L’ebook de 54 pages Frugivores humbles et colorés explique en détail la méthode de Douce Frugalité pour devenir frugivore.
« Humbles », car se nourrit des aliments créés pour nous par la nature / le Créateur. Les gens arrogants sacrifient des animaux inutilement, car ils croient que quelques minutes de plaisir valent plus que la vie d’un animal.
« Colorés », car les fruits colorés donnent un beau teint au visage.
Sommaire
Chapitre 1 – Mon parcours
Chapitre 2 – Bienfaits du frugivorisme
Chapitre 3 – Preuves que les fruits sont nos aliments idéaux
Je mange uniquement de fruits au sens large depuis le 1er octobre 2025 et je ne prends aucun complément. Avant cela, je prenais de la B12 par peur. Au cours des 15 dernières années, les fruits représentaient environ deux tiers de mon alimentation. Je mangeais aussi des féculents, des légumes, des légumineuses et un petit peu de malbouffe végane grasse et protéinée.
Voici ce que j’ai observé sur ma santé.
Presque aucune odeur corporelle. Mon haleine est parfaitement inodore. Je n’utilise aucun dentifrice depuis des années. Ma sueur est inodore. Je me douche à l’eau quotidiennement, sans savon ni gel douche depuis de nombreuses années.
Je suis mieux hydratée : j’ai moins de rides et j’ai moins soif. Ma peau est plus élastique et douce. Je suis mieux lubrifiée en bas. Comme j’ai arrêté le sel, mon hydratation cellulaire est bien meilleure. Le sel est irritant et corrosif. Le corps le dilue dans énormément d’eau pour s’en protéger. De plus, je mange des fruits frais juteux et seulement un peu de dattes, que j’accompagne de concombre.
Finis les gaz : il n’y a plus de fermentations dues aux féculents dans mes intestins. Les fermentations causent des gaz bruyants inodores, de l’alcool et des acides. Grâce à mon alimentation pauvre en protides depuis 2010, je n’ai pas de problèmes de pets puants, qui sont dus à la putréfaction des protéines dans les intestins.
J’ai besoin d’un peu moins de sommeil et de repos, car la digestion des fruits est hyper légère.
J’ai une meilleure vision oculaire. Je ne vois pas parfaitement, mais mieux qu’avant.
J’ai moins faim : il semble que mes pics glycémiques soient encore plus petits qu’avant. Ma faim est moins forte. Je mange un peu moins de calories. Mais je mange davantage de calories que mon TMB + 30%.
J’ai perdu 5,4 kg de poids corporel sans effort, en faisant moins de sport qu’avant. Je fais moins de sport, car il fait plus froid en ce moment et je n’ai pas envie de dépenser davantage en nourriture. Parmi ces 5,4 kg, il y a 2 kg de rétention d’eau due au sel, comme je l’ai mesuré à chaque fois dans le passé, au bout de 24 heures sans consommer de sel. Les 3,4 autres kg restants sont du gras. Du gras qui enveloppait des toxines irritantes ? Me voici maintenant, à 59,6 kg pour 1,69 mètre.
Mes menstruations sont courtes et indolores. Elles durent actuellement 3 jours avec une alimentation fruitarienne. Avant, elles duraient également 3 jours avec une alimentation de type Rawtill4 (alimentation de fruits et de féculents, qui est composée de 90 % de glucides). Pendant de période où j’incluais de la malbouffe végane plus grasse, mes règles duraient 3,5 jours. Avant, il y a longtemps, quand je mangeait aussi de produits animaliers, mes règles duraient au moins 5 jours.
Mon transit intestinal est aussi bon qu’avant en RawTill4. Je mangeait déjà assez de fibres et je buvais déjà assez d’eau avant. Je n’avais donc pas de ballonnements avant, et maintenant je n’en ai pas non plus.
Mon humeur est encore meilleure et encore plus stable. Je pense que cela signifie que ma glycémie est extrêmement stable.
La peau de mon crâne et de ma nuque ne me démange plus au bout d’une semaine sans shampoing, car j’ai arrêté le sel. Oui, le sel est irritant pour tous nos tissus, surtout quand il est sec.
Ma peau fait des bleus bien plus rarement que quand je mangeais des produits animaliers, et ils guérissent plus vite maintenant.
Mon goût et mon odorat sont devenus très sensibles. Les parfums des gens dans la rue m’irritent horriblement, cela m’irrite bien plus que la fumée de cigarette. Le goût des aliments sans aucun assaisonnement m’est très agréable. Je me délecte par exemple le soir avec un ragoût d’aubergine (morceaux d’aubergine bouillis). Et évidemment, je trouve les kakis ultra-mûrs exquis.
Le seul effet négatif est le budget : cette alimentation coûte plus cher que mon alimentation d’avant qui incluait des féculents. 75 € par semaine contre 65 € avant. Mais ce qui coûte vraiment cher au fond, c’est la maladie. Et je n’ai pas été malade depuis 2004.
Mes ongles et mes dents sont costauds, comme toujours. Pas de changement.
C’est ce que j’ai constaté jusqu’à présent. Et pour l’avenir :
J’ai hâte de voir l’effet du soleil sur ma peau l’été prochain. J’ai entendu des frugivores à cheveux clairs que leur peau ne prend plus de coup de soleil grâce à cette alimentation.
J’attends aussi qu’au moins un an passe pour observer de changements sur mes cheveux.
Pourquoi j’ai tous ces bienfaits ? Car je mange assez et coloré.
J’ai grandi dans une famille non végane avec une alimentation assez standard, presque sans malbouffe et avec une légère influence macrobiotoque. J’ai une alimentation végane et HCLF (riche en glucides et pauvre en graisses) depuis 2010 (quand j’avais 26 ans), avec en moyenne deux tiers de mon alimentation étant des fruits lors de ces 15 dernières années. En 2012, j’ai été frugivore pendant 4 mois en période estivale dans des conditions faciles. Tout s’est très bien passé, il faisait chaud, le choix de fruits étaient vaste, je voyais peu de gens et mon budget était grand. Après avoir perdu au moins 8 kilos aisément, j’ai commence la course à pieds directement avec des chaussures minimalistes. Ensuite, mes conditions de vie ont changé, et je suis redescendue à 90% de fruits jusqu’en 2015. Cette année-là, j’ai commencé le cyclisme, et donc les dépenses liées au vélo de route ont empiété sur les dépenses de fruits. J’ai donc mangé des féculents et légumes à la place des fruits tous les soirs de 2015 à 2025. Ce mode d’alimentation est appelé RawTill4, qui signifie fruits le matin, fruits le midi et féculents + légumes le soir. Pendant ces dix années, j’ai tenté maintes fois de repasser à une alimentation frugivore, mais je n’y arrivais plus que quelques jours de suite, tentée par ce que les gens vivant avec moi mangeaient.
Pourquoi je tentais de redevenir frugivore ?
J’ai toujours été une grande saleuse. Hélas, le sel déshydrate gravement notre corps. Le sel est si corrosif, irritant, que la dose léthale est assez basse. J’étais souvent constipée étant enfant avec tout ce sel, car je ne connaissais rien à sa toxicité et je ne savais pas qu’il fallait boire beaucoup d’eau pour l’évacuer plus vite. Ce n’est que vers la fin de la vingtaine que j’ai appris que le corps déteste tellement le sel qu’il s’en protège en le diluant fortement et cherche à s’en débarrasser le plus rapidement possible. Étant HCLF végane, j’ai testé plusieurs fois la quantité d’eau que mon corps retenais pour se protéger du sel. À chaque fois, je pesais 2 kg de moins au bout de 24 heures sans sel. 2 kg de flotte pour quelques pincées de sel. Le sel est en fait un poison, quelque soit la dose. Le sel tue.
La dose léthale pour adulte est évidemment plus élevée, mais pas si haute que ça. Regardez la cinquième colonne qui montre la dose de sodium ingérée pour chaque cas de décès dû au sel.
En tout cas, en HCLF, j’avais l’habitude de boire beaucoup d’eau. Je ne m’inquiétais pas pour ma vie, je m’inquiétais pour mon hydratation. Le sel donne un visage bouffi, de la cellulite, donne envie de faire la sieste, constipe, favorise les fermentations, irrite… J’avais perdu 20 cm de longueur de cheveux à cause des bains dans la mer en 2015.
Le problème, c’est que le sel est addictif. C’est difficile de s’en passer. Quand on mange des aliments qui sont fades à la base pour notre espèce, on a envie de saler ces aliments pour les rendre appétents. La solution, c’est de manger des aliments qui n’appellent pas nécessairement le sel, tels que de patates douces, des potimarrons, des pommes de terre, et, encore mieux, des aliments qui ne nécessitent pas de sel du tout, à savoir les fruits. Chaque repas de fruits est un repas sans sel, une victoire. Savoir tout cela, c’est bien mignon, mais le sel reste addictif. Et vu que ma santé était au top grâce à une alimentation HCLF de type RawTill4 avec un peu de malbouffe végane occasionnellement, je n’avais pas de motivation suffisamment forte pour passer au tout fruit. C’est pour cela que je ne restais pas au 100 % fruit plus de quelques jours de suite. Manger assez de calories n’a jamais été un problème pour moi, j’aime manger beaucoup.
Les raisons de mon frugivorisme récent
En 2025, les choses ont changé. Ce sont des livres qui m’ont donné les informations qui me manquaient. Comment avais-je pu passer à côté de ces livres pendant toutes ces années ? Je n’avais vu personne en parler jusqu’en 2025.
Le premier livre qui m’a donné une claque, c’est How to prolong life de Charles W. de Lacy Evans, qui date de 1910. J’en ai fait une vidéo ici. Il explique comment prolonger la vie en ralentissant l’accumulation de « matières terreuses », responsables de l’ossification de tous les tissus et du vieillissement chez les animaux et les humains. La teneur en ces matières terreuses minérales inassimilables a été mesurée sur différents aliments calcinés. Il s’avère que les produits animaliers en contiennent un peu, les légumes-racines en contiennent beaucoup, les céréales en contiennent encore plus. Seuls les fruits en sont presque exempts. J’ai donc cessé de chanter les louanges des féculents à partir de cette lecture. Je pense toujours que les féculents sont d’excellents aliments de transition, mais personnellement je ne veux plus manger de céréales, de légumineuses et de tubercules. Je m’en tiens au fruits avec conviction dès lors.
Le deuxième livre que j’ai lu juste après être devenue frugivore, c’est Grain Damage de Douglas Graham, qui date de 2005. J’avais lu le fameux livre Le régime 80/10/10 du même auteur, mais pas l’autre sur les dégâts des céréales. Il parle des dégâts des féculents, notamment des céréales, sur notre santé. Les féculents descendent de leur piédestal dans ce livre. Les céréales contiennent des opioïdes, comme le lait, et ce fait est vérifiable, ce qui signifie que les céréales sont addictives, comme le lait. Les céréales contiennent des stimulants. J’ignorais cela jusqu’à cette lecture. Doug explique aussi des choses que je savais déjà, mais qu’il est bon de rappeler. La digestion des féculents est complexe et peu efficace ; elle cause des fermentations, qui produisent de l’alcool, des acides et des gaz. Les céréales contiennent si peu de micronutriments qu’on peut les considérer comme des calories vides. L’amidon et le citron sont irritants et causent donc une sécrétion de mucus protecteur. Le livre nous apprend aussi que 1 acre de vergers nourrit 250 % plus de personnes que 1 acre de céréales, et aussi, que sur une même surface de terrain, on peut nourrir 40 personnes avec des fruits ou bien 1 personne avec du bœuf. Les références sont indiquées en fin d’ouvrage. Ce livre a renforcé mes convictions.
J’ai relu le livre Le régime sans mucus d’Arnold Ehret de 1922. L’auteur a une histoire remarquable. À 31 ans, 24 médecins lui avaient diagnostiqué une néphrite incurable. Mais ses recherches dans des sanatoriums et ses expérimentations avec l’alimentation l’ont guéri et lui ont donné une santé de fer. De génétique blanche, il bronzait sans coup de soleil au point qu’on l’avait confondu avec des Indiens. Grâce à une alimentation de fruits uniquement, il pouvait prendre des bains de soleil de 4 à 6 heures à 49 °C sans problème. Il voyageait dans plusieurs pays et se nourrissait de raisins. Il ne consommait ni caféine, ni protéines animales ni compléments. Il donnait des informations, nuances et précautions concernant le jeûne hydrique. Il promouvait une transition alimentaire, et non pas un saut direct d’une alimentation standard à une alimentation frugivore, car la détox peut être extrêmement inconfortable, voire fatale chez les personnes qui ont accumulé beaucoup de toxicité dans leur corps à cause d’une mauvaise alimentation. L’alimentation de transition qu’il promouvait était dite « régime pauvre en mucus » et l’alimentation frugivore était dite « régime sans mucus ». Le mucus est la substance protectrice que le corps produit pour se protéger des substances irritantes et pour évacuer ces dernières. Ce livre affirme que les maladies sont causées par des déchets/obstructions, notamment des acides, des poisons et de l’acide urique. L’auteur écrit aussi que le diabète est causé par des aliments gras. Il dit aussi que les déchets des protéines et des amidons sont collants dans les intestins.
Voilà pourquoi je suis redevenue frugivore le 1er octobre 2025 et je sais que je ne reviendrai pas en arrière, sauf effondrement ou galère économique grave. Je m’étais accordée un budget nourriture plafonné à 100 € par semaine, mais en pratique je dépense 75 € en nourriture hebdomadairement.
La suite
Dans le prochain article, je vous parlerai des bienfaits sur ma santé de cette alimentation frugivore/fruitarienne, qui est donc sans sel, sans produits d’origine animale et sans tubercules, légumineuses et céréales. Cette alimentation n’est clairement pas pour tout le monde, car elle nécessite des connaissances solides, une logistique sans faille, un budget suffisant et un peu de discipline. La transition alimentaire est puissante, car grâce à elle, on se sèvre progressivement des produits modernes addictifs, on se bâtit des convictions basées sur le réel et en fin de compte on a besoin d’assez peu de discipline pour faire des repas de fruits.
Je suis d’ailleurs en train d’écrire un nouveau livre sur cette alimentation et notamment sur la transition qui est cruciale pour réussir sans galérer inutilement. Je vous tiens au courant sur la parution de cet ebook, pour lequel je veux prendre mon temps afin qu’il apporte les meilleures astuces. En attendant, vous pouvez passer à une alimentation HCLF végane en tant qu’alimentation de destination ou de transition grâce à mes ebooks existants qui sont toujours valables, et vous pouvez me trouver sur YouTube, Instagram, Tiktok, Facebook et Strava.
Ceci est un deuxième article sur la B12 avec des ressources percutantes et une liste de véganes vivant sans compléments de B12 depuis au moins 10 ans. Certains n’en ont pas pris pendant plus de 20 ou 30 ans.
L’argument de la B12 est un frein au véganisme, car un nutriment qui serait absent des plantes éveille la méfiance de beaucoup de personnes. En tant que végane, je n’ai jamais été à l’aise avec le fait de prendre un complément. Mais j’ai fini par y croire sous la pression des « experts » que le système nous impose. N’oublions pas que ces experts médicaux qui promeuvent la prise de B12, y compris les médecins végétaliens, ont tous soutenu le vaccin covid, car s’ils ne l’avaient pas fait ils auraient perdu leur autorisation de pratiquer la médecine. Ce sont des prêtres de l’ordre médical en robe blanche après tout.
Si vous voulez continuer de vous complémenter, eh bien faites-le, je ne vous en empêche pas. Je connais par cœur les arguments pro-B12, donc ne vous fatiguez pas à tenter de m’expliquer le gospel bédouzien.
La B12 a été créée ans un laboratoire pharmaceutique de Merck en 1948. L’histoire de sa découverte (invention) est bourrée d’incohérences et d’éléments alarmants.
Maintenant, aller à un labo pour me faire tester la B12 ne m’intéresse plus, car j’ai compris qu’ils testent la présence de ce poison dans le corps.
Aris Latham est végane depuis 53 ans, ne se complémente pas en B12, un test sanguin a indiqué qu’il est carencé en B12, mais il ne présente aucun symptôme de la carence en B12. Ses mains ne tremblent pas du tout, comme vous pouvez le constater dans l’interview vidéo ci-dessous.
Ne vous en faites pas, une liste des véganes en bonne santé et non complémentés est fournie plus bas dans l’article. j’ai d’autres choses à vous montrer d’abord.
Les pros-B12 sont toujours là ? Ce n’est pas non plus la peine de me demander de lire le livre « Could It Be B12? » L’annexe de ce livre fait la promotion de B12 injectable et de kits de test, dont les auteur du livre bénéficient d’un pourcentage des ventes.
Ne débattez pas avec moi, s’il vous plaît, lisez plutôt le livre ci-dessous qui nous apprend l’histoire de la vitamine B12 et tous les produits toxiques mélangés en laboratoire pour obtenir ce produit.
Ce livre dévoile toute l’histoire sordide qui se cache derrière la peur et le marketing du mythe de la carence en vitamine B12. Je l’ai dévoré en un jour et je le recommande.
Toute cette théorie de la « carence en vitamine B12 » découle d’expériences cruelles menées en laboratoire sur des chiens et des rats, qui ont conduit à prescrire du foie de bœuf cru et des comprimés de foie aux personnes chez qui on avait diagnostiqué cette « anémie pernicieuse ». Tout cela a finalement abouti à la commercialisation de compléments alimentaires à base de vitamine B12 destinés aux personnes suivant un régime végétalien, déclarées « carencées ».
L’auteur cite également une liste à coucher dehors de 100 symptômes de la « carence en B12 ». Le livre explique le procédé de fabrication des diverses formes de B12 (méthyl-, hydroxy-, adénosy- et cyano-cobalamine : aucune n’est naturelle) et de la vitamine D, leur inefficacité, leur toxicité et leur lien récurrent avec la cruelle industrie de l’élevage. Ces compléments ne sont pas équivalents à ce que l’on peut obtenir dans la nature.
Continuons. Vous n’avez pas fini d’être surpris. Voici un exemple de fiche de santé-sécurité de la cyanocobalamine (B12 de laboratoire) :
Dingue, n’est-ce pas ?
Cela me rappelle le risque accru de cancer du poumon chez les personnes qui ont un taux de B12 élevé dans le sang (doi : 10.1002/ijc.32033). Le livre de Hayes mentionne que des quantités excessives de B12 lors de la grossesse peuvent augmenter le risque d’autisme (doi : 10.1096/fasebj.30.1_supplement.151.6).
Donc je ne suis pas impressionnée par l’existence des photos de cristal de B12 toxique de laboratoire.
Et pourquoi on nous incite tant à prendre ces acides ? L’argent ? Certes. Mais je crois que les personnes au pouvoir dans les coulisses veulent nous maintenir en mauvaise santé pour des raisons que je tiendrais secrètes, car je laisse les personnes appropriées révéler cela dans le futur.
Je pense qu’on se porte mieux sans poisons de laboratoire. Quelle libération de revenir à cette posture pourtant évidente.
Jeannette Donofrio « Msfit Vegan ». 40 ans. Végane crudivore depuis 15 ans. Aucun complément.
Gary Yourofsky. Végane depuis 28 ans. Aucun complément de toute sa vie.
Aris Latham. 78 ans. Végane crudivore depuis 49 ans. Aucun complément.
Eli Martyr. 42 ans. Végane crudivore depuis 10 ans. Aucun complément.
Prof. Spira. 42 ans. Végane crudivore et aucun complément depuis des années.
Dr Tumi Johnson. Végane crudivore depuis 14 ans aucun complément depuis des années.
Dr Will Tuttle. 72 ans. Végane WFPB depuis 45 ans et aucun complément.
Loren Lockman. 64 ans. Végane crudivore depuis 35 ans et aucun complément.
Anthea V. Hayes. 71 ans. Auteur du livre The enigma of B12 : Nature’s only mistake?. Végane depuis 36 ans. N’a jamais pris aucun complément.
James Durcan « Vegan Sign Guy ». (végane sans complément depuis des années)
Dr Robert Morse. 75 ans. Crudivore-frugivore depuis 55 ans. Fruitarien depuis 4 ans. Aucun complément.
Artëm Kushnarev. 32 ans. Fruitarien depuis 6 ans et aucun complément.
Scott Burnhard. 33 ans. Végane basé sur les fruits depuis 8 ans. Aucun complément depuis 9 ans.
(J’écris cela en 2025. Donc ajoutez des années si vous lisez cet article quelques années plus tard.)
Ces véganes contemporains ne prennent pas de B12, ne tombent pas malades et n’ont aucun symptôme de « carence en B12 ». Comme c’est bizarre, cela ne correspond pas à ce que les médecins végétaliens nous ont dit. Les réserves de B12 du corps sont censées durer seulement quelques mois à 5 ans.
Donald Watson, fondateur de la Vegan Society, a d’ailleurs vécu jusqu’à l’âge de 95 ans, après avoir été végane pendant 63 ans.
La plupart des véganes croient qu’ils ont besoin de consommer des compléments de B12, car à mon avis la stratégie suivante des contrôleurs de ce monde à cet égard a été la suivante :
Fabriquer un mélange toxique et le vendre comme complément « indispensable ».
Appeler ce poison « vitamine » pour inspirer la confiance.
Dire que c’est un micronutriment indispensable.
Ignorer les personnes qui vivent en bonne santé pendant des dizaines d’années sans ce complément.
Lancer une campagne massive d’endoctrinement et de peur visant les végés récalcitrants.
Les gens intelligent sombrent dans l’arrogance, car ils sont capables de comprendre des concepts complexes, mais ils gobent des mensonges complexes car ils manquent de bon sens.
J’étais tombée dans le panneau, mais j’y vois clair maintenant ! La vérité est simple. Les mensonges ont des explications complexes.
Je veux être carencée en poison inventé dans un labo et je sais que je ne développerai aucun symptôme de ladite carence. Merci. Je suis une adulte et je n’ai pas confiance en l’autorité.
J’ai pris des compléments de vitamine B12 pendant 11 ans et aujourd’hui je vous explique pourquoi j’arrête d’en prendre. C’est une réflexion personnelle qui n’engage que moi. Le lecteur fera ses propres choix en conscience.
Je suis devenue végane en 2010. Mon alimentation était déjà très riche en fruits. Tout allait bien. Je n’ai pris aucun complément alimentaire pendant 4 ans. Je n’ai jamais eu peur de manquer de protéines, de graisses et de minéraux… mais je me suis faite piégée par le mythe des vitamines. Une seule vitamine.
La peur de la carence
En 2014, une amie a fait tester sa B12 et m’a proposé de faire tester mon niveau de B12 également. Le verdict du labo est tombé le lendemain, j’étais carencée en vitamine B12. Pourtant, je me sentais super bien et je ne présentais aucun des symptômes de la carence en B12. Mais j’ai pris peur de l’épouvantail d’un risque de séquelles neurologiques que ladite carence pouvait provoquer en quelques semaines, mois ou années. J’ai donc décidé de commencer à prendre de compléments de B12, en débutant par une cure d’attaque d’un mois. Je n’ai ressenti aucun changement dans mon corps avec ou sans complément de B12.
J’avais hélas écouté un laboratoire plutôt que mon corps. Pendant 11 ans, j’ai pris de la vitamine B12 sous différentes formes, « juste pour être sûre », surtout de l’hydroxycobalamine et de la méthylcobalamine et aussi un peu de cyanocobalamine, soit par injection, soit en comprimé soit en solution sublinguale. Maintenant, je vois cette complémentation comme une imprudence. La peur l’avait emporté sur la raison. Je n’avais pas confiance en le système, mais je prenais l’existence de vitamines pour acquise.
Mes doutes sur le système vitaminique
Il y a un an, j’ai commencé à douter de l’existence de vitamines grâce à des vidéos ultra-longues d’un Africain anonyme, qui explique entre autres que tout ce qui est toxique contient du fluor, qui serait présent dans tous les acides et les bases, contrairement à ce que dit la chimie moderne. En entendant cela, je me suis dis : « Mais, les vitamines sont des acides et le système vante leurs bienfaits sur la santé. Qui ment, le système scientiste ou cet homme qui m’a appris tant de chose inédites ? Après tout, les acides attaquent l’émail des dents, ont mauvais goût et détruisent le pigment bleu. Intéressant. Les fruits mûrs sont-ils sains en raison des vitamines ou d’autre chose ? L’explication qu’on nous donne sur les pH semble fausse. Je dois approfondir mes recherches et réfléchir à tout cela. »
Voici un article approfondi en anglais qui dégoûtera n’importe quel lecteur de prendre de vitamines du groupe B, notamment de la vitamine B12.
Heureusement que pendant toutes ces années de véganisme, avant de tomber sur ces informations bouleversantes, j’ai évité les agrumes pas mûrs, notamment le citron, ainsi que le vinaigre. Vous êtes témoin que je vous ai mis en garde contre le vinaigre (acide acétique) et le citron (acide citrique) depuis longtemps.
Depuis un an, vous avez peut-être remarqué que je mange beaucoup plus de plantes foncées qui ont un capital minéral relativement préservé, tels que le riz noir, les raisins noirs, les mûres, les myrtilles et quelques gâteries plus onéreuses comme pitaya violet et la patate douce violette. je pense actuellement que les anthocyanes sont minorées et qu’on en a grand besoin. On les reconnaît à leur teinte bleue/violette. Elles sont rares de nos jours, et il y a une raison à cela, dont je ne parlerai pas.
Il y a une semaine, ma confiance en les vitamines a fini par s’effondrer totalement grâce à cette discussion entre Jeannette et Eli :
Pour résumer les points saillants de cet échange :
Les vitamines ont été inventées, pas découvertes. La première vitamine a été soit-disant isolée alors que les chimistes n’avaient pas la technologie nécessaire pour isoler quoi que ce soit. Ce chimiste polonais a mélangé un extrait de pomme avec une flopée de produits chimiques, l’a filtré, a ajouté d’autres substances toxiques et a appelé le résultat vitamine B1. C’est grotesque.
Le nom « vitamine » a sûrement été choisi spécifiquement pour inspirer la confiance, car il rappelle le mot « vitalité ». Ainsi on ne soupçonne pas qu’il s’agit d’une théorie fumeuse.
Il n’existe pas de photo ou de vidéo de vitamines, seulement des représentations en 3D.
Le procédé de fabrication de la vitamine B12 consiste en un mélange infâme toxique : cobalt + sucre OGM + acétone + solvants + acides ⇒ filtrage, dessication ⇒ ajout d’autres déchets industriels toxiques ⇒ on appelle ce produit « vitamine B12 ». C’était bleu avant, c’est rouge après.
La vitamine B12 aurait été inventée pour viser spécifiquement les véganes et diminuer un peu leur santé.
Les compléments alimentaires ont beaucoup plus en commun avec les médicaments que ce qu’on croit. C’est-à-dire qu’ils présentent une certaine toxicité et génèrent d’énormes profits.
Tous les nutriments nécessaires à notre corps sont présents dans les plantes.
En fait, c’est logique.
Je suis si fâchée à propos de ces mensonges sur les vitamines. Heureusement que ces compléments ne m’ont pas coûté beaucoup d’argent, mais je me demande le mal que cette « vitamine » a fait à mon corps et à toutes les personnes qui en prennent.
Je suis aussi un peu fâchée contre mon ancien moi qui a naïvement cru à ce mensonge, malgré la petite histoire scatologique moqueuse de cette vitamine. On nous dit que c’est une bactérie fécale. Est-ce en référence à sa fabrication dégueulasse ou aux intestins crasseux que le système veut qu’on ait avec tous les poisons fluorés qu’ils nous donnent toute notre vie ? Qui sait.
Red flags à garder en tête pour ne plus tomber dans le panneau
Je constate des caractéristiques communes à ce genre de sujet. Voici ma petite liste des signes alarmants quand le système scientiste veut nous faire croire à une chose imaginaire :
Il n’y a rien de concret, pas de vraie photo/vidéo, seulement de la théorie et des dessins animés en 3D.
Il y a une histoire qui fait peur dans un but obscur qu’on découvrira peut-être par la suite..
La théorie de cette chose est compliquée. Eh oui, les mensonges sont compliqués et la vérité est simple.
C’est invérifiable par l’expérience personnelle directe. Mais il peut y avoir un effet placebo.
On lui donne un nom choisi méticuleusement, en l’accompagnant d’un petite histoire à moitié vraie qui devrait pourtant éveiller les soupçons.
Mon alimentation actuelle
Je me nourris uniquement de fruits toutes les couleurs depuis le 1er octobre 2025.
Désolée
Étant donné que j’ai promu la prise de compléments de B12 pendant 11 an, je vous fait mes excuses et je vous informe que j’arrête d’en prendre. Question de transparence.
Faisons attention aux catégories qu’on nous donne pour penser, car si elles sont faussent, elles mènent à des conclusions erronées.
Quelle a été l’alimentation de ce peuple en bonne santé vivant en autarcie dans des montagnes au nord du Pakistan ? Réponse dans cet article.
Ceux qui s’intéressent au développement durable, à l’environnement, à l’alimentation et à la santé ne pourront que se réjouir de découvrir ou de redécouvrir les Hunzas, grâce à ce texte d’Hélène Laberge, qui est la refonte d’un court article paru dans le numéro 13 de la revue Critère, en 1975.
« Le peuple hunza a été obligé d’adopter un type d’agriculture plus près du jardinage que de l’exploitation agricole avec comme résultat des récoltes de fruits et de légumes d’une qualité telle qu’aucune autre forme de culture ne saurait obtenir. C’est la récompense qu’ils reçoivent pour la façon dont ils retournent intégralement au sol tout ce qu’ils en ont tiré. »
La nourriture que consomment les Hunzakuts a fait l’objet de nombreuses recherches.
Ils vivent en totale et parfaite autarcie et tirent toute leur subsistance de leurs produits agricoles, de leurs animaux et de quelques plantes sauvages. Ils cultivent principalement les arbres fruitiers dont les fameux abricotiers, qui assurent la base de leur alimentation. Également, les pommiers, les poiriers, les noyers ainsi que quelques vignes. Ils sèment des céréales: sarrasin, orge, mil et luzerne mais surtout le blé, avec lequel ils fabriquent le pain sans levain, le chappati. Comme ils ne font pas de réserves de farine, les grains qu’ils utilisent sont moulus sur pierre au jour le jour.
Tobe a aussi visité des moulins à farine plus importants, destinés à tous les habitants d’un village. Les résidus servent à nourrir les animaux et à fertiliser les sols. Quant à leurs légumes, ils sont analogues aux nôtres: carotte, chou épinard, chou-fleur, pois, tomate, radis, pomme de terre, navet, haricot, oignon, citrouille, melon. Un autre trait important, c’est que leurs arbres fruitiers sont exempts de maladies et d’insectes et que, par conséquent, bon an, mal an, les fermiers sont assurés d’une production sinon toujours abondante du moins constante.
Les abricots forment l’essentiel de la nourriture des Hunzas ; les voyageurs ont tous décrit leur émerveillement devant ces terrasses où les fruits mis à sécher au soleil forment de grandes nappes de couleur orangée. Ils font aussi de l’élevage: ils ont surtout des vaches, des chèvres et des yaks. Le lait de ces animaux est converti en beurre, un beurre qui ressemble plutôt à un fromage qui a la particularité de se conserver pendant des mois, sinon des années, grâce à un procédé de conservation rustique et efficace: enveloppé d’écorces de bouleaux, il est réfrigéré dans les eaux froides en provenance des glaciers. Ils clarifient également ce beurre à qui ils donnent le nom de ghee en le chauffant un peu et le consomment sur leurs chappatis. Leurs terres ne sont pas assez abondantes pour leur permettre un élevage intensif. Ils consomment donc peu de viande, et seulement au cours de leur hiver rigoureux.
L’alimentation des Hunzas
Une alimentation frugale et pratiquement dénuée de protéines animales nourrit ce peuple musulman depuis des siècles. Les enfants accompagnent les parents et sont initiés dès leur jeune âge au travail de la terre. Les repas sont peu abondants et fréquents. Le déjeuner consiste en un bol d’abricots frais ou bouillis avec des céréales et accompagné de chappatis. Vers 10 heures, même régime auquel s’ajoutent des légumes frais ou bouillis. Le chef de famille a droit à 2 chappatis, les autres membres de la famille à un seul. Entre 13 heures et 14 heures, autre repas constitué cette fois d’abricots secs attendris dans de l’eau l’hiver, ou d’abricots frais l’été. Et enfin, entre 17 et 19 heures, un repas plus substantiel comprend, outre les chappatis, des légumes et en saison, des fruits variés, prunes, pêches, poires, pommes ou abricots frais. Ils tirent des amandes de l’abricot une huile qu’ils utilisent de nombreuses façons, pour frire certains mets, s’éclairer, protéger leur peau et leurs cheveux, etc.
Ils ne consomment pratiquement pas de viande, sauf pendant le mois de décembre, au cours duquel ils tuent un ou deux moutons. C’est pendant ce mois d’hiver qu’ils boivent, bien que musulmans, un vin fabriqué à partir des mûres, une tradition qui se perd dans la nuit des temps.
Évaluation calorique
Chez les Hunzas, d’après les études faites par des médecins pakistanais, les adultes mâles consomment environ 1900 calories par jour, soit 50 grammes de protéines, 36 grammes de lipides et 354 grammes de glucides. Les protéines et les lipides sont essentiellement d’origine végétale. Les glucides qu’ils consomment proviennent des fruits, des légumes et des céréales (Dr Alexander Leaf, National Geographic, janvier 1973).
Leur santé
Le docteur McCarrison ne s’est pas contenté de décrire les Hunzas comme une race « inégalée en ce qui concerne la perfection physique et l’absence de maladies en général », il a dressé la liste des maladies dont ils étaient exempts : cancer, ulcère gastrique ou duodénal, appendicite, colique. Il a remarqué qu’ils n’ont pas de sensibilité de l’abdomen aux impressions des nerfs, à la fatigue, à l’anxiété, au froid. Ils ont, poursuit-il, « une santé abdominale parfaite contrastant avec celle de nos colonies hautement civilisées ».
Cinquante ans plus tard, en 1960, Tobe, en visite chez les Hunzas, compléta cette liste d’après le témoignage d’un autre médecin, allemand cette fois, qui déclara n’avoir relevé aucun cas de calculs biliaires ou rénaux, de maladies coronariennes, d’hypertension, de lésions valvulaires, de déficience mentale, de polio, d’arthrite, d’obésité, de diabète et d’insuffisance thyroïdienne.
Tobe déclare aussi n’avoir jamais rencontré une personne handicapée dans les villages visités. Enfin, le Dr Alexander Leaf, en examinant quelques vieillards, a toutefois remarqué la présence d’infarctus du myocarde et de toutes sortes de maladies cardio-vasculaires, mais qui étaient restées inaperçues du patient.
Ce portrait idyllique de la santé des Hunzakuts est-il un portrait embelli ? Est-il exact qu’ils soient exempts de toutes les maladies ?
Les visiteurs récents redoutent pour eux le contact avec le monde extérieur dont ils étaient préservés jusqu’à maintenant par leur situation géographique et… leur forte identité. D’après leurs témoignages, les Hunzas restent pour le moment fidèles à leur alimentation, mais ils ont remplacé l’huile d’abricot par de la margarine et le sel brut par du sel raffiné qu’ils importent.
Depuis ce changement, on constate chez les jeunes des cas de carie dentaire et surtout de goitre. Il semble qu’en remplaçant le sel brut fourni par les minerais de la montagne et contenant des sels minéraux divers, les Hunzas se sont privés d’une source d’iode qui les avait maintenus jusque-là à l’abri des maladies thyroïdiennes.
Ce sel provenait d’une région, le Shimshal, où les Hunzas le recueillaient depuis des centaines d’années. Mais à son état naturel, il contenait beaucoup d’impuretés et était moins savoureux que le sel raffiné. Si pour le moment les Hunzas sont exempts des maladies attribuées à la civilisation, ils sont sujets à des infections de la peau, des fièvres, et de la dysenterie, cette dernière étant peut-être attribuable, suggère Tobe, à la présence des minéraux contenus dans l’eau qu’ils consomment, mais sans qu’il ait pu le vérifier.
Ils ne sont pas exempts non plus de la mortalité infantile. Ils souffrent, vers la fin de leur vie, de troubles pulmonaires, particulièrement les femmes âgées, et de maladies oculaires causées dans leurs maisons par la fumée des feux ouverts qui s’échappent par des trous de forme carrée dans leur toit, car ils ignorent les feux fermés. Par contre, des oculistes ont constaté que les Hunzakuts qu’ils ont pu examiner jouissent tous d’une vision parfaite.
Longévité
Les Hunzakuts sont renommés pour leur longévité. Faute d’archives, il n’est pratiquement pas possible de dénombrer la quantité exacte de vieillards et leur âge. En revanche, dans un des villages où il a passé plusieurs semaines, Tobe a dénombré 12 hommes de plus de cent ans et 100 de plus de quatre-vingt-dix. Ces vieillards ont une vie sexuelle active bien au-delà de 75 ans comme en font foi les enfants issus de remariages tardifs. Ils mènent une vie normale, s’occupant de leurs cultures et parcourant de longues distances sur leurs pistes de montagne.
On a attribué la santé et la longévité des Hunzakuts à leur alimentation et à la richesse minérale de leur eau. Mais dans l’étude passionnante qu’il leur consacre, Tobe qui a de la santé une conception toute hippocratique, à savoir que la santé est le résultat d’un harmonieux équilibre de vie, a aussi porté une extrême attention à tous les autres facteurs de l’existence des Hunzas, au climat, à l’altitude, à l’agilité et à l’endurance qu’ils ont dû développer pour survivre dans ce pays où la concentration de montagnes est la plus importante du monde.
Les Hunzas utilisent pour traverser leur rivière ou des précipices d’une grande profondeur ces ponts de corde propres aux pays montagneux. Même les femmes traversent ces ponts extrêmement instables (une terrible épreuve pour les explorateurs étrangers qui s’y sont aventurés), en portant un enfant dans leurs bras, avec une légèreté et une aisance impressionnantes. Il faut souligner que les enfants sont habitués très tôt à circuler pieds nus.
Les témoignages sur l’endurance des Hunzas de tous âges abondent. Jean et Franc Shor (5), reporters au National Geographic Magazine, citent le cas, qui n’est pas exceptionnel, disent-ils, d’un Bourousho de 78 ans qu’ils ont vu parcourir 65 milles en 24 heures sur des pistes de montagne très périlleuses. En d’autres circonstances, Franc Shor a participé à une chasse aux moutons qui a conduit les chasseurs à 4572 mètres d’altitude sur des sentiers abrupts où ils se déplaçaient trois fois plus vite que lui et sans montrer la moindre trace de fatigue. Enfin, lorsque des Hunzas se trouvent parmi les porteurs au cours d’une expédition, ils se démarquent des autres par leur extraordinaire endurance et le rythme rapide de leur ascension.
Maternité
En ce qui a trait aux femmes, Tobe a recueilli des témoignages prouvant qu’elles accouchent avec beaucoup de facilité. Elles s’abstiennent de tout travail dur pendant les premiers temps de la grossesse mais reprennent un rythme de travail constant au champ avec le reste de la famille jusqu’à l’accouchement, car une croyance populaire veut que plus la femme enceinte travaille fort, mieux se déroule l’accouchement et en meilleure santé se trouve le nouveau-né. La mère retourne travailler la terre peu de temps après l’accouchement. Les enfants sont nourris au sein pendant près de trois ans, s’il s’agit de garçons, deux ans si c’est une fille.
Organisation sociale
À l’époque où il était le chef religieux et politique des Hunzakuts, le Mir fit remarquer à des visiteurs occidentaux (les Shor) qu’il avait eu très peur lorsqu’un Hunza avait cru découvrir une mine d’or. Comme ils s’étonnaient de cette réaction, le Mir poursuivit:
« C’eût été la fin des Hunzas et de leur way of life. On nous laisse tranquilles parce que nous ne possédons rien qui fasse envie aux autres. Si nous étions riches, n’importe quel pays trouverait un prétexte pour nous envahir afin de nous ‘protéger’. »
Il faut savoir que ce peuple ne connaît aucune des structures qui semblent aller de soi dans les autres pays: il n’existe aucune forme d’administration; pas d’impôt à payer, pas de système de santé, pas d’assurance, pas d’argent.
Qu’en est-il depuis que les Hunzas sont maintenant administrés par le gouvernement du Pakistan de l’Ouest ? Les jeunes Hunzakuts quittent leur région pour s’engager dans l’armée pakistanaise. Alors que dans les années 1960, les étrangers n’étaient admis à visiter la vallée que par une invitation personnelle du Mir, les restrictions ont été adoucies; avec la construction de la route Karakoram, les Occidentaux ont maintenant accès aux villages hunzas. Et la résidence du Mir disparu a été convertie en hôtel. Ils avaient été jusqu’à tout récemment gouvernés par ce Mir, sorte de roi dont la dynastie remontait à six cents ans. Maintenant décédé, ce Mir avec qui Tobe avait lié amitié, était assisté d’un Conseil d’Anciens, composé de douze personnes, dont la moitié était recrutée parmi les vieillards du royaume, ce qui représentait une moyenne d’âge de 80 ans et plus.
La principale richesse des Hunzas étant la terre, une loi stipule qu’elle ne peut être transmise qu’au fils. Par contre, la fille peut hériter d’autres biens et recevoir en dot un arbre fruitier du verger de ses parents. Cet arbre lui appartient toute sa vie: elle l’entretient et en cueille les fruits. Bien que les Hunzas soient de religion musulmane, leurs femmes ne sont pas voilées. Elles sont libres d’aller et venir et ont part aux décisions du ménage au même titre que leur mari. Les parents choisissent le conjoint dans une des tribus hunzas (les mariages entre proches sont interdits) mais l’enfant a le droit de s’opposer à leur choix. Le divorce est rarissime.
Nous commencerons par une découverte récente, puis parcourrons de nombreux autres exemples avec photos de populations basées sur les glucides, avant de nous pencher sur notre ADN. Les sources sont référencées en bas de page.
Une autre société de mangeurs de plantes a été découverte en janvier 2024
Soro Mik’aya Pajtxa et Wilamaya Pajjxa convergent pour indiquer que les plantes en C3, probablement des tubercules sauvages, constituaient la composante principale du régime alimentaire des premiers fourrageurs de l’Altiplano andin et que la viande, y compris la vigogne et le taruca, jouait un rôle secondaire.[1]
Les archéologues croyaient auparavant que nos ancêtres étaient des chasseurs-cueilleurs, en insistant sur leur rôle de chasseur. Ils étaient confus par les restes d’os d’animaux qu’ils retrouvaient sur les sites archéologiques. Or, les os se conservent pendant des siècles, mais les feuilles de maïs disparaissent rapidement. De nos jours, les archéologues, étudient le microbiome via les selles, le tartre dentaire, les outils et les villages.
Amidons cuits (rhizomes) en Afrique il y a 170 000 ans
Les rhizomes d’hypoxie (appelée étoile jaune, ci-dessous) sont riches en glucides et ont une valeur énergétique d’environ 500 KJ/100g.[2] Un rhizome est une tige souterraine qui stocke des réserves nutritives.
Les Hommes de Néandertal aimaient les féculents il y a 600 000 ans
Les Néandertaliens mangeaient beaucoup de glucides, ce qui a contribué à la croissance de leur gros cerveau.
Les résultats d’analyse 124 échantillons de plaque dentaire de leurs dents suggèrent que nos ancêtres s’étaient adaptés à une alimentation riche en féculents il y a au moins 600 000 ans, c’est-à-dire à peu près à l’époque où ils avaient besoin de davantage de sucres pour alimenter une forte expansion de leur cerveau.[3]
Des mangeurs de pomme de terre il y a 14 000 ans
La tourbière du site archéologique de Monte Verte a fourni les plus anciens échantillons enregistrés d’espèces de pommes de terre sauvages ou cultivées actuellement connues. 45 espèces comestibles de plantes, incluant des pommes de terre, champignons, graines de joncs, baies, noix et fruits sauvages. 22 espèces de plantes médicinales.[4]
Même de nos jours au Pérou, la pomme de terre prévaut
L’humble pomme de terre il y a plus de 10 000 ans sur les rives du lac Titicaca, de nos jours au Pérou.
Le chuño se conserve 10 ans dans un local sec et fermé. Le chuño, appelé aussi moraya ou tunta, est une spécialité des Andes centrales produite par la déshydratation de pommes de terre par un cycle d’expositions au soleil et au gel et de foulages. À chaque cycle les tubercules perdent de l’eau.
Les Incas apportaient du quinoa aux batailles, en raison du poids des pommes de terre.
De l’amidon trouvé dans des vestiges dentaires il y a 8 000 ans
Des particules de courge, de haricots (communs de Lima), de cacahuètes et de céréales ont été retrouvés sur les dents des habitants des pentes occidentales tropicales des Andes péruviennes (sociétés Ñanchoc).[5]
Otzi, l’homme des glaces il y a 5 000 ans
Otzi est une momie glacière datant de l’âge du cuivre. Il a été tué puis a été préservé dans la glace. Une tête de flèche a été retrouvée dans son épaule et il présentait d’autres blessures. C’était dans les Alpes tyroliennes à la frontière entre l’Italie et l’Autriche. Il est au musée archéologique du Tyrol du Sud. Il avait 46 ans. Ses cheveux ont été analysés et leur composition chimique suggère qu’il était principalement végétarien, voire végétalien, c’est-à-dire qu’il mangeait peu ou pas de viande ou de lait.[6]
L’Europe du Nord il y a 3 000 ans
L’homme de Tollund avait entre 30 et 40 ans quand il est mort vers 405-380 avant J.-C., au début de l’âge de fer danois. Les analyses de ses intestins montrent qu’il a mangé une bouillie composée de 85% d’orge (335 g), de 9% d’herbe de saule pâle (29 g) et de 5% de lin (16 g).[7]
Les corps placés dans des tourbières se sont naturellement momifiés, ce qui a préservé la peau, les cheveux, les ongles et parfois les intestins.
Les Polynésiens (Hawaïens) prospéraient grâce au taro il y a 1 500 ans
Les aliments de base des Hawaïens étaient le taro (préparé en poï), le fruit à pain, la patate douce, les bananes, les feuilles de taro et d’autres légumes feuillus. Les cochons étaient élevés pour des sacrifices religieux. Puis, au XIXe siècle, les missionnaires ont apporté à Hawaï les poulets, les porcs et les chiens en tant que nourriture.[8]
Les anciennes pommes de terre consommées par les Autochtones américains
Des granules de pomme de terre ont été retrouvés sur des outils datant de 10 000 à 11 000 ans.
Les images ci-dessous proviennent d’une étude montrant des traces de granules d’amidon, indiquant la consommation la plus précoce des pommes de terre en Amérique du Nord.[9] Il s’agit de Solanum jamesii (à gauche), des tubercules produits par un seul individu après une saison de végétation (au centre) et un tubercule à l’extrémité d’un stolon (à droite).
Ci-dessous à gauche, une pièce de 1 $ représentant des Amérindiens cultivant des pommes de terre. À droite, la région des « Quatre Coins » au Sud des États-Unis était le lieu d’origine de Solanum jamesii, qui est une espèce de plantes herbacées tubéreuses de la famille des Solanaceae, où vivaient les peuples Apaches, Dinés (Navajos) et Pueblo tels que les Hopis et les Zunis.
Les guerriers sont mieux nourris avec les féculents
Les hommes et les femmes dont l’alimentation se base sur les céréales, les légumes et les fruits ont accompli tous les grands exploits de l’histoire. Les anciens conquérants de l’Europe et de l’Asie, dont les armées d’Alexandre le Grand (de 356 à 323 avant J.-C.) et de Gengis Khan (de 1162 à 1227 après J.-C.), avaient une alimentation à base de féculents. Les légions de César se plaignaient d’avoir trop de viande dans leur alimentation et préféraient se battre avec des céréales.[10] Ces guerriers ont conquis le monde connu, en se nourrissant de féculents (riz, blé, etc.). Quant aux gladiateurs, ils avaient une alimentation basée sur l’orge et les légumineuses.[11]
Le riz est la source calorique principale de l’Asie depuis 10 000 ans
Patates douces dans les Hautes-Terres de la Papouasie-Nouvelle-Guinée
« Dans le but de clarifier l’énigme nutritionnelle de la santé physique des montagnards de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui ont un régime déficient en protéines composé principalement de patates douces, une étude pilote a été réalisée avec 10 volontaires habitant les montagnes de Papouasie-Nouvelle-Guinée… » Les constats de cette étude[12] sont les suivants.
Les patates douces constituent 90 % l’alimentation de ce peuple. Les protides représentent seulement 3 à 6 % de leur apport calorique. Un homme consomme 25 grammes de protides et une femme 20 grammes. Chaque jour, ils mangent 2 390 kilocalories. Ces habitants ont une alimentation très riche en glucides. Les glucides représentent 94,6 % de leur apport calorique.
Ils étaient tous en excellente santé. Leur cholestérol était de 153 mg/dl. Leur tolérance du glucose était élevée. Leur niveau de triglycérides était de 142 mg/100 ml. Leurs niveaux d’acide urique sérique n’étaient pas élevés. Aucun diabète ni goutte n’ont été trouvés. La prévalence de maladies cardiovasculaires était basse. L’hypertension était rare. La cardiopathie ischémique était rare, voire absente (électrocardiogramme). Le fumage de la pipe était commun.
Le maïs a alimenté des civilisations d’Amérique pendant 7 000 ans
Le maïs est consomme en Amérique du Nord, en Amérique Centrale et en Amérique du Sud depuis 7 000 ans. Les Aztèques et les Mayas ont existé pendant 9 000 ans et basaient leur alimentation sur le maïs.
Les féculents sont au centre de l’alimentation humaine d’après Nathaniel Dominy
Dans cette vidéo, Nathaniel Dominy, professeur agrégé d’anthropologie à Dartmouth, parle de ses recherches et explique pourquoi il pense que le véritable régime alimentaire de l’homme est basé sur les féculents. Elle est en anglais, mais vous pouvez activer le sous-titres automatiquement traduis en français dans les paramètres.
L’amylase est une enzyme présente dans le suc pancréatique et la salive. Lors de la digestion, elle dégrade les grandes molécules d’amidon en molécules plus petites, afin qu’elles puissent être métabolisées.
Conclusion : mangez des féculents !
Toutes les grandes populations dans l’Histoire mangeaient principalement des féculents : maïs, riz, pommes de terre, etc. Du moins, jusqu’à ce qu’elles deviennent riches et aient la mauvaise idée de commencer à manger davantage de graisses, ce qui les a rendues de plus en plus malades.
Notre ADN est formel : nous sommes des grands mangeurs de glucides
Sur la base de notre anatomie et de notre physiologie, les experts ont depuis longtemps conclu que les primates, y compris les êtres humains, sont conçus pour avoir un régime alimentaire composé essentiellement de végétaux. Le régime naturel des chimpanzés, notre plus proche parent, est presque entièrement végétarien ; il est composé en grande partie de fruits et, pendant les saisons sèches où les fruits sont rares, ils mangent des graines d’arbres, des fleurs, de la moelle tendre et de l’écorce ; les termites et les petits mammifères contribuent de manière insignifiante à leur alimentation tout au long de l’année.
Récemment, des scientifiques ont prouvé, grâce à des tests génétiques, que nous sommes conçus pour nous développer au mieux avec une catégorie d’aliments végétaux, les féculents. L’ADN de l’homme et du chimpanzé est identique à 99 % environ, mais cette différence de 1 %, qui comprend des gènes permettant de digérer beaucoup plus d’amidon, s’est avérée cruciale pour l’évolution des premiers ancêtres de l’humanité. L’examen du nombre de copies du gène de la synthèse de l’amylase, l’enzyme qui digère l’amidon, a révélé une moyenne de 6 copies chez l’homme, contre seulement 2 copies de ce gène chez les autres primates.[13] Cette différence génétique entraîne la production de niveaux 6 à 8 fois plus élevés d’enzymes digérant l’amidon dans la salive humaine. La capacité limitée des chimpanzés et d’autres membres de la famille des grands singes à utiliser l’amidon a lié leur espèce aux jungles tropicales où les fruits sont abondants tout au long de l’année.
Les féculents constituaient une source alimentaire essentielle pour les ancêtres des premiers hommes et des hommes modernes. La capacité à utiliser efficacement l’amidon nous a permis de migrer hors d’Afrique et de coloniser le reste de la planète (dans des endroits où les fruits ne sont abondants qu’en été et en automne). Les tubercules et les céréales remplis d’amidon servent d’unités de stockage pour des calories concentrées qui durent tout l’hiver, sont largement distribués géographiquement et sont faciles à récolter. Ces calories abondantes ont également fourni l’énergie supplémentaire nécessaire pour que le cerveau passe de la taille du singe à celle de l’homme (une différence de trois fois).[14]
Conclusion
Six aliments ont principalement alimenté la civilisation humaine en tant que moteurs caloriques : l’orge, le maïs, le millet, les pommes de terre, le riz et le blé.
Féculents consommés dans l’histoire
Orge – Moyen-Orient depuis 11 000 ans Maïs – Amérique du Nord, centrale et du Sud depuis 7 000 ans Légumineuses – Amériques, Asie et Europe depuis 6 000 ans Millet – Afrique depuis 6 000 ans Avoine – Moyen-Orient depuis 11 000 ans Pommes de terre – Amérique du Sud (Andes) depuis 13 000 ans Sorgho – Afrique de l’Est depuis 6 000 ans Patates douces – Amérique du Sud et Caraïbes depuis 5 000 ans Riz – Asie depuis plus de 10 000 ans Seigle – Asie depuis 5 000 ans Blé – Proche-Orient depuis 10 000 ans
Références :
[1]. Chen JC, Aldenderfer MS, Eerkens JW, Langlie BS, Viviano Llave C, Watson JT, Haas R. Stable isotope chemistry reveals plant-dominant diet among early foragers on the Andean Altiplano, 9.0-6.5 cal. ka. PLoS One. 2024 Jan 24;19(1):e0296420. doi : 10.1371/journal.pone.0296420. PMID: 38265974; PMCID: PMC10807835.
[2]. Wadley L, Backwell L, d’Errico F, Sievers C. Cooked starchy rhizomes in Africa 170 thousand years ago. Science. 2020;367(6473):87-91. doi : 10.1126/science.aaz5926
[3]. Henry AG, Brooks AS, Piperno DR. Microfossils in calculus demonstrate consumption of plants and cooked foods in Neanderthal diets (Shanidar III, Iraq; Spy I and II, Belgium). Proc Natl Acad Sci U S A. 2011;108(2):486-491. doi : 10.1073/pnas.1016868108
[4]. Ugent, D., Dillehay, T. & Ramirez, C. Potato remains from a late pleistocene settlement in southcentral Chile. Econ Bot 41, 17–27 (1987). doi : 10.1007/BF02859340
Moreno K, Bostelmann JE, Macías C, Navarro-Harris X, De Pol-Holz R, Pino M. A late Pleistocene human footprint from the Pilauco archaeological site, northern Patagonia, Chile. PLoS One. 2019;14(4):e0213572. Published 2019 Apr 24. doi : 10.1371/journal.pone.0213572
[5]. Piperno DR, Dillehay TD. Starch grains on human teeth reveal early broad crop diet in northern Peru. Proc Natl Acad Sci U S A. 2008;105(50):19622-19627. Réf. doi : 10.1073/pnas.0808752105
[6]. S. A. Macko, G. Lubec, M. Teschler-Nicola, V. Andrusevich, M. H. Engel. The Ice Man’s diet as reflected by the stable nitrogen and carbon isotopic composition of his hair. FASEB Journal 13, 559–562;1999. First published: 01 March 1999. doi : 10.1096/fasebj.13.3.559
[7]. Nielsen NH, Henriksen PS, Mortensen MF, et al. The last meal of Tollund Man: new analyses of his gut content. Antiquity. 2021;95(383):1195-1212. doi : 10.15184/aqy.2021.98
[8]. Helmkampf M, Wolfgruber TK, Bellinger MR, et al. Phylogenetic Relationships, Breeding Implications, and Cultivation History of Hawaiian Taro (Colocasia Esculenta) Through Genome-Wide SNP Genotyping. J Hered. 2018;109(3):272-282. doi : 10.1093/jhered/esx070
[9]. Louderback LA, Pavlik BM. Starch granule evidence for the earliest potato use in North America. Proc Natl Acad Sci U S A. 2017;114(29):7606-7610. doi : 10.1073/pnas.1705540114
[10]. Durant, Will. History of Civilization, Vol III. Caesar and Christ. Simon and Schuster, New York, 1944.
[12]. Tanaka N, Kubo K, Shiraki K, Koishi H, Yoshimura H. A pilot study on protein metabolism in the Papua New Guinea highlanders. J Nutr Sci Vitaminol (Tokyo). 1980;26(3):247-259. doi : 10.3177/jnsv.26.247
[13]. Perry GH, Dominy NJ, Claw KG, Lee AS, et al. Diet and the evolution of human amylase gene copy number variation. Nat Genet. 2007 Oct;39(10):1256-60. doi: 10.1038/ng2123
Certains veulent maigrir à tout prix. Mais, le résultat n’est pas garantit et le prix est trop cher.
Les lignes ci-dessous vous sûrement vous surprendre et vous couper l’envie de sauter le petit déjeuner à l’avenir.
Fringales
Sauter le petit déjeuner peut être associé à un appétit accru [1] et à une mauvaise alimentation [3]. Autrement dit, sauter le petit déjeuner favorise plus tard dans la journée les fringales d’aliments denses malsains, tels que les fritures, le fromage, le chocolat et les gâteaux. Cela est dû au fait que sauter un repas peut facilement perturber nos niveaux de leptine et de ghréline, deux hormones qui régulent l’appétit.
Prédiabète
Des études montrent de robustes mécanismes biologiques dans l’association entre l’évitement du petit déjeuner et le prédiabète. Sauter le petit déjeuner pourrait affecter le métabolisme du glucose en élevant le niveau d’acides gras [1] et en perturbant les rythmes circadiens [2]. Sauter le petit déjeuner, en particulier pour les personnes en surpoids, est associé au prédiabète, car cela augmente la résistance à l’insuline. [6]
Sport
De surcroît, sauter le petit déjeuner peut également diminuer l’activité physique le matin [4,5]. Cela signifie que si l’on veut s’entraîner efficacement le matin, il faut prendre un petit déjeuner pour apporter du glucose à notre corps. Si l’on manque de glucides, alors on brûlera moins de graisses et notre corps convertira des protéines en glucides pour avoir assez d’énergie. Donc, si vous tenez à garder votre masse musculaire ou cherchez à l’augmenter, il faut veiller à manger assez de glucides à chaque repas.
Stress
Les femmes qui sautent le petit déjeuner présentent un rythme de cortisol perturbé et une tension artérielle élevée. [7] Le cortisol est une hormone de stress. Les personnes qui se privent de sucres (simples ou complexes) sont sujettes à un stress intense quotidien, surtout les femmes. Le sucre atténue le stress en réduisant le niveau de cortisol. [8] Il ne faut pas confondre sucre et desserts gras.
Conclusion
Maintenant, vous avez plusieurs raisons importantes de ne plus jamais sauter le petit déjeuner. Il est important de manger tôt le matin. Les preuves sont là. Et il ne s’agit pas de manger n’importe quoi en modération, mais d’apporter à son corps ce dont il a besoin tout en se régalant.
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Références
1. Astbury NM, Taylor MA, Macdonald IA. Breakfast consumption affects appetite, energy intake, and the metabolic and endocrine responses to foods consumed later in the day in male habitual breakfast eaters. J Nutr (2011) 141(7):1381–9. doi: 10.3945/jn.110.128645.
2. Jakubowicz D, Wainstein J, Landau Z, Raz I, Ahren B, Chapnik N, et al. Influences of breakfast on clock gene expression and postprandial glycemia in healthy individuals and individuals with diabetes: A randomized clinical trial. Diabetes Care (2017) 40(11):1573–9. doi: 10.2337/dc16-2753.
3. Tambalis KD, Tanagiotakos DB, Psarra G, Sidossis LS. Breakfast skipping in Greek schoolchildren connected to an unhealthy lifestyle profile. results from the national action for children’s health program. Nutr Dietetics: J Dietitians Assoc Aust (2019) 76(3):328–35. doi: 10.1111/1747-0080.12522.
4. Betts JA, Richardson JD, Chowdhury EA, Holman GD, Tsintzas K, Thompson D, et al.. The causal role of breakfast in energy balance and health: a randomized controlled trial in lean adults. Am J Clin Nutr (2014) 100(2):539–47. doi: 10.3945/ajcn.114.083402.
5. Chowdhury EA, Richardson JD, Holman GD, Tsintzas K, Thompson D, Betts JA, et al. The causal role of breakfast in energy balance and health: a randomized controlled trial in obese adults. Am J Clin Nutr (2016) 103(3):747–56. doi: 10.3945/ajcn.115.122044.
6. Miyamura K, Nawa N, Isumi A, Doi S, Ochi M, Fujiwara T. Association between skipping breakfast and prediabetes among adolescence in Japan: Results from A-CHILD study. Front Endocrinol (Lausanne). 2023;14:1051592. Published 2023 Feb 22. doi: 10.3389/fendo.2023.1051592.
7. Yu J, Zhuang C, Guo W, Zhou X, Chen Y, Wang L, Li W, Zhu Y, Zhuang R, Tian K. Causal relationship between breakfast skipping and bone mineral density: a two-sample Mendelian randomized study. Front Endocrinol (Lausanne). 2023 Nov 7;14:1200892. doi: 10.3389/fendo.2023.1200892. PMID: 38027166; PMCID: PMC10660815.
8. Di Polito N, Stylianakis AA, Richardson R, Baker KD. Real-World Intake of Dietary Sugars Is Associated with Reduced Cortisol Reactivity Following an Acute Physiological Stressor. Nutrients. 2023;15(1):209. Published 2023 Jan 1. doi:10.3390/nu15010209
J’ai traduit pour vous les explications de Nutrition by Victoria. Elle est titulaire d’une maîtrise en nutrition humaine et s’est spécialisée dans les subtilités du métabolisme humain. Elle sait donc comment aider les gens à rester minces et en bonne santé tout au long de l’année, et c’est ce qu’elle a réussi à faire elle-même grâce à une alimentation riche en glucides et pauvre en graisses stricte, avec un nombre illimité de calories, pendant ces 12 dernières années. Elle a appris à manger suffisamment, ce qui a permis à son corps de s’adapter aux glucides, autrement dit d’être sensible à l’insuline, de sorte qu’elle peut rester mince sans effort, même après trois grossesses. Cela se produit naturellement quand on apprend à manger suffisamment de calories de glucides.
Les glucides sont la principale source de carburant de notre corps. Les glucides se présentent en différentes variations de saccharides, y compris les polysaccharides qui sont les amidons, les disaccharides qui sont les sucres, et les monosaccharides qui sont le glucose et le fructose. Tout cela est bon, nous en avons besoin en grandes quantités pour alimenter notre cycle de l’acide tricarboxylique (TCA) et produire de l’ATP, ce qui nous permet de brûler des graisses, car le cycle TCA n’utilise pas seulement le glucose comme substrat principal, mais aussi des acides gras qui alimentent le cycle, parce que, soyons francs, l’énergie est vitale dans nos vies et nous devons en avoir beaucoup. Nous utilisons donc à la fois le glucose et les graisses pour produire de l’énergie.
Si nous n’avons pas assez de glucose, nous ne pouvons pas brûler les graisses de manière efficace et notre métabolisme ralentit.
C’est simplement un processus naturel, notre corps veut que nous vivions, il veut que nous survivions à la famine, donc nous avons construit des mécanismes de survie et de famine afin de nous maintenir en vie par des déficits de glucose, par des insuffisances de glucose, afin que nous puissions rester en vie.
Victoria s’est fixé l’objectif d’informer tous ceux qui passent sur sa chaîne YouTube sur le sujet du fonctionnement réel de notre métabolisme et partage des connaissances utiles, telles que ce qui suit.
Si l’on se sent toujours fatigué et on n’arrive pas à dormir, cela est dû en grande partie au cortisol. Un taux élevé de cortisol nous donne faim et, parce que nous sommes censés rechercher de la nourriture à cause de ce taux élevé de cortisol. Si nous ne le faisons pas, nous n’arrivons pas à dormir correctement. Le cortisol est la principale substance chimique ou hormone qui se déclenche lorsque nous n’avons pas assez de glucose. Nous disposons d’hormones, essentiellement le glucagon et l’insuline, pour déterminer si notre glycémie est élevée ou basse. L’objectif de ces hormones est de faire en sorte que notre glycémie soit toujours à un niveau normal, afin que nous ayons toujours assez de sucre pour nous alimenter, car cela est très important.
Le cortisol augmente quand il est temps pour nous de manger. Le matin, notre cortisol est naturellement élevé, ce qui nous aide à nous réveiller et à chercher de la nourriture. Donc si nous privons notre corps de nourriture le matin, en sautant le petit déjeuner, notre cortisol va rester élevé jusqu’à ce que nous obtenions ce sucre.
Il vaut donc mieux manger ou manger quelque chose de sucré dans les 30 minutes qui suivent le réveil afin d’éviter les problèmes de cortisol plus tard dans la journée.
Il est souhaitable que notre taux de cortisol reste normal, ni trop bas, ni trop haut. Chaque fois que notre glycémie chute parce que nous manquons de carburant, c’est-à-dire de glycogène, nous devons nous assurer que nous mangeons du sucre afin de réduire notre réponse au cortisol et d’éviter d’initier une gluconéogenèse où nous commençons à utiliser les protéines comme source d’énergie, ce qui ralentit également notre métabolisme.
Il a été scientifiquement prouvé par des études cliniques que manger du sucre fait baisser le taux de cortisol. En effet, le cortisol est une hormone qui est utilisée pour nous aider ou qui est libérée pour nous aider à rechercher de la nourriture, en nous donnant cette poussée d’énergie supplémentaire. « Va chercher de la nourriture, va reconstituer tes réserves d’énergie. » Lorsque nous sommes constamment fatigués, c’est le signe que nous devons manger davantage. Lorsque nous n’arrivons pas à dormir correctement parce que notre taux de cortisol est élevé, c’est aussi le signe que nous devons manger plus de glucides. Il existe de nombreux autres signes de désordre alimentaire, mais ils sont tous liés à une sous-alimentation en glucides.
La solution est donc simple : mangez suffisamment de glucides et tout rentrera dans l’ordre.
Selon une nouvelle étude publiée dans l’International Journal of Environmental Research and Public Health, un régime végétalien est plus bénéfique pour l’environnement qu’un régime méditerranéen. Les chercheurs ont utilisé l’analyse du cycle de vie, une méthode permettant d’évaluer l’empreinte environnementale d’un produit, et ont constaté que le régime végétalien avait un impact environnemental total inférieur de 44 % à celui du régime méditerranéen. Les auteurs affirment que la consommation de produits animaux, même modeste, joue un rôle essentiel dans les dommages causés à la santé humaine et à l’environnement.1
Voici le résumé de cette étude. La consommation alimentaire est l’une des principales causes du changement climatique, de l’épuisement des ressources, de la perte de biodiversité et d’autres types d’impact environnemental des ménages modernes. Il est prouvé qu’un changement global des habitudes alimentaires pourrait être l’intervention la plus efficace et la plus rapide pour réduire la pression anthropique sur la planète, en particulier en ce qui concerne le changement climatique. Notre étude a appliqué l’analyse du cycle de vie pour étudier l’impact environnemental total de deux régimes à base de plantes : le régime méditerranéen et le régime végétalien, conformément aux recommandations nutritionnelles italiennes pertinentes. Les deux régimes ont les mêmes taux de macronutriments et couvrent toutes les recommandations nutritionnelles. Les calculs ont été effectués sur la base d’un régime théorique d’une semaine de 2000 kcal/jour. Selon nos calculs, le régime végétalien a un impact environnemental total inférieur d’environ 44 % à celui du régime méditerranéen, bien que la teneur en produits animaux de ce dernier soit faible (10,6 % des calories totales du régime). Ce résultat soutient clairement le concept selon lequel la consommation de viande et de produits laitiers joue un rôle critique, surtout en ce qui concerne les dommages causés à la santé humaine et aux écosystèmes. L’étude soutient la thèse selon laquelle même une teneur minime à modérée en aliments d’origine animale a un impact constant sur l’empreinte environnementale d’un régime alimentaire, et leur réduction peut entraîner des avantages écologiques significatifs. Les auteurs ne déclarent aucun conflit d’intérêts.
Par ailleurs, la recherche du Comité des médecins (PCRM) montre qu’un régime végétalien donne de meilleurs résultats qu’un régime méditerranéen en ce qui concerne la perte de poids, la sensibilité à l’insuline et le taux de cholestérol. Les participants ont perdu en moyenne 6 kg en suivant le régime végétalien, alors que le régime méditerranéen n’a entraîné aucun changement.2