Utilisez la chaîne alimentaire pour manger moins toxique

Manger moins toxique

Cet article vous permettra de comprendre comment vous alimenter pour avaler le moins de substances toxiques que possible de nos jours.

Vous avez tous entendu parler de la chaîne alimentaire. On peut la présenter comme ça.

Et non, pas comme ça.

Parlons maintenant de la bioaccumulation. C’est un concept capital pour comprendre comment réduire la quantité de polluants que l’on consomme.  La bioaccumulation est le phénomène par lequel certains organismes absorbent et concentrent certaines substances chimiques.

Prenons maintenant l’exemple de la bioaccumulation du mercure. Ce dessin explique comment le mercure s’accumule de plus en plus en haut de la chaîne alimentaire.

C’est très simple à comprendre. Mais où se situe l’humain dans la chaîne alimentaire ? D’après les viandards, on se situerait là

ou encore là 

L’approche ECO semble plus raisonnable.

Mais que dit la science ? D’après cette étude théorique écologique, démographique et socio-économique de 2013 sur les humains actuels, nous nous situons entre l’anchois et le cochon.

Une étude sur le microbiote intestinal indique que nos ancêtres mangeaient 100 grammes de fibres par jour. C’est énorme par rapport à l’alimentation des différentes populations humains actuelles. L’humain mangeait donc beaucoup de plantes.

Mais à quelle catégorie l’humain appartient-il ? D’après la taille fonctionnel de notre corps et notre surface d’absorption intestinale, nous sommes dans la catégorie… des frugivores non spécialisés.

Attendez, mais ce n’est pas la viande qui a fait grandir notre cerveau ? Selon l’anthropologue Alex Decasien (réf.1) et ses collègues de l’université de New York, le cerveau volumineux et performant de l’humain moderne est le résultat d’une longue évolution dont l’une des étapes cruciales serait une diète plus riche en fruits. Pour arriver à ces conclusions, les chercheurs ont analysé les mets préférés de plus de 140 espèces de primates pour constater que ceux qui avaient un penchant prononcé pour les fruits avaient des cerveaux environ 25 % plus gros que ceux qui se contentaient de feuilles.

Puis, la cuisson des féculents (c.-à-d. les tubercules et les céréales) nous a permis d’avoir une plus grande source de glucides pour répondre aux grandes besoins énergétiques de notre cerveau, comme l’explique l’anthropologue Nathaniel Dominy (réf.2).

Pendant 90 % de son évolution, l’humain a mangé au moins 90 % de plantes (réf.3).

Pourquoi je vous parle de tout cela ? Vous allez comprendre. Dans les produits d’origine animale, on trouve beaucoup d’acides aminés soufrés (donc acidifiants), beaucoup de graisses saturées et trans (qui augmentent le risque d’avoir des maladies cardiovasculaires). Les produits d’origine animale sont également en déchets métaboliques, acide urique, adrénaline et autres hormones animales, bactéries pathogènes, larves parasites, virus, cholestérol, etc.

Mais avec les plantes, on s’épargne ces éléments nocifs et l’effet de bioaccumulation.

De nos jours, l’environnement et la nourriture sont contaminés par les POP (polluants organiques persistants), qui se retrouvent en concentrations plus élevées en haut de la chaîne alimentaire. Et les pesticides sur les cultures ? Les quantités de produits phytosanitaires utilisés ne sont pas dangereuses pour les consommateurs. Seuls les personnes travaillant dans les champs doivent prendre des précautions. Comme je vous l’ai expliqué dans une vidéo il y a quelques jours, manger des produits ayant le label bio de l’Union européenne n’est pas la solution pour éviter les substances toxiques. Mentionnons au passage l’existence de labels ayant un cahier des charges plus stricts. Mais manger des plantes est efficace pour éviter les substances toxiques, car vu que les plantes sont tout en bas de la chaîne alimentaire, elles contiennent des concentrations plus faibles de substances toxiques.

Non seulement vous ferez un bon geste pour les animaux en cessant de les exploiter, mais vous agirez également pour votre santé.

Regardez la répartition des macronutriments de ces groupes remarquables.

Réf. 1 :

Alex R. DeCasien, Scott A. Williams & James P. Higham. Primate brain size is predicted by
diet but not sociality. Nature Ecology & Evolution 1, Article number: 0112 (2017)

Réf. 2 :

  • Karen Hardy, Jennie Brand-Miller, Katherine D. Brown, Mark G. Thomas. The Importance of Dietary Carbohydrate in Human Evolution. The Quarterly Review of Biology, Volume 90, Number 3 | September 2015
  • Nathaniel J. Dominy, Erin R. Vogel, Justin D. Yeakel, Paul Constantino, Peter W. Lucas. Mechanical Properties of Plant Underground Storage Organs and Implications for Dietary Models of Early Hominins. Evolutionary Biology, September 2008, Volume 35, Issue 3, pp 159-175
  • Peter W. Lucas, Kai Yang Ang, Zhongquan Sui, Kalpana R. Agrawal, Jonathan F. Prinz, Nathaniel J. Dominy. A brief review of the recent evolution of the human mouth in physiological and nutritional contexts. Physiology & Behavior, Volume 89, Issue 1, 30 August 2006, Pages 36-38
  • Bob Holmes. Did high starch foods allow our ancestors to evolve big brains? New Scientist, Volume 195, Issue 2621, 15 September 2007, Pages 18
  • John Novembre, Jonathan K Pritchard & Graham Coop. Adaptive drool in the gene pool. Nature Genetics 39, 1188 – 1190 (2007)

Réf. 3 :

Milton K. Back to basics: why foods of wild primates have relevance for modern human
health. Nutrition. 2000 Jul-Aug;16(7-8):480-3.

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