Deux vidéos importantes sur le sucre, le fructose, la glycémie et l’insuline

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Si le fructose est mauvais, que penser des fruits?

Source : http://nutritionfacts.org/video/if-fructose-is-bad-what-about-fruit/

La cause de la résistance à l’insuline

Source : http://nutritionfacts.org/video/what-causes-insulin-resistance/

Transcriptions :

1) Si le fructose est mauvais, que penser des fruits?

Si le fructose dans le sucre et le sirop de maïs riche en fructose sont considérés comme de l’alcool sans l’effervescence quant au potentiel d’infliger des dommages au foie, qu’en est-il de la source de fructose naturelle, les fruits ?

Seule une consommation de fructose purement industriel non issu des fruits a été associée à un déclin de la fonction hépatique. Idem avec l’hypertension artérielle. Le fructose provenant des sucres ajoutés a été associé à l’hypertension, et pas le fructose des fruits naturels.

Si l’on compare les effets d’une alimentation pauvre en fructose issu des sucres ajoutés et des fruits à une alimentation limitant le fructose issu de sucres ajoutés, l’alimentation qui a gardé les fruits s’en sort le mieux. Les personnes ont perdu plus de poids avec les fruits présents que si tout le fructose avait été restreint systématiquement.

Les effets délétères du fructose se limitaient au fructose industriel, c.-à-d. le sucre de table et le sirop de maïs riche en fructose, sans élément indiquant d’effet négatif du fructose des fruits entiers.

Cette incohérence apparente s’expliquerait par les effets positifs d’autres nutriments tels que les fibres et les antioxydants dans les fruits frais. Voyons voir.

Si des personnes boivent un verre d’eau contenant 3 c.s. de sucre de table, comme une canette de soda, voici le grand pic de glycémie obtenu dans l’heure qui suit. Notre corps panique et libère tellement d’insuline pour faire baisser le pic qu’il en fait trop, et dans la deuxième heure on est relativement hypoglycémique, en chutant à un taux de glycémie inférieur à ce qu’il était avant que l’on ait bu le sucre.

En réponse à cela, notre corps déverse de la graisse dans le sang comme s’il était affamé, car notre taux de glycémie a chuté brusquement sous le niveau de jeûne. Notre corps s’est inquiété.

Et si l’on ajoutait des baies mixées
en plus du sucre ? Comme un smoothie aux baies ? Elles contiennent leurs propres sucres, l’équivalent d’une cuillerée supplémentaire de sucre, donc la glycémie devrait empirer, n’est-ce pas ? Non, non seulement il n’y a pas de pic de glycémie supplémentaire, il s’agit d’un élément essentiel, aucun creux d’hypoglycémie ne s’ensuit. La glycémie a juste monté et baissé sans cet excès, et sans le déferlement de graisse dans le sang.

Cette différence serait imputable à la consistance semi-solide des repas aux baies, qui aurait diminué la vitesse à laquelle l’estomac se vide par rapport à la consommation d’une simple eau au sucre. De plus, les fibres solubles dans les baies a un effet gélifiant dans nos intestins qui ralentit la libération des sucres.

Pour tester si c’était dû aux fibres, ils ont recommencé l’expérience avec du jus de baies qui contenait tout le sucre mais aucune fibre. Comme vous pouvez le voir, on observe vite une nette différence dans les réponses d’insuline sanguine, à la marque de 15 minutes. La collation de baies a considérablement diminué le pic de glycémie mais pas les jus, mais le reste des réponses bénéfiques, par exemple à 90 minutes, étaient quasiment identiques entre le jus et les fruits entiers, suggérant que les fibres n’expliquent pas tout.

Il s’avère qu’il y a des phytonutriments dans les fruits qui inhibent le transport des sucres à travers la paroi intestinale vers notre circulation sanguine. Les phytonutriments d’aliments tels que des pommes et des fraises peuvent bloquer certaines prises de sucres par les cellules tapissant nos intestins.

L’ajout de baies peut en fait atténuer le pic d’insuline dû aux aliments à index glycémique élevé. Voici ce que fait le pain blanc à nos niveaux d’insuline dans les 2 heures suivant sa consommation. Mais si l’on mange le même pain blanc avec des baies, cela atténue le pic. Donc même si l’on a effectivement rajouté du sucre, sous forme de baies, le pic d’insuline est réduit, ce qui s’accompagne de divers bénéfices potentiels à court et long terme.

Donc si vous préparez des crêpes, assurez-vous que ce sont des crêpes aux myrtilles.

2) La cause de la résistance à l’insuline

Des études datant de près d’un siècle arrivaient à une conclusion surprenante. Si l’on fait deux groupes de jeunes gens en bonne santé, la moitié à un régime riche en lipides, l’autre à un régime riche en glucides, et voilà les résultats au bout de deux jours. L’intolérance au glucose monte en flèche dans le groupe riche en graisse. En réponse au même défi d’eau sucrée, le groupe qui s’est empêtré dans le gras s’est retrouvé avec une glycémie double. Plus ils mangent de graisse, plus la glycémie augmente.

Pourquoi la consommation de graisse augmente-t-elle le taux de glycémie ? Les scientifiques ont mis près de 70 ans résoudre ce mystère, mais au final ils ont trouvé la clé de notre compréhension actuelle de la cause du diabète de type 2.

Voici un groupe d’athlètes faisant des réserves de glucides dans leurs muscles avant une course. Nous dégradons l’amidon en glucose dans notre tube digestif, il circule en tant que glucose sanguin (mesuré en taux de glycémie) et arrive à nos muscles où il est stocké et brûlé pour faire de l’énergie.

Le glucose sanguin est comme un vampire. Il a besoin d’une invitation pour entrer dans nos cellules. Et cette invitation, c’est l’insuline.

Voici une cellule musculaire. Voici du glucose sanguin qui attend d’entrer patiemment dehors. L’insuline est la clé qui déverrouille la porte pour laisser le glucose sanguin entrer dans la cellule musculaire. Lorsque l’insuline se fixe au récepteur d’insuline, elle active une enzyme, qui active une autre enzyme, qui active deux autres enzymes qui activent le transport du glucose, agissant comme une porte pour laisser entrer le glucose dans la cellule. Donc l’insuline est la clé ouvrant la porte de nos cellules musculaires.

Et s’il n’y avait pas d’insuline ? Le glucose resterait dans la circulation sanguine cognant à la porte de nos muscles et incapable d’y entrer, n’ayant nulle part où aller la glycémie augmenterait de plus en plus. C’est ce qu’il ce passe avec le diabète de type 1, les cellules du pancréas fabriquant l’insuline sont détruites et sans insuline, le glucose sanguin ne peut pas passer du sang aux muscles, et la glycémie monte. Mais il existe une deuxième manière d’avoir avec une glycémie élevée.

Et s’il y a assez d’insuline, mais l’insuline ne marche pas? La clé est là mais la serrure est bouchée. Cela s’appelle la résistance à l’insuline. Nos cellules musculaires deviennent résistantes à l’effet de l’insuline.

Qu’est-ce qui bouche la serrure des portes de nos cellules musculaires, empêchant l’insuline de faire entrer le glucose ? De la graisse. Des lipides intramyocellulaires, de la graisse dans nos cellules musculaires.

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Mais la graisse sanguine peut s’amasser à l’intérieur de la cellule musculaire, créer des produits de décomposition gras toxiques et des radicaux libres pouvant bloquer le processus de signalisation de l’insuline. Peu importe la quantité d’insuline  présente dans notre sang, elle ne peut pas ouvrir les portes au glucose et les niveaux de glucose sanguin augmentent.

Ce mécanisme par lequel la graisse induit la résistance à l’insuline n’est connu que depuis que les techniques d’IRM existent pour voir ce qu’il se passe dans les muscles des gens quand de la graisse arrive dans le sang. Ainsi ils ont découvert que la hausse du niveau de graisse dans le sang cause une résistance à l’insuline par inhibition du transport du glucose vers les muscles.

Ceci peut se produire en l’espace de trois heures. Un coupe de graisse peut commencer à causer une résistance à l’insuline, en inhibant l’absorption du glucose au bout de seulement 160 minutes.

Il arrive la même chose aux adolescents. On met de la graisse dans leur sang. Elle s’accumule dans leurs muscles et baisse leur sensibilité à l’insuline, donc une hausse de graisse dans le sang est un facteur important de résistance à l’insuline.

On peut d’ailleurs faire l’expérience inverse. Baisser le niveau de graisse sanguin, ce qui diminue la résistance à l’insuline. Enlever la graisse du sang permet au sucre de quitter le sang. Cela explique cette découverte.

Avec le régime très gras cétogène, l’insuline ne fonctionne pas aussi bien. Les personnes sont devenues résistantes à l’insuline. Plus la proportion de graisse dans notre alimentation diminue, plus l’insuline fonctionne correctement, ce qui démontre clairement que la tolérance au glucose d’individus sains peut être affaiblie en leur administrant un régime pauvre en glucides et riche en graisses.

Mais on peut réduire la résistance à l’insuline en réduisant les apports en graisses.

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Un commentaire pour Deux vidéos importantes sur le sucre, le fructose, la glycémie et l’insuline

  1. Véronique G. dit :

    Merci de citer vos sources !

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