Preuve que Chris Froome n’a pas un régime cétogène

Cet article est une transcription/traduction d’une vidéo de Paul Van Zweel, coach de cyclisme.

Aujourd’hui, je vais commenter l’alimentation gagnante de Chris Froome lors des grands tours. Les données sont enfin révélées par BBC Sport dans un article récent publié le 4 juillet 2018. Que faut-il en termes d’alimentation, en termes de ravitaillement, pour être un champion de grand tour ? Dans cet article, je vais résumer cela en cinq points clés.

Combien mange-t-il ?

Une chose que j’ai remarquée dans cet article, c’est que pour une étape moins extrême, une étape plus facile comme l’étape 11 par exemple, il a un petit déjeuner plus petit de 524 kcal, alors que pour une étape extrême comme l’étape 19 qui était une vraie étape de montagne, il a un petit déjeuner plus grand de 996 kcal, qui fait donc deux fois la taille du petit déjeuner d’une étape facile. Ces cyclistes professionnels mangent leur petit déjeuner typiquement deux à trois heures avant le début de l’étape, pour que leurs poumons aient la capacité de se gonfler et pour qu’ils puissent avoir autant d’oxygène que possible dans leur circulation sanguine. Le jour le plus extrême du grand tour, Chris a un apport calorique de 6500 kcal dont 1,3 kg de glucides. Voilà ce que cela représente en équivalent de sucre de canne brun thaï en poudre. Ce truc est absolument délicieux !

Glucides par heure sur le vélo

Un autre aspect qui me vient de l’article de la BBC est que Chris avale jusqu’à 96 grammes de glucides par heure durant une étape, et moins de 2 % des calories du ravitaillement qu’il avale sont des graisses. Il consomme donc principalement des sucres simples lors de l’étape, ce qui lui permet d’être fort toute la journée.

Proportions des macronutriments

Quel pourcentage des calories de Chris Froome sont des glucides, des protéines et des graisses ? Pour une étape extrême comme l’étape 19, les proportions sont 79 % de glucides, 9 % de protéines et 12 % de graisses. Il consomme donc très peu de graisses et de protéines quand il a la pression. Et pour une étape moins extrême comme l’étape 11, les proportions des calories consommées sont 66% de glucides, 23% de protéines et 11% de graisses. Donc, pour ces deux étapes, qu’elles soient plus extrêmes ou moins extrêmes, seul un faible pourcentage de calories provient des graisses (11 à 12 %).

Stratégies de ravitaillement

Un autre élément intéressant dans l’article, qui est atypique et que la plupart des autres équipes ne font pas, c’est la stratégie de ravitaillement que Chris emploie pendant l’étape. Pour l’étape 19, par exemple, la consommation de calories ou de glucides est décomposée en périodes de 20 minutes de l’étape et en toutes ses sections (une section plutôt plate, la descente et toutes les grimpées). Durant la grimpée, il aura davantage de grammes de glucides toutes les 20 minutes que pendant la descente et la section plate.

Sources de glucides

Concernant les glucides que Chris consomme, il s’agit principalement de glucides raffinés sous forme de sirop, de riz, de sucreries en général, de boissons glucidiques (un mélange de maltodextrine et de fructose), de jus, de confiture, de crêpes, de miel et de gels. Lors de l’étape, il consomme des boissons glucidiques. Quand il n’est pas sur son vélo, il mange tous les autres aliments que j’ai mentionnés. Il consomme des glucides raffinés, car l’organisme peut les digérer et les assimiler en glycogène plus efficacement.

Critique constructive

Pour finir, ma seule critique concernant son alimentation est qu’il pourrait la rendre bien plus efficace en augmentant sa consommation de glucides, en devenant végétalien et en obtenant ses nutriments directement à la source au lieu de les filtrer par les produits d’origine animale. Je veux dire par là que les nutriments contenus dans les produits d’origine animale viennent directement des plantes de toute façon, il vaut donc mieux les obtenir directement à la source au lieu de les obtenir indirectement via les produits d’origine animale. De plus, les produits d’origine animale placent une charge toxique sur notre organisme, qui doit travailler plus dur et dépenser bien plus d’énergie pour transformer les produits d’origine animale, tandis que les aliments végétaux nécessitent bien moins d’énergie pour être transformés. De plus, les produits d’origine animale contiennent des substances toxiques telles que les graisses saturées, le cholestérol, les protéines animales ainsi qu’une bioamplification des polluants environnementaux. Dans l’ensemble, l’alimentation végétalienne est assurément la meilleure et je suis prêt à parier 10 000 $ que si Chris Froome adoptait une alimentation végétalienne sa performance serait identique ou supérieure. De plus, sa récupération entre les étapes serait encore meilleure.

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