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Les régimes riches en graisses font fureur, mais seraient-ils dangereux?

Joel Kahn, M.D.

Alimentation riche en graisses. Photo : Nadine Greeff

Bien que les régimes riches en aliments à forte teneur en graisses tels que la viande, le fromage, le beurre, les produits laitiers et les jaunes d’œuf soient populaires, ils ne sont pas sans conséquences. Des recherches récentes nous ont permis de mieux comprendre ce qu’il se passe dans le corps humain lorsqu’une personne mange un repas gras. Les aliments gras peuvent prendre diverses formes allant des aliments malsains riches en graisses classiques tels que les milkshakes ou un hamburger-frites jusqu’à la noisette de beurre que l’on ajoute à son café du matin par souci de santé. Il est donc intéressant de tenir compte de l’effet sur votre santé d’une grande quantité de graisses alimentaires, en particulier celles qui sont issues de sources animales.

1. Altération des globules rouges.

Les chercheurs du Medical College of Georgia aux États-Unis ont récemment mené une étude qui consistait à donner à des volontaires en bonne santé deux repas sur différents jours. Les deux repas ont fourni 1000 calories, mais l’un était riche en graisses et pauvre en glucides, tandis que l’autre était l’opposé. Quatre heures après le repas, les chercheurs ont mesuré la fonction artérielle, l’aspect des globules rouges, ainsi que les niveaux d’une enzyme appelée myéloperoxidase ou MPO (capable d’endommager les artères). Seul le repas gras a eu une incidence négative dans les artères, sur les niveaux sanguins de MPO qui sont montés en flèche et sur les globules rouges qui ont changé de forme, passant de disques ronds à une allure hérissée, devenant plus susceptibles de s’agglutiner et de coaguler. L’impact du repas gras sur les globules rouges et la MPO est une découverte récente. Les auteurs ont indiqué que « les repas enrichis en graisses peuvent favoriser la déstabilisation des plaques vulnérables, entraînant un infarctus aigu du myocarde », terme médical désignant une crise cardiaque.

2. Résistance à l’insuline.

Des chercheurs en Allemagne ont étudié 14 sujets en bonne santé, en leur donnant un repas contenant de l’huile de palme, une huile tropicale similaire à l’huile de coco et presque aussi riche en graisses saturées. Un seul repas riche en graisses saturées a réduit la sensibilité à l’insuline, un résultat défavorable qui a causé le stockage des lipides (graisses) dans le foie. Cette même constatation a été faite dans une étude distincte sur des femmes, et la réduction de la sensibilité à l’insuline s’est poursuivie jusqu’au repas suivant.

3. Libération de toxines bactériennes.

Les bactéries contiennent de dangereux composants appelés endotoxines, qui peuvent être libérées dans la circulation sanguine et favoriser des maladies telle que l’obésité. Une étude portant sur des volontaires en bonne santé a montré qu’un seul repas riche en graisses saturées libérait des endotoxines dans le sang, tandis que les repas contenant des huiles végétales et marines ne provoquaient pas cette libération. Une autre étude a révélé qu’un repas riche en matières grasses était pire que de fumer trois cigarettes, car cela provoquait la libération de niveaux élevés d’endotoxines dans le sang de volontaires en bonne santé. Il a été démontré que les endotoxines activaient les cellules qui favorisent le durcissement des artères.

4. Caillots sanguins.

La coagulation du sang est impliquée dans les crises cardiaques, les accidents vasculaires cérébraux et les embolies pulmonaires. Après des repas gras riches en graisses saturées, les mesures de la tendance à la coagulation ont augmenté selon une étude sur des volontaires en bonne santé. Dans une autre étude sur l’impact d’un seul repas gras de différents types, des mesures de la coagulation sanguine ont également été activées.

5. Détérioration des artères.

Tout comme la nouvelle étude sur les globules rouges, d’autres études ont montré que les artères sont endommagées à la suite d’un seul repas riche en graisses. Après avoir consommé un repas riche en graisses saturées, les mesures de la santé artérielle ont chuté de façon significative chez les sujets atteints de diabète de type 2. Une autre étude menée sur des volontaires en bonne santé a observé qu’après un seul repas riche en graisses, les mesures de la santé et de la fonction artérielle ont chuté de façon spectaculaire pendant quatre heures. Cela n’a pas été remarqué après un repas pauvre en graisses. Enfin, une autre étude a comparé un repas riche en glucides à un repas riche en graisses chez des sujets en bonne santé ; le débit sanguin a diminué pendant quatre heures uniquement chez les sujets ayant reçu le repas gras.

6. Crises cardiaques.

Dans une étude typique portant sur l’impact de l’ingestion de graisse chez les patients souffrant de maladies cardiaques graves, un seul repas à forte teneur en matière grasse butyrique (graisse saturée) a entraîné des modifications de l’ECG et des douleurs thoraciques d’angine chez près de la moitié des patients en trois heures environ. La possibilité qu’un repas gras déclenche une crise cardiaque fait l’objet de discussions dans la littérature médicale depuis de nombreuses années.

7. Diminution de la testostérone.

Un groupe d’hommes en bonne santé a reçu un repas riche en graisses saturées et on leur a prélevé du sang. Après le repas, les niveaux de testostérone totale et libre ont chuté de façon significative.

L’impact d’un repas gras sur la santé est choquant. Bien que certaines critiques des études scientifiques puissent toujours être formulées, dans l’ensemble, les études énumérées ici par des scientifiques unanimes représentent ce qui pourrait se produire si l’on s’éloigne du rayon des fruits et légumes pour se tourner vers la viande, les produits laitiers et les repas transformés. Bien qu’une indulgence occasionnelle puisse être tolérée, en particulier chez les jeunes, la science suggère que la consommation d’aliments naturellement pauvres en graisses, tels que les fruits, les légumes, les céréales complètes et les légumineuses, est une voie plus sûre à suivre. L’ajout d’un aliment végétal ou d’une boisson riche en antioxydants dans un repas gras tel qu’un hamburger peut aider à neutraliser les dommages.

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