, Greenbaum D. Probable gastrointestinal toxicity of Kombucha tea: is this beverage healthy or harmful? J Gen Intern Med. 1997;12:643-644.
  • Unexplained severe illness possibly associated with consumption of Kombucha tea—Iowa, 1995. From the Centers for Disease Control and Prevention. JAMA. 1996;275:96-98.
  • Perron AD, Patterson JA, Yanofsky NN. Kombucha “mushroom” hepatotoxicity. Ann Emerg Med. 1995;26:660-66
  • Sadjadi J. Cutaneous anthrax associated with the Kombucha “mushroom” in Iran [letter]. JAMA. 1998;280:1567-1568.
  • Crit Path AIDS Proj. 1994-94 Winter;(No 30):31-2. Kombucha–toxicity alert.
  • Forsch Komplementarmed Klass Naturheilkd. 2003 Apr;10(2):85-7. Kombucha: a systematic review of the clinical evidence. PMID: 12808367

Si vous croyez encore que malgré tous ses dangers, le kombucha peut avoir des vertus, la dernière étude citée (qui est fiable, car c’est une revue systématique) montre ce qui suit :

Aucune étude clinique n’a été trouvée concernant l’efficacité de ce remède. Plusieurs rapports de cas et séries de cas soulèvent des doutes quant à la sécurité du kombucha. Il s’agit notamment de suspicions de lésions hépatiques, d’acidose métabolique et d’infections cutanées à anthrax. Un décès a été enregistré.

CONCLUSIONS : Sur la base de ces données, il a été conclu que les avantages largement indéterminés ne l’emportent pas sur les risques documentés du kombucha. Il ne peut donc pas être recommandé pour un usage thérapeutique.

L’auteur de cette étude est l’un des principaux chercheurs en champignons (mycologues) au monde. Il sait de quoi il parle.

Hélas, la science à ce sujet ne bénéficie d’aucune médiatisation à ma connaissance. Elle ne fait pas le poids face à un modèle commercial de plusieurs milliards de dollars qui vise les personnes vulnérables.

Si vous voulez investir dans votre santé, je suggère de miser plutôt sur une alimentation HCLF riche en plantes entières, la réduction du stress, l’hydratation, le sport, le repos et le sommeil.

Pour conclure, le kombucha occupe une place royale parmi les arnaques en vogue, aux côtés des poudres de protéines, de collagène, de fibres, de jus vert, de thé vert, etc. J’implore les lecteurs de cesser de dépenser leur argent durement gagné dans ces produits inutiles voire dangereux.

Il n’y a pas de raccourci quand on veut prendre soin de sa santé.

— Pauline

Publié dans Boissons, Santé | Tagué , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Les probiotiques favorisent l’obésité

Une campagne publicitaire rentable

De nos jours, des magazines, des influenceurs et des vendeurs ne cessent de chanter les louages des probiotiques, qui d’après eux feraient des miracles dans nos intestins.

Le marché des probiotiques atteindra 91,1 milliards de dollars en 2026.

Les probiotiques sont-ils utiles ?

Les études optimistes sur les probiotiques se basent sur l’analyse des selles, en supposant que ces selles reflètent les populations de bactéries dans les intestins. Mais ce n’est pas la même chose. En effet, les proportions des différentes bactéries dans les selles ne sont pas les mêmes que celles dans les intestins, comme le montre le graphique ci-dessous.

Les compléments de probiotiques ont une utilité dans très peu de situations. En tout cas, ils ne garantissent pas une amélioration du microbiote intestinal.

Ce qui marche très bien, en revanche, c’est la transplantation de matières fécales. Oui, vous avez bien lu. C’est avéré et très sérieux.

Mais sans aller aussi loin, il y a une solution bien plus simple pour améliorer le microbiote intestinal, qui consiste à consommer une plus grande variété de plantes.

Pour améliorer son biote intestinal, prendre des probiotiques est inutile. Cela ne fonctionne pas du tout ou que très peu de temps. Ce n’est pas la bonne stratégie.

Notre biote intestinal peut changer, à condition que l’on change notre alimentation.

Une alimentation à base de plantes variées est l’environnement idéal pour que les bonnes bactéries s’installent dans les intestins et y restent.

« Le profil intestinal végétalien semble être unique par plusieurs caractéristiques, notamment une abondance réduite des pathobiontes et une plus grande abondance des espèces protectrices. La réduction des niveaux d’inflammation pourrait être la caractéristique clé reliant le microbiote intestinal végétalien aux effets protecteurs sur la santé. » (voir réf. 15)

Schémas ci-dessus : Lors de son intervention sur les mythes sur l’alimentation paléolithique à l’International Conference on Nutrition in Medicine, l’anthropologue Christina Warinner parle de la diversité du microbiote intestinal des humains (cf. réf. 12).

Les dangers des probiotiques

On sait que notre santé intestinale se répercute sur d’autres aspects de notre santé. Ce que dit la littérature scientifique est intéressant. (réf. 8 et 9)

Les probiotiques peuvent avoir les effets secondaires suivants :
• infections systémiques
• activités métaboliques délétères
• stimulation immunitaire excessive chez les individus sensibles
• transfert de gènes
• effets secondaires gastro-intestinaux

Les personnes très malades et affaiblies sont particulièrement susceptibles de souffrir des effets secondaires des probiotiques.

Les probiotiques font-ils grossir ?

Il a été démontré que le microbiote intestinal des personnes obèses est moins diversifié que celui des personnes non obèses. (réf. 3 et 19) La taille des différentes populations de certaines bactéries est associée à l’obésité ou à la non-obésité. (réf. 2)

Saviez-vous que le secteur de l’élevage utilise des probiotiques pour favoriser la croissance et la prise de poids des animaux ?

Les antibiotiques étaient également utilisés à cette fin dans les élevages, mais cette pratique est actuellement interdite en Europe.

De plus, le lien entre les probiotiques et la prise de poids chez les humains a hélas été peu étudiée.

Entre la prise de poids et les effets secondaires liés aux probiotiques, je me méfie de ces produits à la mode dont le goûte laisse à désirer.

Si on vous donnait le choix entre des légumes fermentés et des légumes frais, que choisirez-vous, les frais ou les fermentés ?

Mon instinct répond immédiatement de choisir les fruits et légumes frais. Nous vivons dans une période d’abondance de choix alimentaires, il est logique jeter son dévolu sur les produits frais.

Naturellement, le goût fermenté me rebute profondément. Je ne choisirais la version lacto-fermentée que s’il n’y a rien d’autre à manger, en cas de famine. Les produits fermentés sont en fait un moyen désespéré de conserver des aliments. L’ingrédient fermenté le plus nocif pour notre santé est le vinaigre (voir article).

Attention aux ingrédients lacto-fermentés, ils peuvent nuire à notre santé.

Qu’est ce que le processus de fermentation ?
La fermentation est un processus métabolique convertissant généralement des glucides en acides, en gaz ou en alcools.

Qu’est ce que le processus de lacto-fermentation ?
Les sucres sont transformés en acide lactique.

Entre nous, je préfère manger de bons glucides frais plutôt que des ingrédients acides, entre autres pour des raisons de plaisir gustatif et de préservation de l’émail des dents.

Pourquoi manger des cornichons alors qu’on peut manger un concombre?
Pourquoi boire du kombucha, de la bière ou du vin alors qu’on peut boire du jus de fruit ?
Pourquoi manger un yaourt alors qu’on peut manger une compote ?
Pourquoi manger du fromage alors qu’on peut manger des pois chiches ?

Bref, vous avez compris, ma philosophie : le moins de produits fermentés, c’est le mieux.

Je sais que beaucoup d’entre vous ont l’habitude de préparer des vinaigrettes avec du vinaigre. Mais on peut se passer facilement de ces ingrédients nocifs, soit en mangeant les salades natures, avec des fruits ou diverses recettes de sauces délicieuses pour salades et pâtes sans vinaigre ni huile.

– Pauline

Références

  1. Raoult, D. Probiotics and obesity: a link?. Nat Rev Microbiol 7, 616 (2009). https://doi.org/10.1038/nrmicro2209
  2. Ley, R. E. et al. Human gut microbes associated with obesity. Nature 444, 1022–1023 (2006). doi.org/10.1038%2F4441022a
  3. Turnbaugh, P. J. et al. A core gut microbiome in obese and lean twins. Nature 457, 480–484 (2009). doi.org/10.1038%2Fnature07540
  4. Chouraqui, J. P. et al. Assessment of the safety, tolerance, and protective effect against diarrhea of infant formulas containing mixtures of probiotics or probiotics and prebiotics in a randomized controlled trial. Am. J. Clin. Nutr. 87, 1365–1373 (2008). doi.org/10.1093%2Fajcn%2F87.5.1365
  5. Guandalini, S. et al. Lactobacillus GG administered in oral rehydration solution to children with acute diarrhea: a multicenter European trial. J. Pediatr. Gastroenterol. Nutr. 30, 54–60 (2000). doi.org/10.1097%2F00005176-200001000-00018
  6. Zmora, Niv et al. Personalized Gut Mucosal Colonization Resistance to Empiric Probiotics Is Associated with Unique Host and Microbiome Features. Cell, Volume 174, Issue 6, 1388 – 1405.e21 https://doi.org/10.1016/j.cell.2018.08.041
  7. Rowland I, Capurso L, Collins K, Cummings J, Delzenne N, Goulet O, Guarner F, Marteau P, Meier R. Current level of consensus on probiotic science–report of an expert meeting–London, 23 November 2009. Gut Microbes. 2010 Nov-Dec;1(6):436-9. doi.org/10.4161/gmic.1.6.13610
  8. Probiotics Side Effects: Not Always Safe, May Even Kill You https://www.superfoodly.com/probiotics-side-effects/
  9. Back-to-Back Studies on Probiotics Set Off Alarm Bells https://www.psychologytoday.com/us/blog/the-athletes-way/201809/back-back-studies-probiotics-set-alarm-bells
  10. Singh, R.K., Chang, HW., Yan, D. et al. Influence of diet on the gut microbiome and implications for human health. J Transl Med 15, 73 (2017). doi.org/10.1186/s12967-017-1175-y
  11. Shira Doron, David R. Snydman, Risk and Safety of Probiotics, Clinical Infectious Diseases, Volume 60, Issue suppl_2, May 2015, Pages S129–S134, https://doi.org/10.1093/cid/civ085
  12. Post-Antibiotic Gut Mucosal Microbiome Reconstitution Is Impaired by Probiotics and Improved by Autologous FMT Suez, Jotham et al. Cell, Volume 174, Issue 6, 1406 – 1423.e16 doi.org/10.1016/j.cell.2018.08.047
  13. Bruno C. M. Oliveira and Giovanni Widmer. Probiotic Product Enhances Susceptibility of Mice to Cryptosporidiosis. ASM Journals Applied and Environmental Microbiology Vol. 84, No. 21. 17 October 2018. doi.org/10.1128/AEM.01408-18
  14. Gupta S, Allen-Vercoe E, Petrof EO. Fecal microbiota transplantation: in perspective. Therap Adv Gastroenterol. 2016 Mar;9(2):229-39. doi.org/10.1177%2F1756283X15607414
  15. Glick-Bauer M, Yeh MC. The health advantage of a vegan diet: exploring the gut microbiota connection. Nutrients. 2014 Oct 31;6(11):4822-38. doi.org/10.3390%2Fnu6114822
  16. Probiotics Market worth $91.1 billion by 2026 https://www.marketsandmarkets.com/PressReleases/probiotics.asp
  17. Vidéo synthétique explicative en anglais de Mic the vegan https://www.youtube.com/watch?v=HTx76h5gdHE
  18. Christina Warinner, Ph.D., of the University of Oklahoma debunks the paleo myth in her presentation at the 2016 International Conference on Nutrition in Medicine. https://youtu.be/FNIoKmMq6cs
  19. Le Chatelier, E., Nielsen, T., Qin, J. et al. Richness of human gut microbiome correlates with metabolic markers. Nature 500, 541–546 (2013). doi.org/10.1038/nature12506
Publié dans Alimentation végétale, Autonomie, Santé, Véganisme | Tagué , , , , , , , , , | 1 commentaire

Le « nettoyage du foie » à l’huile d’olive et au jus de citron – Un mythe

Extrait traduit du bulletin de mai 2005 du Dr McDougall

Pourrait-il s’agir de calculs biliaires ? s’est interrogé Christian Sies dans le numéro du 16 avril 2005 du Lancet. Une patiente de 40 ans présentant de nombreux calculs biliaires de 1 à 2 mm a subi un « nettoyage du foie » avec du jus de pomme et de légumes, suivi de 600 mL d’huile d’olive et de 300 mL de jus de citron, pris sur plusieurs heures. Elle a éliminé sans douleur des « cailloux » verts semi-solides avec ses selles. Elle les a apportés à son médecin, qui les a examinés au microscope et n’a trouvé aucune structure cristalline (comme celle d’un véritable calcul biliaire). Un chauffage à 40 °C pendant 10 minutes a fait fondre les « cailloux ». Les analyses ont montré qu’ils ne contenaient ni cholestérol, ni bilirubine, ni calcium (comme un vrai calcul). L’analyse chimique a révélé que les « cailloux » étaient des globules gras provenant principalement de l’huile d’olive. Les chercheurs ont ensuite fabriqué des boules semblables à des cailloux dans leur laboratoire en mélangeant de l’huile d’olive et du jus de citron, puis en séchant le mélange. Un peu plus tard, les véritables calculs, constitués de cholestérol, ont été retirés de la vésicule biliaire de la femme par un chirurgien.

Commentaires du Dr McDougall : Beaucoup de gens croient que cette thérapie alternative fonctionne vraiment, mais le « nettoyage de la vésicule biliaire » est un mythe. Les calculs biliaires sont le résultat d’une sursaturation de la bile en cholestérol provenant de l’alimentation occidentale et ils s’entassent obstinément dans la vésicule biliaire. Environ 15 % des personnes vivant dans les sociétés occidentales ont des calculs biliaires – ils deviennent si fréquents chez les femmes d’âge moyen que la moitié d’entre elles en portent – et la plupart ne le savent pas.  Les calculs biliaires qui ne causent aucune douleur ou autre symptôme doivent être laissés tranquilles, plutôt que d’être retirés. (Pour de plus amples informations sur les calculs biliaires, veuillez consulter mon bulletin d’information :  Avril 2002 – Une vésicule biliaire sans calculs et heureuse et Mai 2002 – Mourez avec vos calculs biliaires).

Référence de l’étude citée :
Sies CW, Brooker J.  Could these be gallstones?  Lancet. 2005 Apr;365(9468):1388.

L’explication plus longue en vidéo ici par le Dr Michael Klaper :

Publié dans Véganisme | Tagué , , , , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le syndrome prémenstruel se résout par une alimentation saine


Le syndrome prémenstruel (SPM) est une combinaison de symptômes physiques et émotionnels qui surviennent dans les jours précédant les règles. Lorsque les symptômes de l’humeur sont particulièrement importants, les médecins l’appellent trouble dysphorique prémenstruel. La « dysphorie » est le contraire de l’euphorie (se sentir mal fiche, avec des sautes d’humeur, de l’irritabilité, de la colère, de la dépression et de l’anxiété).

Les femmes concernées peuvent perdre l’intérêt pour leurs activités habituelles et avoir des problèmes de concentration, un manque d’énergie et des changements dans l’appétit et le sommeil, entre autres symptômes. Puis, vers le début des menstruations, tous ces symptômes s’évaporent. Ce qui se passe apparemment, c’est que les déplacements d’hormones, ainsi que les prostaglandines libérées de la muqueuse utérine dans le sang, provoquent toutes sortes de symptômes physiques et psychologiques.

Dans une étude, les chercheurs ont demandé aux participantes non seulement l’intensité de la douleur, mais aussi le nombre de jours par mois pendant lesquels elles ressentaient des symptômes prémenstruels, tant physiques que psychologiques. Il s’est avéré que la rétention d’eau a été réduite de 2,9 jours au début de l’étude à 1,3 jour au régime. Et les « changements de comportement » (humeurs et aux réactions émotionnelles) ont été réduits de 1,7 à 1,1 jours de régime. Pour beaucoup, les symptômes étaient non seulement plus brefs, mais aussi plus légers. De plus, elles ont perdu du poids, leur niveau de cholestérol s’est amélioré et elles ont eu davantage d’énergie. Au lieu de se sentir coincées avec des douleurs récurrentes et d’autres symptômes, beaucoup ont acquis un nouveau niveau de contrôle sur leur santé.

L’alimentation végétalienne aiderait le SPM.

• Tout d’abord, l’alimentation végétalienne réduit la quantité d’œstrogènes dans le sang. Certains ont suggéré que cela atténue les hauts et les bas des montagnes russes d’œstrogènes, stabilisant ainsi l’humeur.

• Moins d’œstrogènes signifie également moins d’épaississement de la paroi utérine (l’endomètre).

Le Dr John McDougall explique la même chose dans cette vidéo de 1min30s :

L’endomètre est comme une usine qui produit des prostaglandines, ces composés mesquins qui non seulement provoquent des crampes mais circulent aussi dans le sang, donnant aux femmes l’impression d’être patraque. Si l’endomètre ne s’épaissit pas autant, il ne peut pas produire le raz-de-marée de prostaglandines qui dérange ces femmes. Et soudain, elles se sentez à nouveau elles-mêmes.

Il existe en fait plusieurs prostaglandines différentes. Certaines sont nocives, d’autres sont bienfaitrices. Ces prostaglandines anti-inflammatoires utiles essaient de calmer vos symptômes.

Pour renforcer les prostaglandines utiles, certaines personnes recommandent des aliments riches en acide alpha-linolénique (ALA). L’ALA est une huile oméga-3, parfois appelée « bonnes graisses ». Vous en trouverez dans de nombreux aliments d’origine végétale, notamment les noix, les graines de lin moulues et les produits à base de soja, entre autres.

Cependant, le Dr Neal Barnard pense que les femmes concernées seraient mieux soulagées en arrêtant de consommer des produits d’origine animale et en réduisant le plus possible les huiles, car cela empêchera « l’usine de prostaglandines » (l’endomètre) de trop s’épaissir.

Les femmes souffrant de crampes et du syndrome prémenstruel chaque mois ont tout à gagner en végétalisant leur alimentation. Pour de nombreuses femmes, cela change la vie. Mieux encore, les aliments qui améliorent ces problèmes mensuels favorisent également un contrôle durable du poids et aident à prévenir de graves problèmes de santé futurs.

Les conseils du Dr Neal Barnard pour lutter contre la douleur et le SPM

L’objectif est de parvenir à un meilleur équilibre hormonal. Cela s’accomplit en basant l’alimentation sur des aliments végétaux riches en fibres qui aideront l’organisme à éliminer les œstrogènes en excès et en évitant les produits laitiers, qui contiennent des œstrogènes provenant de la vache.

En étudiant les crampes menstruelles et le SPM, certains chercheurs ont également constaté les bienfaits de la vitamine D, de la vitamine E, des compléments de calcium, des compléments d’oméga-3 ou de la crème de progestérone naturelle. Mais l’alimentation est la clé. C’est ce qui permet de mieux équilibrer la chimie du corps.

Ainsi, pour prévenir ou réduire les douleurs menstruelles et le SPM :

1. Éviter complètement les produits d’origine animale (viandes, poissons, produits laitiers, œufs).

2. Consommer beaucoup d’aliments riches en fibres, tels que les haricots, les légumes, les fruits et les céréales de préférence complètes.

3. Éviter les huiles. Il est utile d’éviter les huiles dans la cuisine. Il vaut mieux utiliser des méthodes de cuisson sans huile, comme la cuisson à la vapeur, à l’eau, au four ou dans un bouillon de légumes. Choisir des vinaigrettes sans huile pour les salades et éviter les aliments gras, comme les frites, les chips, les pâtisseries grasses, etc., et réduire au minimum les noix, les beurres de noix et les avocats.

4. Profiter des aliments riches en protéines végétales, comme le tofu ou le tempeh, surtout au début du petit-déjeuner.

5. Éviter les desserts et le chocolat. Leurs effets varient d’une personne à l’autre.

6. Éviter la caféine et l’alcool.

7. Prendre suffisamment de vitamine B12 chaque jour. Elle est essentielle au bon fonctionnement du cerveau. Les adultes n’ont besoin que de 2,4 μg par jour, et des compléments peu coûteux sont disponibles dans toutes les pharmacies et les magasins d’aliments naturels.

8. Faire du sport régulièrement. Les directives sur l’activité physique des États-Unis recommandent de pratiquer une activité physique d’intensité modérée pendant deux heures et demie à cinq heures chaque semaine.

9. Dormir suffisamment.

10. S’exposer au soleil. La lumière du soleil sur la peau fournit la vitamine D nécessaire. Elle aide également à améliorer l’humeur.

Le Dr Barnard dit qu’il est important de suivre ses 10 astuces à 100 %, et de ne pas prendre un peu de poulet ou de yaourt ici ou là, en croyant que cela n’a pas d’importance. Même de petites quantités de ces aliments peuvent freiner les progrès, et c’est vrai même si ces produits d’origine animale sont consommés plusieurs semaines avant les règles.

Cela peut sembler difficile au début. Mais il assure que les femmes concernées seront surprises de voir à quel point cela devient vite facile et combien d’aliments font l’affaire. Certains aliments perçus comme des amis pendant toutes ces années s’avèrent nocifs. Et il y a tant d’aliments sains délicieux à découvrir.

Pour apprendre à manger 80/10/10 à long terme en se régalant, cliquez ici.

Publié dans Santé | Tagué , , , , | 5 commentaires

L’endométriose de Katherine guérie par l’alimentation

Le témoignage de Katherine raconte comment elle a vaincu ce problème, tout en évitant la chirurgie, et elle a même pu avoir trois enfants.

Brève explication de cette maladie par le Dr Neal Barnard

L’endométriose se caractérise par la migration des cellules censées tapisser l’utérus vers d’autres parties de l’abdomen – les ovaires, les trompes de Fallope ou d’autres parties – où elles s’implantent, ce qui provoque des douleurs et, souvent, la stérilité.

Les traitements habituels sont les médicaments antidouleur, les pilules contraceptives, d’autres traitements hormonaux et, dans certains cas, la chirurgie. Mais, comme l’a constaté Katherine, un changement de régime alimentaire peut être exactement ce que le médecin a ordonné. En se concentrant sur les aliments d’origine végétale, en évitant complètement les produits d’origine animale et en réduisant au minimum l’utilisation d’huiles ajoutées, elle a guéri son endométriose.

L’histoire de Katherine

Katherine a grandi en Louisiane. En tant qu’ingénieure aérospatiale pour l’armée de l’air, elle a été l’une des premières à être déployée en Irak en 2003.

Pendant la guerre, les rations du gouvernement étaient pour le moins limitées. Et lorsque le service de Katherine a pris fin et qu’elle est rentrée chez elle en Louisiane, ses amis ont eu hâte de la retrouver avec ses anciens plats préférés : cheeseburgers, macaronis au fromage, crevettes et gumbo.

Sans surprise, elle prit du poids. Et au fil du temps, elle a ressenti une autre douleur, une douleur à l’abdomen. La douleur s’est progressivement aggravée et est venue par vagues, s’amplifiant et s’atténuant avec son cycle menstruel, revenant mois après mois.

Elle a consulté son médecin pour essayer de découvrir ce qui n’allait pas. Après plusieurs examens, son gynécologue lui a recommandé une laparoscopie. Il fit une petite incision dans son abdomen, inséra un scope et regarda autour de lui. Et il a repéré la cause de sa douleur. Elle souffrait d’endométriose, un état dans lequel les cellules qui tapissent normalement l’utérus ont migré vers d’autres parties de l’abdomen, où elles s’implantent et provoquent une douleur qui peut être atroce. Comme les cellules déplacées s’enflamment et peuvent perturber l’anatomie des ovaires et des trompes de Fallope, l’endométriose peut également entraîner la stérilité.

Trouver la cause de ses douleurs était une chose. La soigner en était une autre. Les traitements habituels comprennent les analgésiques, les traitements hormonaux et la chirurgie laparoscopique. Ils peuvent être efficaces ou non. Lorsque tout le reste échoue, les médecins peuvent pratiquer une hystérectomie.

Les choses n’allaient pas bien pour Katherine. La douleur s’est aggravée au fil du temps, au point qu’elle était essentiellement hors service pendant un jour ou deux chaque mois. Aucun des traitements n’a aidé. Finalement, elle a dû prendre une décision. Bien qu’elle et son mari aient espéré élever une famille, elle ne pouvait pas vivre ainsi et elle a programmé une hystérectomie.

Mais avant qu’elle ne soit opérée, une amie lui a fait une suggestion utile. Pourquoi ne pas essayer de changer d’alimentation ? Après tout, les aliments peuvent influencer les hormones du corps. C’est pourquoi de nombreuses femmes atteintes d’un cancer du sein modifient leur alimentation. Peut-être que cela marcherait aussi pour l’endométriose. Elle a donc pris rendez-vous pour obtenir des conseils en matière de nutrition et a modifié son alimentation. Suivant les conseils de son nutritionniste, elle a éliminé les produits d’origine animale et a exploré le monde des légumes, des céréales, des légumineuses et des fruits, et tous les repas qui en découlent.

Ses nouveaux aliments se sont révélés savoureux. Mais surtout, elle a commencé à se sentir mieux. Elle a perdu du poids, son énergie s’est améliorée et la douleur a commencé à se relâcher. Au fil des semaines, elle se sentait de plus en plus comme avant.

Six semaines plus tard, son médecin a refait une laparoscopie. Une fois de plus, il fit une petite incision dans son abdomen, inséra le scope et regarda attentivement autour de lui. Il a ensuite recousu l’incision, envoyé Katherine dans la salle de réveil, et est sorti dans la salle d’attente pour trouver son mari. Le médecin lui a expliqué que, à sa grande surprise, son endométriose avait pratiquement disparu. À tel point qu’elle n’avait plus du tout besoin d’hystérectomie.
Son mari n’a pas été aussi surpris. Il a raconté au médecin comment Katherine avait revu son régime alimentaire et comment cela l’avait énormément aidée. Elle se sentait de mieux en mieux.

Le médecin n’en a rien cru. « Les aliments ne provoquent pas d’endométriose », a-t-il expliqué. « Et il n’y a aucune chance qu’un changement alimentaire puisse la faire disparaître. Il n’y avait qu’une seule explication possible », a dit le médecin. « C’est un miracle ! »

Katherine en rit aujourd’hui. Mais cela semblait assez miraculeux. Elle a perdu cinq kilos en six mois, sa douleur a complètement disparu, et ses hauts et ses bas émotionnels se sont également atténués. Le plus miraculeux de tout, c’est qu’elle n’a jamais subi d’hystérectomie. Elle et son mari ont maintenant trois enfants.

Cliquez ici pour découvrir l’alimentation 80/10/10v qui est végétalienne, riche en glucides et pauvre en graisses, avec suffisamment de fibres et approximativement les ratios 80% glucides, 10% protides et 10% lipides.

Publié dans Santé | Tagué | Laisser un commentaire

Syndrome des ovaires polykystiques – Comment y remédier

Neal Barnard - livre Your Body in Balance

Dans son livre ‘Your Body in Balance » en anglais, que je vous encourage à lire, le docteur en médecine américain Neal Barnard rapporte des témoignages inspirants et explique que le syndrome des ovaires polykystiques est dû à un excès d’androgènes (« hormones mâles »).[Réf.2,3] Je vous fait ici un résumé de ces informations, y comprises les bases de sa solution alimentaire au SOPK.

Normalement, les ovaires produisent des traces d’androgènes, dont la plupart sont convertis en œstrogènes (« hormones féminines »).

Mais chez les femmes souffrant de SOPK, les ovaires et les glandes surrénales produisent trop d’androgènes, qui peuvent causer des problèmes :

  1. Règles irrégulières, ou des mois sans règles du tout. Parfois, cette situation entraîne des règles abondantes ou prolongées.
  2. Changements cutanés : acné, poils indésirables sur le visage ou le corps, et perte de poils de type masculin.
  3. Ovaires polykystiques, c’est-à-dire des ovaires élargis avec des follicules entourant les ovules.

De plus…
• Le SOPK interfère avec la fertilité.
• L’excès d’androgènes favorisent le stockage de graisse abdominale, qui augmente encore plus la production d’androgènes dans les glandes surrénales et les ovaires.
• Le SOPK est associé à une résistance à l’insuline, ce qui signifie que leurs cellules ne répondent pas bien à l’insuline naturelle de leur corps, ce qui peut favoriser à long terme le diabète, l’infertilité, dépression, problèmes cardiaques et un risque accru de cancer de l’endomètre.

Que peut-on faire pour y remédier ?

En plus des traitements médicaments existants, il ne faut pas négliger le rôle clé que jouent les aliments. Des aliments bien choisis peuvent réduire l’excès pondéral, éliminer les excès d’hormones et contrer l’insulinorésistance pour réduire la glycémie.

Perdre du poids sainement permet d’améliorer considérablement le SOPK, voire le faire disparaître. Le Dr Barnard précise qu’il s’agit de manger mieux, pas moins.

La graisse corporelle est une usine à hormones. Se débarrasser de l’excès de graisse corporelle par une alimentation végétalienne pauvre en graisse et riche en fibres est la stratégie que préconise le Dr Barnard pour trouver un meilleur équilibre. Manger moins gras fait maigrir, et manger assez de fibres permet d’évacuer les hormones indésirables hors du corps.

Comment fonctionne l’insuline avec des mots simples

Le glucose, un simple sucre, est le principal carburant de votre corps. Tout comme l’essence alimente votre voiture, le glucose alimente votre corps. Toutes les parties de votre corps, y compris vos muscles et votre cerveau, fonctionnent au glucose. Ainsi, alors que certaines personnes pensent que le sucre est mauvais ou indulgent, c’est en fait ce qui permet à votre corps de continuer à bouger. Il est essentiel à la vie. Les amidons et les sucres que vous mangez vous donnent du glucose, et c’est tant mieux.

Pour faire le plein d’essence, les stations-service ont des pompes à essence. Pour faire entrer du glucose dans vos cellules musculaires ou hépatiques, votre corps a de l’insuline, une hormone fabriquée dans votre pancréas. Arrivée à la surface de chaque cellule, elle ouvre la membrane cellulaire pour permettre au glucose d’y pénétrer.

Voici le problème : si de la graisse s’accumule à l’intérieur de vos cellules musculaires, elle peut interférer avec l’insuline. Disons, par exemple, que vous avez du bacon et des œufs au petit-déjeuner. Les particules de graisse de ces aliments passent dans vos cellules musculaires. Si votre déjeuner est une salade de poulet et votre dîner une pizza au fromage, ces aliments gras accumulent plus de graisse dans vos cellules. Si vous continuez ainsi jour après jour, cette graisse peut éventuellement empêcher l’insuline de fonctionner normalement. Si l’insuline ne peut plus ouvrir la membrane cellulaire au passage du glucose, le glucose s’accumule dans le sang. Lorsque votre taux de glucose sanguin augmente, cela conduit au prédiabète et finalement au diabète.

Au fait, nous ne parlons pas de graisse corporelle pour le moment. Je fais référence à de minuscules particules de graisse à l’intérieur de vos cellules musculaires et hépatiques qui provoquent des ratés dans l’administration de l’insuline.

Le corps essaie de compenser la résistance à l’insuline en produisant un surplus d’insuline. Si le corps peut produire suffisamment d’insuline, tôt ou tard, le glucose sera introduit dans les cellules. Mais cet excès d’insuline entraîne des problèmes. Il réduit la quantité de SHBG (globuline liée aux hormones sexuelles) dans votre sang. La SHBG est une sorte de groupe de « porte-avions » qui retiennent les œstrogènes et les androgènes, les maintenant temporairement inactifs. Si vous avez moins de SHBG, vos androgènes deviennent plus actifs, ce qui n’est pas du tout souhaitable.

L’équipe de recherche du Dr Barnard a découvert que les choix alimentaires peuvent aider les personnes à réduire la quantité de graisse dans leurs cellules musculaires et hépatiques, ce qui leur permet de contrer la résistance à l’insuline et de rétablir la sensibilité à l’insuline.

Choix alimentaires pour lutter contre le SOPK

Pour perdre du poids, maîtriser les hormones et contrôler la glycémie, Neal Barnard donne les deux conseils ci-dessous.

  1. Éviter tous les produits d’origine animale (poisson, poulet, bœuf, produits laitiers, œufs, etc.) et privilégier les légumes, les fruits, les céréales et les légumineuses. Il donne l’exemple suivant d’une journée de repas.
    • au petit déjeuner : un bol d’avoine, garni de cannelle, de raisins secs et de fraises tranchées ; ou bien des crêpes de céréales complètes avec des myrtilles, du sirop d’érable et des saucisses végétales.
    • à midi : une soupe aux légumes, un chili aux haricots, un curry de patate douce ou un burger végétalien avec de la laitue, de la tomate, des oignons et des cornichons.
    • le soir : un bol de minestrone ou de soupe aux lentilles bien chaude et une salade verte, puis des pâtes aux cheveux d’ange nappées d’une sauce aux tomates et aux champignons sauvages, et enfin des fraises fraîches. Ou alors une enchilada aux épinards ou un burrito aux haricots.
  1. Éviter les aliments gras et les huiles ajoutées. Même si les huiles végétales sont plus saines que les graisses animales, elles contribuent à la résistance à l’insuline et à la prise de poids. Il est donc utile de réduire les huiles au minimum. Vous découvrirez qu’il existe de nombreuses façons de cuisiner sans ajouter d’huile. Bientôt, vous en viendrez à préférer le goût plus léger et une vaisselle super rapide. Il vaut mieux également réduire la consommation d’aliments gras, tels que les noix, le beurre de cacahuètes et les avocats.

Si l’on adopte cette alimentation sans graisse animale, globalement très pauvre en graisses et riche en fibres, alors, progressivement, la graisse à l’intérieur des cellules se dissipe et la résistance à l’insuline s’estompe. La chimie du corps et l’équilibre hormonal s’améliorent. Lorsque le niveau d’insuline retombe à la normale, la production de SHBG par votre corps augmente, ce qui vous aide à lutter contre les excès hormonaux.[Réf.7]

Et le soja ?

Des chercheurs canadiens ont découvert que les composés naturels du soja et de ses cousins (pois chiches, pois et lentilles) semblent agir au niveau cellulaire pour réduire la résistance à l’insuline et bloquer le stockage des graisses corporelles.[Réf.4] Ainsi, le fait de consommer du lait de soja ou du tofu pourrait-il aider les femmes atteintes du SOPK ?

En 2016, des chercheurs ont demandé au hasard à des femmes atteintes du SOPK de prendre chaque jour 50 mg d’isoflavones de soja (composés naturels présents dans les produits à base de soja). C’est l’équivalent de 550 mL de lait de soja ou de 200 grammes de tofu. Au bout de 12 semaines, la quantité d’androgènes dans leur sang avait diminué, tout comme leur insulinorésistance.[Réf.5]

Lors d’une expérience ultérieure, les chercheurs ont demandé à 30 femmes atteintes du SOPK de remplacer la moitié des protéines animales de leur alimentation par des protéines de soja, tandis que trente autres femmes ont continué leur alimentation habituelle. Ce changement alimentaire a entraîné une baisse de poids et de glycémie et a également réduit la quantité d’androgènes (testostérone) dans leur sang.[Réf.6]

Bien sûr, les produits à base de soja ont l’avantage de faire disparaître la viande et les produits laitiers de l’assiette. Mais le soja et les plantes apparentées semblent avoir leurs propres bienfaits.

Ne pas restreindre les glucides

Neal Barnard suggère d’opter de préférence pour des sources de glucides à faible IG. Il insiste qu’il ne fait pas éviter les glucides. Dans le passé, les gens imaginaient qu’un bon moyen de faire baisser le taux de sucre dans le sang consistait à éviter les féculents. C’était une idée compréhensible, mais pas très utile. Éviter les glucides ne résout pas la résistance à l’insuline, et c’est là le vrai problème.

Les populations qui sont les plus minces, en meilleure santé et qui vivent le plus longtemps n’ont pas suivi une alimentation pauvre en glucides. Bien au contraire, elles ont mangé une abondance d’aliments riches en glucides : du riz au Japon, des patates douces à Okinawa et des pâtes dans le sud de l’Italie, par exemple. Les régimes à la mode pauvres en glucides (Atkins, South Beach, régimes cétogènes) ne font perdre du poids que par déficit calorique. Ce faisant, les aliments carnés et gras qui sont privilégiés dans ces régimes entraînent souvent des problèmes de cholestérol et une augmentation de la mortalité à long terme.

Un autre point : Les glucides stimulent la libération d’insuline, certes, mais il est important de savoir que les protéines déclenchent également la libération d’insuline. Des chercheurs de l’université de Sydney ont soigneusement calculé la libération d’insuline provoquée par une grande variété d’aliments, et ont fait des découvertes surprenantes : Le poisson et le bœuf stimulent la libération d’insuline dans une plus grande mesure que les pâtes, le maïs soufflé ou les cacahuètes.[Réf.8]

Plus important encore, puisque nous voulons nous attaquer à l’insulinorésistance, nous voulons utiliser un régime alimentaire qui élimine le plus efficacement possible les graisses des cellules, et qui est une alimentation végétalienne pauvre en graisses.

Pour lutter contre le SOPK, il faut réduire le poids de manière saine et utiliser les aliments pour lutter contre les excès d’androgènes et l’insulinorésistance. Il est payant de s’alimenter à partir de sources végétales, de réduire l’apport en graisses et de choisir des aliments sains à faible IG qui conservent leurs fibres intactes. Comme vous le verrez dans les recettes du PCRM, ces principes se traduisent par une abondance de repas sains et délicieux.

Références :

  1. Stein IF, Leventhal ML. Amenorrhea associated with bilateral polycystic ovaries. Am J Obstet Gynecol. 1935;29:181-191.
  2. Alpañés M, Fernández-Durán E, Escobar-Morreale HF. Androgens and polycystic ovary syndrome. Expert Rev Endocrinol Metab. 2012;7(1):91-102.
  3. American College of Obstetrics and Gynecology. ACOG Practice Bulletin. Polycystic ovary syndrome. Obstet Gynecol. 2018;131(6):e157-e171.
  4. Clark JL, Taylor CG, Zahradka P. Rebelling against the (insulin) resistance: a review of the proposed insulin-sensitizing actions of soybeans, chickpeas, and their bioactive compounds. Nutrients. 2018;10(4). pii: E434. doi: 10.3390/nu10040434.
  5. Jamilian M, Asemi Z. The effects of soy isoflavones on metabolic status of patients with polycystic ovary syndrome. J Clin Endocrinol Metab. 2016;101(9):3386-3394.
  6. Karamali M, Kashanian M, Alaeinasab S, Asemi Z. The effect of dietary soy intake on weight loss, glycaemic control, lipid profiles and biomarkers of inflammation and oxidative stress in women with polycystic ovary syndrome: a randomised clinical trial. J Hum Nutr Diet. 2018;31(4):533-543.
  7. Botwood N, Hamilton-Fairley D, Kiddy D, Robinson S, Franks S. Sex hormone-binding globulin and female reproductive function. J Steroid Biochem Mol Biol. 1995;53(1-6):529-531.
  8. Holt SHA, Brand Miller JC, Petocz P. An insulin index of foods: the insulin demand generated by 1000-kJ portions of common foods. Am J Clin Nutr. 1997;66:1264-1276.
Publié dans Santé | Tagué , , , , , , , | Laisser un commentaire

Templates véganes français pour Instagram

Vous pouvez enregistrer ces images sur votre téléphone et les remplir dans vos stories.

Publié dans Alimentation végétale, Véganisme | Tagué , , , | Laisser un commentaire

Les végétaliens ont-ils besoin de compléments de collagène ?

Je vais commencer par vous expliquer ce qu’est le collagène, puis comment faire pour en avoir assez.

______

Le collagène est une protéine responsable de la santé des articulations et de l’élasticité de la peau. Présent dans les os, les muscles et le sang, il constitue les ¾ de la peau et un tiers des protéines du corps.

Certains se demandent s’ils doivent commencer à prendre des compléments de collagène quand leur peau montre des signes de vieillissement ou lorsqu’ils adoptent une alimentation végétalienne.

Voici des facteurs de la perte de collagène :
l’âge, l’exposition au soleil, la fatigue, la génétique et l’alimentation.

Les peaux foncées ont davantage de collagène que les peaux claires.
Les hommes ont davantage de collagène que les femmes.

C’est une question d’épaisseur de la peau, d’hormones et de production de sébum.

Donc être un homme et/ou avoir un teint foncé permet d’avoir une peau qui vieillit généralement plus lentement que si l’on était une femme et/ou si l’on avait une peau claire.

Eh bien zut, c’est mal parti, je suis une femme à peau claire, et j’ai pris des coups de soleil dans ma jeunesse. Oups !

Et les asiatiques ?

Leur peau est différente des autres types de peau. Les femmes asiatiques paraissent généralement plus jeunes que les autres femmes du même âge. Qu’est-ce qui fait que la peau asiatique résiste plus longtemps au vieillissement ? Le secret est que le derme de la peau asiatique est épais. Le derme est une couche de peau importante qui contient du collagène et de l’élastine. Ce sont deux types de cellules conjonctives responsables de la souplesse et de l’élasticité de la peau. Plus vous avez de collagène et d’élastine, moins vous avez de rides.

La peau des asiatiques :
– cicatrise plus facilement
– est plus grasse
– est plus sensible
– perd plus facilement son hydratation
– est sujette à l’hyperpigmentation

Beaucoup d’asiatiques évitent absolument l’exposition au soleil pour garder une peau aussi claire que possible. Cet évitement des UV explique également que leur peau garde une apparence jeune.

On perd du collagène avec l’âge, mais on peut limiter cette perte si l’on fait attention à notre mode de vie.

Certains préconisent de manger plein de graisses pour garder une belle peau, mais cela favorise l’acné, le cancer, le diabète, l’obésité, l’athérosclérose, et bien plus. Je préfère appliquer de l’huile ou une crème végane sur ma peau si elle est sèche en raison du climat.

Certains achètent des compléments de collagène, mais c’est absolument inutile, car les protéines qu’on avale sont toutes décomposées en acides aminés, puis le corps fabrique les protéines dont il a besoin à partir des acides aminés dont il dispose.

D’ailleurs, on a besoin de seulement 2,5 à 11% de protéines dans notre apport en calories, d’après une recherche examinée par des pairs et les recommandations officielles. [Réf 1] Et cette quantité s’obtient facilement quelle que soit notre alimentation.

Le gouvernement des États-Unis préconise 5 à 11%, selon divers facteurs. [Réf 2] L’Organisation mondiale de la Santé recommande une quantité similaire. [Réf 3] D’ailleurs, ces recommandations incluent de généreuses marges de sécurité afin de couvrir les personnes nécessitant davantage de protéines que la moyenne. L’OMS précise clairement qu’environ 97% de la population a besoin de moins de protéines que ses recommandations. [Réf 3]

Vous allez voir qu’on n’a besoin d’aucun complément de collagène ni d’aucun autre complément de protéines. Utiliser ces compléments, cela revient à jeter de l’argent par les fenêtres. Si l’on consomme assez de glucides, la quantité nécessaires de protides suivra obligatoirement.

Heureusement, le corps humain est bien conçu et fabrique son propre collagène lorsqu’il reçoit régulièrement les nutriments nécessaires.

Les éléments essentiels à une production saine de collagène sont : un bon sommeil, de l’exercice physique et de bons choix alimentaires, qui aident à réguler notre propre production de collagène.

Le collagène d’origine végétale aide à stimuler les récepteurs de collagène de l’organisme grâce à sa composition complexe en alcaloïdes et en nutriments.

Pour produire du collagène, notre corps a besoin de :

– glycine et proline
– vitamine C, zinc et cuivre

1) La glycine et la proline sont deux acides aminés non essentiels. Il est donc facile d’obtenir ces nutriments avec toutes les alimentations, pourvu que l’apport calorique soit suffisant.

2) La vitamine C : Elle se trouve dans tous les fruits frais et les légumes frais. Vous avez donc un grand choix de sources de vitamine C.

3) Le cuivre : Avec une alimentation à base de fruits, céréales raffinées, tubercules et légumes, juste un peu de céréales complètes et de légumineuses, et aucun produit d’origine animale, mon apport en cuivre est toujours largement suffisant, d’après mes saisies dans l’application Cronometer. Je ne vois pas l’utilité de viser les aliments les plus riches en cuivre, car un excès de cuivre est nocif pour les cellules de notre cerveau.

4) Le zinc : Il en faut assez, mais pas trop, car en excès il est toxique. Et voici quelques symptômes d’une carence en zinc :

– Fatigue ;
– Rhumes fréquents ;
– Manque d’appétit ;
– Dépression ;
– Engourdissement cérébral ;
– Acné ;
– Petites taches blanches sur les ongles ;
– Cheveux fragiles, ternes et qui tombent en plus grande quantité que d’habitude.

J’avais ces symptômes couramment avec une alimentation classique, mais je ne les ai plus jamais eus avec une alimentation en proportions 80/10/10.

Concernant les minéraux et les céréales complètes :

Attention aux phytates (aussi appelés « acide phytique »), qui réduisent l’assimilation de minéraux tels que le fer, le zinc, le calcium, le phosphore, le magnésium. Les phytates sont des antinutriments présents dans l’enveloppe des graines (noix, céréales, légumineuses). Donc si vous mangez beaucoup de céréales complètes, vos besoins en minéraux sont plus élevés. C’est l’une des raisons pour lesquelles la plupart des céréales que je mange sont raffinées, accompagnées de légumes.

D’après mes connaissances et mon expérience, il est facile d’obtenir ces quatre « ingrédients » du collagène avec une alimentation végétalienne, avec :

– un apport calorique suffisant, et
– une proportion suffisante de fruits et légumes frais.

Le collagène n’est absolument pas un problème en alimentation végétalienne riche en antioxydants. Mais il faut éviter de se surexposer au soleil et d’être déshydraté.

Pour accéder à mes programmes, cliquez ici.

__________

Références :

[Réf. 1]

  • Diet for a New America, John Robbins, 1987, p. 172, citing the American Journal of Clinical Nutrition

[Réf. 2]

[Réf. 3]

Publié dans Alimentation végétale, Hygiène et beauté | Tagué , , , , , , , , | Laisser un commentaire

Le diabète de type 2 est réversible grâce à une alimentation 80/10/10 saine

Il faut savoir que les régimes cétogènes ne guérissent pas le diabète, ils dissimulent seulement les symptômes par l’évitement des glucides, tout en aggravant la cause du diabète. Les personnes suivant ce dangereux régime se retrouvent avec une résistance à l’insuline encore plus élevée.

En fait, les excès de graisses bouchent les récepteurs de l’insuline pendant 12, voire 24 heures. Les glucides sont bloqués dans le sang à cause de la toxicité lipidique dont les cellules sont victimes. Le mécanisme est expliqué dans cette courte vidéo.

Saviez-vous que le diabète de type 2 est réversible grâce à une alimentation riche en glucides et pauvre en graisses, qui comporte assez de fibres alimentaires?

Les docteurs Neal Barnard et John McDougall en parlent également.

Littérature scientifique

Les alimentations riches en fruits protègent du diabète

• Anderson JW, Ward K. High-carbohydrate, high-fiber diets for insulin-treated men with diabetes mellitus. Am J Clin Nutr. 1979 Nov;32(11):2312-21. doi: 10.1093/ajcn/32.11.2312. PMID: 495550.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/495550/
• KEMPNER W, PESCHEL RL, SCHLAYER C. Effect of rice diet on diabetes mellitus associated with vascular disease. Postgrad Med. 1958 Oct;24(4):359-71. doi: 10.1080/00325481.1958.11692236. PMID: 13591100.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13591100/
• Du H, Li L, Bennett D, Guo Y, Turnbull I, Yang L, Bragg F, Bian Z, Chen Y, Chen J, Millwood IY, Sansome S, Ma L, Huang Y, Zhang N, Zheng X, Sun Q, Key TJ, Collins R, Peto R, Chen Z; China Kadoorie Biobank study. Fresh fruit consumption in relation to incident diabetes and diabetic vascular complications: A 7-y prospective study of 0.5 million Chinese adults. PLoS Med. 2017 Apr 11;14(4):e1002279. doi: 10.1371/journal.pmed.1002279. PMID: 28399126; PMCID: PMC5388466.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/28399126/

Les alimentations riches en féculents (et en glucides de manière générale) protègent du diabète

• Kahleova H, Tura A, Hill M, Holubkov R, Barnard ND. A Plant-Based Dietary Intervention Improves Beta-Cell Function and Insulin Resistance in Overweight Adults: A 16-Week Randomized Clinical Trial. Nutrients. 2018 Feb 9;10(2):189. doi: 10.3390/nu10020189. PMID: 29425120; PMCID: PMC5852765.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/29425120/
• Barnard ND, Cohen J, Jenkins DJ, Turner-McGrievy G, Gloede L, Jaster B, Seidl K, Green AA, Talpers S. A low-fat vegan diet improves glycemic control and cardiovascular risk factors in a randomized clinical trial in individuals with type 2 diabetes. Diabetes Care. 2006 Aug;29(8):1777-83.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16873779/
• Barnard RJ, Lattimore L, Holly RG, Cherny S, Pritikin N. Response of non-insulin-dependent diabetic patients to an intensive program of diet and exercise. Diabetes Care. 1982 Jul-Aug;5(4):370-4. doi: 10.2337/diacare.5.4.370. PMID: 7151652.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/7151652/
• Kiehm TG, Anderson JW, Ward K. Beneficial effects of a high carbohydrate, high fiber diet on hyperglycemic diabetic men. Am J Clin Nutr. 1976 Aug;29(8):895-9. doi: 10.1093/ajcn/29.8.895. PMID: 941870.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/941870/
• Rabinowitch IM. EXPERIENCES WITH A HIGH CARBOHYDRATE-LOW CALORIE DIET FOR THE TREATMENT OF DIABETES MELLITUS. Canadian Medical Association Journal. 1930 Oct;23(4):489-498.
https://europepmc.org/article/PMC/382094
• Barnard, Neal & Scialli, Anthony & Turner-McGrievy, Gabrielle & Lanou, Amy & Glass, Jolie. (2005). The effects of a low-fat, plant-based dietary intervention on body weight, metabolism, and insulin sensitivity. The American journal of medicine. 118. 991-7. 10.1016/j.amjmed.2005.03.039.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/16164885/
• Brunzell JD, Lerner RL, Hazzard WR, Porte D Jr, Bierman EL. Improved glucose tolerance with high carbohydrate feeding in mild diabetes. N Engl J Med. 1971 Mar 11;284(10):521-4. doi: 10.1056/NEJM197103112841004. PMID: 5100724.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/5100724/
• Komiyama N, Kaneko T, Sato A, Sato W, Asami K, Onaya T, Tawata M. The effect of high carbohydrate diet on glucose tolerance in patients with type 2 diabetes mellitus. Diabetes Res Clin Pract. 2002 Sep;57(3):163-70. doi: 10.1016/s0168-8227(02)00053-0. PMID: 12126765.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/12126765/
• SINGH I. Low-fat diet and therapeutic doses of insulin in diabetes mellitus. Lancet. 1955 Feb 26;268(6861):422-5. doi: 10.1016/s0140-6736(55)90211-7. PMID: 13234406.
https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/13234406/

Publié dans Alimentation végétale, Santé | Tagué , , , , , | Laisser un commentaire