Pourquoi je suis (re)devenue frugivore

Mes antécédents

J’ai grandi dans une famille non végane avec une alimentation assez standard, presque sans malbouffe et avec une légère influence macrobiotoque. J’ai une alimentation végane et HCLF (riche en glucides et pauvre en graisses) depuis 2010 (quand j’avais 26 ans), avec en moyenne deux tiers de mon alimentation étant des fruits lors de ces 15 dernières années. En 2012, j’ai été frugivore pendant 4 mois en période estivale dans des conditions faciles. Tout s’est très bien passé, il faisait chaud, le choix de fruits étaient vaste, je voyais peu de gens et mon budget était grand. Après avoir perdu au moins 8 kilos aisément, j’ai commence la course à pieds directement avec des chaussures minimalistes. Ensuite, mes conditions de vie ont changé, et je suis redescendue à 90% de fruits jusqu’en 2015. Cette année-là, j’ai commencé le cyclisme, et donc les dépenses liées au vélo de route ont empiété sur les dépenses de fruits. J’ai donc mangé des féculents et légumes à la place des fruits tous les soirs de 2015 à 2025. Ce mode d’alimentation est appelé RawTill4, qui signifie fruits le matin, fruits le midi et féculents + légumes le soir. Pendant ces dix années, j’ai tenté maintes fois de repasser à une alimentation frugivore, mais je n’y arrivais plus que quelques jours de suite, tentée par ce que les gens vivant avec moi mangeaient.

Pourquoi je tentais de redevenir frugivore ?

J’ai toujours été une grande saleuse. Hélas, le sel déshydrate gravement notre corps. Le sel est si corrosif, irritant, que la dose léthale est assez basse. J’étais souvent constipée étant enfant avec tout ce sel, car je ne connaissais rien à sa toxicité et je ne savais pas qu’il fallait boire beaucoup d’eau pour l’évacuer plus vite. Ce n’est que vers la fin de la vingtaine que j’ai appris que le corps déteste tellement le sel qu’il s’en protège en le diluant fortement et cherche à s’en débarrasser le plus rapidement possible. Étant HCLF végane, j’ai testé plusieurs fois la quantité d’eau que mon corps retenais pour se protéger du sel. À chaque fois, je pesais 2 kg de moins au bout de 24 heures sans sel. 2 kg de flotte pour quelques pincées de sel. Le sel est en fait un poison, quelque soit la dose. Le sel tue.

La dose léthale pour adulte est évidemment plus élevée, mais pas si haute que ça. Regardez la cinquième colonne qui montre la dose de sodium ingérée pour chaque cas de décès dû au sel.

En tout cas, en HCLF, j’avais l’habitude de boire beaucoup d’eau. Je ne m’inquiétais pas pour ma vie, je m’inquiétais pour mon hydratation. Le sel donne un visage bouffi, de la cellulite, donne envie de faire la sieste, constipe, favorise les fermentations, irrite… J’avais perdu 20 cm de longueur de cheveux à cause des bains dans la mer en 2015.

Le problème, c’est que le sel est addictif. C’est difficile de s’en passer. Quand on mange des aliments qui sont fades à la base pour notre espèce, on a envie de saler ces aliments pour les rendre appétents. La solution, c’est de manger des aliments qui n’appellent pas nécessairement le sel, tels que de patates douces, des potimarrons, des pommes de terre, et, encore mieux, des aliments qui ne nécessitent pas de sel du tout, à savoir les fruits. Chaque repas de fruits est un repas sans sel, une victoire. Savoir tout cela, c’est bien mignon, mais le sel reste addictif. Et vu que ma santé était au top grâce à une alimentation HCLF de type RawTill4 avec un peu de malbouffe végane occasionnellement, je n’avais pas de motivation suffisamment forte pour passer au tout fruit. C’est pour cela que je ne restais pas au 100 % fruit plus de quelques jours de suite. Manger assez de calories n’a jamais été un problème pour moi, j’aime manger beaucoup.

Les raisons de mon frugivorisme récent

En 2025, les choses ont changé. Ce sont des livres qui m’ont donné les informations qui me manquaient. Comment avais-je pu passer à côté de ces livres pendant toutes ces années ? Je n’avais vu personne en parler jusqu’en 2025.

  1. Le premier livre qui m’a donné une claque, c’est How to prolong life de Charles W. de Lacy Evans, qui date de 1910. J’en ai fait une vidéo ici. Il explique comment prolonger la vie en ralentissant l’accumulation de « matières terreuses », responsables de l’ossification de tous les tissus et du vieillissement chez les animaux et les humains. La teneur en ces matières terreuses minérales inassimilables a été mesurée sur différents aliments calcinés. Il s’avère que les produits animaliers en contiennent un peu, les légumes-racines en contiennent beaucoup, les céréales en contiennent encore plus. Seuls les fruits en sont presque exempts. J’ai donc cessé de chanter les louanges des féculents à partir de cette lecture. Je pense toujours que les féculents sont d’excellents aliments de transition, mais personnellement je ne veux plus manger de céréales, de légumineuses et de tubercules. Je m’en tiens au fruits avec conviction dès lors.
  2. Le deuxième livre que j’ai lu juste après être devenue frugivore, c’est Grain Damage de Douglas Graham, qui date de 2005. J’avais lu le fameux livre Le régime 80/10/10 du même auteur, mais pas l’autre sur les dégâts des céréales. Il parle des dégâts des féculents, notamment des céréales, sur notre santé. Les féculents descendent de leur piédestal dans ce livre. Les céréales contiennent des opioïdes, comme le lait, et ce fait est vérifiable, ce qui signifie que les céréales sont addictives, comme le lait. Les céréales contiennent des stimulants. J’ignorais cela jusqu’à cette lecture. Doug explique aussi des choses que je savais déjà, mais qu’il est bon de rappeler. La digestion des féculents est complexe et peu efficace ; elle cause des fermentations, qui produisent de l’alcool, des acides et des gaz. Les céréales contiennent si peu de micronutriments qu’on peut les considérer comme des calories vides. L’amidon et le citron sont irritants et causent donc une sécrétion de mucus protecteur. Le livre nous apprend aussi que 1 acre de vergers nourrit 250 % plus de personnes que 1 acre de céréales, et aussi, que sur une même surface de terrain, on peut nourrir 40 personnes avec des fruits ou bien 1 personne avec du bœuf. Les références sont indiquées en fin d’ouvrage. Ce livre a renforcé mes convictions.
  3. J’ai relu le livre Le régime sans mucus d’Arnold Ehret de 1922. L’auteur a une histoire remarquable. À 31 ans, 24 médecins lui avaient diagnostiqué une néphrite incurable. Mais ses recherches dans des sanatoriums et ses expérimentations avec l’alimentation l’ont guéri et lui ont donné une santé de fer. De génétique blanche, il bronzait sans coup de soleil au point qu’on l’avait confondu avec des Indiens. Grâce à une alimentation de fruits uniquement, il pouvait prendre des bains de soleil de 4 à 6 heures à 49 °C sans problème. Il voyageait dans plusieurs pays et se nourrissait de raisins. Il ne consommait ni caféine, ni protéines animales ni compléments. Il donnait des informations, nuances et précautions concernant le jeûne hydrique. Il promouvait une transition alimentaire, et non pas un saut direct d’une alimentation standard à une alimentation frugivore, car la détox peut être extrêmement inconfortable, voire fatale chez les personnes qui ont accumulé beaucoup de toxicité dans leur corps à cause d’une mauvaise alimentation. L’alimentation de transition qu’il promouvait était dite « régime pauvre en mucus » et l’alimentation frugivore était dite « régime sans mucus ». Le mucus est la substance protectrice que le corps produit pour se protéger des substances irritantes et pour évacuer ces dernières. Ce livre affirme que les maladies sont causées par des déchets/obstructions, notamment des acides, des poisons et de l’acide urique. L’auteur écrit aussi que le diabète est causé par des aliments gras. Il dit aussi que les déchets des protéines et des amidons sont collants dans les intestins.

Voilà pourquoi je suis redevenue frugivore le 1er octobre 2025 et je sais que je ne reviendrai pas en arrière, sauf effondrement ou galère économique grave. Je m’étais accordée un budget nourriture plafonné à 100 € par semaine, mais en pratique je dépense 75 € en nourriture hebdomadairement.

La suite

Dans le prochain article, je vous parlerai des bienfaits sur ma santé de cette alimentation frugivore/fruitarienne, qui est donc sans sel, sans produits d’origine animale et sans tubercules, légumineuses et céréales. Cette alimentation n’est clairement pas pour tout le monde, car elle nécessite des connaissances solides, une logistique sans faille, un budget suffisant et un peu de discipline. La transition alimentaire est puissante, car grâce à elle, on se sèvre progressivement des produits modernes addictifs, on se bâtit des convictions basées sur le réel et en fin de compte on a besoin d’assez peu de discipline pour faire des repas de fruits.

Je suis d’ailleurs en train d’écrire un nouveau livre sur cette alimentation et notamment sur la transition qui est cruciale pour réussir sans galérer inutilement. Je vous tiens au courant sur la parution de cet ebook, pour lequel je veux prendre mon temps afin qu’il apporte les meilleures astuces. En attendant, vous pouvez passer à une alimentation HCLF végane en tant qu’alimentation de destination ou de transition grâce à mes ebooks existants qui sont toujours valables, et vous pouvez me trouver sur YouTube, Instagram, Tiktok, Facebook et Strava.

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About doucefrugalite

Créatrice du site DouceFrugalite.com et coach en mode de vie sain avec une alimentation végétalienne HCLF
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