Ce qui fatigue vraiment les reins (indice PRAL)

Contenu de l’article :

• Combien d’eau boire
• L’indice PRAL des aliments de base
• Un autre indicateur encore plus intéressant
• Ce qu’il faut retenir (tout en bas)

Un point rapide sur l’hydratation

Beaucoup de gens croient que boire de l’eau fatigue les reins.
Au contraire, une bonne hydratation préserve les reins.

D’ailleurs, la couleur de l’urine
indique si l’on est suffisamment hydraté.

Les diurétiques tels que la bière, le thé, le café et les tisanes
peuvent menacer la santé des reins.

Les repas très salés et très secs déshydratent également.

Ce qui déshydrate :

• Les diurétiques, car font uriner davantage d’eau que ce qu’on a bu.
• Transpirer sous l’effet de la chaleur ou d’une activité physique.
• Manger plus de sel que ce que l’on peut éliminer par les urines et la transpiration.
• Les aliments très secs tels que le pain, les céréales en général, les fruits secs…

La déshydratation cause de dangereuses concentrations d’acides
dans les reins et la vessie.

On dispose d’un vrai critère pour savoir si un aliment est acidifiant

Le terme « acidifiant » concernant tel ou tel aliment
est trop souvent utilisé à tort et sans preuve.

Pourtant, on dispose d’un critère scientifique peu connu.
C’est l’indice PRAL (Potential Renal Acid Load).

Et il est crucial de tenir compte de cet indice PRAL
pour éviter de souffrir d’insuffisance rénale
ou pour freiner la progression d’une insuffisance.

L’indice PRAL indique la charge acide rénale potentielle d’un aliment,
à savoir son effet acidifiant ou alcalinisant sur l’organisme.

C’est dans l’urine que l’on obtient la mesure de cette charge.

Voici la référence de l’étude en question :
THOMAS REMER et FRIEDRICH MANZ, « Potential Renal Acid Load of Foods and its Influence on Urine pH », Journal of the American Dietetic Association, vol. 95, no 7,‎ 1995, p. 791–797 (PMID 7797810DOI 10.1016/S0002-8223(95)00219-7).

Un déséquilibre acide-base peut majorer ou être à l’origine de :
• fatigue,
• déminéralisation,
• sensibilité aux affections,
• frilosité,
• nervosité,
• maux de tête,
• inflammation des gencives, caries dentaires,
• acidité stomacale et reflux,
• troubles digestifs et apparition de candidoses,
• troubles urinaires,
• troubles cutanés,
• douleurs musculaires et articulaires….

Tableau : les aliments principaux et leur indice PRAL

Ce sont les minéraux contenus dans les aliments qui déterminent cette caractéristique : les légumes, par exemple, combinent une forte teneur en calcium, magnésium, sodium et potassium (minéraux alcalins) à une faible teneur en chlore, soufre et phosphore (minéraux acides).

Il ressort également que plus les aliments sont riches en protéines, plus ils sont acidifiants pour les reins.

J’aurais adoré placer ce tableau ici, dans cet article, mais toute reproduction ou traduction, partielle ou intégrale de ce tableau est interdite. Mais je peux vous partager un lien pour que vous puissiez voir ce tableau en français et en anglais par vous-même.

Pour faire simple, en ce qui concerne les reins :
• Les fromages sont acidifiants.
• La viande, le poisson, les fruits de mer, le lait, les yaourts et les céréales, les lentilles, le tofu et les pois chiches sont légèrement acidifiants.
• Les fruits, légumes, les tubercules et la plupart des légumineuses sont alcalinisants.
• Les matières grasses et le sucre raffiné sont neutres.

Il est donc logique d’axer son alimentation
sur des aliments pauvres en protéines,
et ce faisant, respecter les AJR en protides de l’USDA
qui sont de 46 g/j pour les femmes et 56 g/j pour les hommes.

Remarque :
L’indice PRAL n’indique que l’effet des aliments sur les reins.
Cela ne dit rien sur leur effet sur d’autres organes.

Un autre indicateur très intéressant est la teneur en
produits de glycation avancés, dont un tableau est disponible ici.

À retenir :

• Boire 2 à 3 litres d’eau par jour pour éviter d’irriter les reins.

• Éviter les diurétiques (bière, thé, café, tisanes),
ou boire de l’eau en plus pour compenser les diurétiques.

• Avoir une alimentation relativement pauvre en protéines,
c’est-à-dire basée sur les fruits, les légumes et les tubercules,
incluant des céréales et exempte de produits d’origine animale.

*

Si ces informations vous ont aidé, ou si vous avez une question,
merci de laisser un commentaire ci-dessous.

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A propos doucefrugalite

Créatrice du site DouceFrugalite.com et coach en mode de vie sain avec une alimentation végétalienne HCLF
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