Pourquoi réfléchir à deux fois avant de recevoir un vaccin contre la grippe – Partie 1

Auteur de l’article : Pamela A. Popper, Ph.D., N.D., présidente de Wellness Forum Health
Elle parle des vaccins antigrippaux aux États-Unis. La situation est similaire en France et en Europe. Les références sont en bas d’article.

En automne, les autorités médicales, les médecins et les représentants du gouvernement commencent à promouvoir agressivement les vaccins antigrippaux pour tous. Mon conseil : dites simplement « non ».

Un bref historique des vaccins contre le grippe

Aujourd’hui, l’Académie américaine de pédiatrie (AAP), le Comité consultatif américain pour les vaccinations, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies, ainsi que l’Organisation mondiale de la santé promeuvent tous agressivement les vaccins contre la grippe. L’origine de cette recommandation date de la grippe pandémique de 1918-1919, qui a tué environ 50 millions de personnes dans le monde. À cette époque-là, le fonctionnement de l’épidémie était mal connue, mais les médecins ont commencé à promouvoir les vaccins afin de prévenir la grippe. Les premiers vaccins antigrippaux ont été testés dans l’armée, mais avant 1947, il était déterminé que « l’incidence de maladie ne différait pas entre les individus vaccinés et non vaccinés. »[1] Malgré cela, l’utilisation du vaccin a été encouragée dans la population générale.

Au début des années 1957, un foyer de grippe asiatique est apparu en Chine. Préoccupé par un autre épidémie, Maurice Hillman de l’hôpital militaire Walter Reed a envoyé des échantillons de virus à des fabricants de médicaments et les a encouragés à faire un vaccin. L’épidémie a causé presque deux millions de morts dans le monde, dont 70 000 aux États-Unis.[2] Des millions de doses de vaccin ont été données aux Américains, mais le vaccin s’est encore avéré vain.[3]

Les partisans de la vaccination prétendent que l’échec historique des vaccins était dû au fait qu’ils ont été donnés trop tard, et ont avancé la théorie que commencer avant une épidémie de grippe permettrait d’obtenir un meilleur taux d’efficacité. En réponse à cela, en 1960 les autorités de santé publique ont commencé à recommander une vaccination de routine, qui est devenue une politique publique en quelques années avec presque aucune donnée supplémentaire pour justifier une telle politique. En fait, les preuves indiquaient que les vaccins antigrippaux routiniers étaient un cuisant échec de politique publique. L’épidémiologiste en chef des CDC Alexander Langmuir et ses collègues ont écrit dans un papier en 1964 qu’ils « …ont conclu à contre-cœur qu’il y a peu de progrès à constater. La gravité de l’épidémie de 1962-63 …démontre notre incapacité à accomplir un contrôle efficace de la mortalité excessive. »[4] Ils ajouté que la vaccination routinière devrait être continuée uniquement si l’on pouvait trouver de meilleures preuves pour justifier le coût important de la campagne de vaccination.

Les CDC ont mené une une étude aléatoire à double insu conçue pour déterminer si le vaccin contre la grippe prévenait la morbidité et la mortalité, et ils ont conclu que « Malgré un large recours aux vaccins antigrippaux… la réalisation (d’une amélioration de la morbidité et de la mortalité) n’a jamais été démontrée. »[5] Un examen par la FDA des États-Unis est arrivé à la même conclusion, et a averti qu’il existait des failles méthodologiques dans de nombreuses études examinées.[6]

Recommandations actuelles

Au vu de l’histoire du vaccin, il n’est pas surprenant que continuer à commercialiser le vaccin antigrippal auprès du public implique de grandes erreurs d’interprétation. Cela commence par l’exagération de l’incidence et des risques associés à la contraction de la grippe. D’abord, nous sommes tous exposés aux virus de la grippe tout le temps ; le virus de la grippe est constamment présent et ne fait pas de brève apparition durant la « saison de la grippe ». Un autre problème est que la grippe est souvent confondue avec le syndrome grippal (ILI) qui peut résulter de 200 virus en plus de la grippe A et B. Ces virus produisent les mêmes symptômes que la grippe, qui incluent fièvre, maux de tête, douleurs, maux, toux et écoulement nasal, ce qui rend impossible la distinction entre les deux sans tests diagnostiques. Un individu est sept fois plus susceptible d’avoir le syndrome grippal plutôt que la grippe, mais le syndrome grippal est rarement grave.

Néanmoins, les Centres américains pour le contrôle et la prévention des maladies promeuvent les vaccins antigrippaux, en affirmant « La grippe est une maladie grave qui peut mener à une hospitalisation, voire la mort. Chaque saison de grippe est différente, et l’infection grippale peut affecter les personnes différemment. Même les personnes en bonne santé peuvent tomber très malades de la grippe et la transmettre aux autres. Sur une période de 31 saisons entre 1976 et 2007, les estimations de morts liées à la grippe aux États-Unis varient entre un minimum d’environ 3 000 et un maximum d’environ 49 000 personnes. »[7]

Mais les CDC présentent des récits contradictoires concernant la grippe ; sur une autre page de leur site web, l’organisme déclare « Les CDC ne savent pas exactement combien de personnes meurent de la grippe saisonnière chaque année.[8] Autrement dit, les CDC promeuvent agressivement une solution pour un problème qu’ils ne peuvent pas quantifier.

Innocuité des vaccins antigrippaux

Ce qui peut être quantifié plus facilement, ce sont les risques associés au vaccin. À plusieurs occasions, des campagnes de vaccination contre la grippe ont pris fin en raison des effets secondaires. En octobre 1976, la campagne d’immunisation contre la grippe aux États-Unis (NIIP) a commencé par environ un million de vaccinations par semaine, et a augmenté rapidement jusqu’à quatre millions par semaine. Mais en seulement deux mois, dix États des États-Unis ont signalé des cas de syndrome de Guillain-Barré (polyradiculonévrite aiguë inflammatoire) liés au vaccin. En décembre 1976, la campagne a été abandonnée.

En janvier 1977, plus de 500 cas de syndrome de Guillain-Barré ont été signalés. Certains patients se sont complètement rétablis, certains partiellement, et 25 personnes sont mortes. La NIIP a déterminé que le risque de développer le syndrome de Guillain-Barré dans les 6 semaines était 10 fois plus élevé pour ceux qui reçoivent un vaccin antigrippal que pour les personnes non vaccinées. Bien que cela aurait pu être la fin de la promotion auprès de la population générale de la vaccination pour la grippe jusqu’à ce qu’une innocuité puisse être établie, les campagnes de promotion des vaccins antigrippaux ont continué. En 1992, 1993, et 1994, les vaccins antigrippaux se sont révélés augmenter le risque de syndrome de Guillain-Barré.[9] [10] [11]

En novembre 2013, il y a eu 93 000 réactions attribuées aux vaccins antigrippaux signalées au système de recueil d’événement indésirable (VAERS) dont 1 080 décès, 8 888 hospitalisations, 1 801 invalidités, et 1 700 cas de syndrome de Guillain-Barré.[12]

D’après les chiffres du programme américain d’indemnisation pour préjudice causé par la vaccination, le vaccin antigrippal est le vaccin le plus dangereux en Amérique. Pendant la période analysée, il y avait 134 cas réglés par les tribunaux, dont 79 étaient dus au vaccin antigrippal, parmi lesquels trois décès. Alors que le préjudice le plus courant résultant des vaccins antigrippaux était le syndrome de Guillain-Barré, d’autres problèmes de santé causés par les vaccins antigrippaux incluent encéphalomyélite aiguë disséminée, myélite transverse, zona (herpès zoster), neuropathie démyélinisante, crises d’épilepsie, neuropathie, plexopathie brachiale, polyarthrite rhumatoïde, névrite optique et paralysie de Bell.[13]

Les adjuvants dans les vaccins antigrippaux, qui incluent du mercure (25 mcg), du formaldéhyde, du glycol de polypropylène, des protéines d’œuf, du polysorbate 80, MSG, de la gélatine de porc et des antibiotiques, sont tout aussi préoccupants. Entre 2009 et 2010, des morts fœtales signalées au VAERS ont augmenté de 4250 % rien qu’avec l’ajout de thimérosal aux vaccins antigrippaux.[14]

Des problèmes d’efficacité qui persistent

Les effets secondaires sont préoccupants, mais s’avèrent encore pires au vu de la piètre performance persistante du vaccin. Une étude de 2005 a conclu que les avantages du vaccin antigrippal étaient surévalués, et « …[même pendant les deux saisons de l’épidémie] la mortalité liée à la grippe estimée était probablement très proche de ce qui ce se serait produit si aucun vaccin n’était disponible. »[15]

La collaboration de Cochrane est l’organisme de recherche médicale la plus indépendante du monde. Un examen de Cochrane a analysé l’impact des vaccins antigrippaux sur des adultes en bonne santé, dont des femmes enceintes et des bébés, en passant en revue 90 rapports de 116 études qui ont comparé les vaccins antigrippaux à un placebo ou à aucune intervention. Ensemble, les études portent sur près de dix millions de personnes. Cochrane a conclu que 40 personnes devraient être vaccinées pour prévenir seulement un cas de syndrome grippal (ILI), et que 71 personnes devraient être vaccinées pour prévenir un cas de grippe. Le vaccin n’avait aucun effet sur le nombre de jours ouvrés perdus ou les taux d’hospitalisation. Le vaccin n’avait presque aucun effet non plus sur les femmes enceintes ou leurs bébés. De même, le vaccin vivant aérosol était semblablement sans utilité.[16] Dans un autre examen, Cochrane a constaté que les vaccins antigrippaux n’étaient pas efficaces pour les personnes âgées non plus.[17]

Cochrane a mené un examen similaire afin d’évaluer les taux d’efficacité (définis comme la prévention de la grippe confirmée et du syndrome grippal), ainsi que les événements indésirables des vaccins contre la grippe chez les enfants en bonne santé. L’examen portait sur 75 études et a montré que :

  • Six enfants âgés de moins de 6 ans doivent être vaccinés avec un vaccin vivant atténué afin de prévenir un cas de grippe.
  • Dans toutes les études, il n’y a pas de données utilisables pour les enfants de moins de 2 ans.
  • Pour les enfants de 2 ans ou moins, les vaccins antigrippaux inactivés n’étaient pas plus efficaces que le placebo.
  • Pour prévenir un cas de grippe chez les enfants âgés de plus de six ans, 28 enfants doivent être vaccinés, et huit enfants doivent être vaccinés pour prévenir seulement un cas de syndrome grippal.

Les chercheurs n’ont trouvé « aucune preuve de l’effet sur les cas secondaires, l’atteinte récurrente des voies respiratoires, la prescription de médicaments, l’otite moyenne… (seulement) une mince preuve d’étude de l’effet sur l’absentéisme à l’école et l’empêchement de parents de travailler. »  Autrement dit, les enfants n’avaient presque aucune réduction du risque de développer la grippe, le syndrome grippal ou des complications de la grippe. Le vaccin s’est avéré presque inutile.  

Cependant, des effets secondaires ont été constatés, et certains étaient graves, tels que la narcolepsie et les convulsions fébriles.

Les chercheurs ont exprimé être surpris que la recommandation actuelle est de vacciner des enfants en bonne santé dès l’âge de 6 mois aux États-Unis et dans plusieurs autres pays sur la base de preuves aussi limitées, et ont déclaré que des recherches étaient nécessaires pour identifier tout préjudice potentiel résultant des vaccins antigrippaux.

De façon tout aussi importante, les chercheurs ont identifié des problèmes concernant la conception des études, le financement et la méconduite scientifique. Le groupe Cochrane a indiqué que les études financées par l’industrie donnaient des résultats plus positifs que celles qui étaient financées par des fonds publics. Ils ont signalé qu’ « un examen systématique précédent de 274 études sur les vaccins antigrippaux publié jusqu’en 2007 avait constaté que les études financées par l’industrie étaient publiées dans des journaux des plus prestigieux et citées davantage que d’autres études indépendamment de la qualité méthodologique et de la taille… l’examen a montré que les preuves fiables sur les vaccins antigrippaux sont minces, mais qu’il existe des preuves de manipulation largement répandue des conclusions et d’une réputation infondée des études. Le contenu et les conclusions de cet examen doivent être interprétés à la lumière de cette constatation. »[18] D’après Tom Jefferson, responsable du groupe du domaine des vaccins Vaccine Field Group chez la collaboration de base de données de Cochrane, « la vaste majorité des études (sont) profondément imparfaites. Inepties n’est pas un terme scientifique, mais je crois que c’est le terme approprié. »[19]

Traduction : Il faut beaucoup de fraude scientifique pour tirer des conclusions qui soutiennent les vaccins antigrippaux.

Même les encarts informatifs sur les vaccins indiquent qu’ils ne sont pas efficaces. Par exemple, l’encart informatif pour la formule FLULAVAL 2013-2014 pour les virus de type Q et le virus de type B de la grippe indique « …aucun essai contrôlé n’a été mené pour démontrer de façon adéquate une diminution de la maladie grippale après des vaccinations avec FLULAVAL. »[20]

– Dr Pamela Popper

Cliquez ici pour aller à la partie 2.

Références :

[1] Francis T, Salk J, Quilligan J. “Experience with vaccination against influenza in the spring of 1947: A Preliminary Report.” Am J Public Health Nations Health 1947 Aug;37(8):1017-1022
[2] Influenza Pandemics https://www.historyofvaccines.org/content/articles/influenza-pandemics
[3] Jensen K, Dunn F, Robinson R. “Influenza, 1957: a variant and the pandemic.” Prog Med Virol 1958;1:165-209
[4] Langmuir A, Henderson D, Serfling R. “The epidemiologic basis for the control of influenza.” Am J Public Health Nations Health 1964 Apr;54(4):563-571
[5] Schoenbaun S, Mostow S, Dowdle W, Coleman M, Kaye H. “Studies with inactivated influenza vaccines purified by zonal centrifugation. 2. Efficacy Bull Org mond Sante Bull Wld Hlth Org 1969;41:531-535
[6] Gross P, Hermogenes A, Sacks H, Lau J, Levandowski R. “The efficacy of influenza vaccine in elderly persons: a meta-analysis and review of the literature. Ann Intern Med 1995 Oct;123(7):518-527
[7] http://www.cdc.gov/flu/protect/keyfacts.htm
[8] http://www.cdc.gov/flu/about/disease/us_flu-related_deaths.htm
[9] Lasky T, Terracciano G, Magder L, et al. “The Guillain-Barré syndrome and the 1992-1993 and 1993-1994 influenza vaccines.” NEJM 1998;339(25):1797-802.
[10] Schonberger L, Bregman D, Sullivan-Bolyai J, et al. “Guillain-Barre syndrome following vaccination in the National Influenza Immunization Program, United States, 1976–1977.” Am J Epidemiol  1979; 110(5):105–23.
[11] Geier M, Geier D, Zahalsky A. “Influenza vaccination and Guillain Barre syndrome small star, filled.” Clin Immunol 2003;107(2):116-21.
[12]  https://vaers.hhs.gov
[13] http://www.hrsa.gov/vaccinecompensation/data/index.html
[14] https://vaers.hhs.gov
[15] Simonsen L, Reichert T, Viboud C, Blackwelder W, Taylor R, Miller M. “Impact of influenza vaccination of seasonal mortality in the U.S. population.” Arch Intern Med 2005 Feb;165(3):265-272
[16] Demicheli V, Jefferson T, Al-Ansary LA, Ferroni E, Rivetti A, Di Pietrantonj C. “Vaccines for preventing influenza in healthy adults.” Cochrane Database of Systematic Reviews 2014, Issue 3. Art. No.: CD001269. DOI: 10.1002/14651858.CD001269.pub5
[17] Rivetti D, Jefferson T, Thomas R, Rudin M, Rivetti A, Di Pietrantonj C, Demicheli V. “Vaccines for preventing influenza in the elderly.” Cochrane Database Syst Rev. 2006 Jul 19;(3):CD004876.
[18] Jefferson T, Rivetti A, Di Piettrantonj C, Demicheli V, FerroniE. “Vaccines for preventing influenza in healthy children.” Cochrane Database Syst Rev August 15 2012 www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/2289594
[19] Brownlee S, Lenzer J. “Does the vaccine matter?” The Atlantic November 2009 [20] http://www.fda.gov/downloads/BiologicsBloodVaccines/Vaccines/ApprovedProducts/UCM112904.pdf

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