Les médecins qui lisent les études déconseillent le régime cétogène pour 5 raisons

Cinq raisons pour lesquelles les médecins qui lisent les études déconseillent le régime cétogène, traduit de la publication du Dr. Michelle McMacken(Les références scientifiques sont en bas de l’article.)

1. À notre connaissance, aucune population dans l’Histoire n’a jamais prospéré avec une alimentation riche en graisses et très pauvre en glucides. Il y a exactement zéro preuve scientifique qu’une alimentation cétogène est propice à la longévité et à une vitalité à long terme, contrairement à une alimentation centrée sur les plantes, qui la base des peuples détenant les records de longévité sur terre.
2. Une alimentation cétogène peut causer une perte de poids à court terme, mais éventuellement à un prix cher. Une étude de synthèse de 2010 indique que les alimentations pauvres en glucides basées sur les produits d’origine animale augmentent la mort d’origine cardiovasculaire de 14%, la mortalité due au cancer de 28% et la mortalité par toutes causes confondues de 23%, ces tendances ont été confirmées dans d’autres vastes études.
3. Il n’a pas été prouvé qu’une alimentation cétogène prévenait, contrôlait ou enrayait le diabète de type 2 à long terme. Éviter les glucides abaisse temporairement votre glycémie si vous avez le diabète. Mais cela masque simplement le problème sous-jacent, qui est la résistance à l’insuline, c’est-à-dire que le glucose dans notre sang ne peut pas entrer dans nos cellules et le foie produit trop de sucre. Cela n’est PAS la faute des glucides provenant des aliments sains (céréales complètes, légumineuses, fruits ou même les légumes riches en féculents. D’ailleurs, une alimentation à base de plantes riche en fibres et riche en glucides est exceptionnellement protectrice contre le diabète et peut d’ailleurs ENRAYER la résistance à l’insuline et diminuer les complications dues au diabète. En revanche, les alimentations pauvres en glucides peuvent favoriser le diabète avec le temps, car elles nourrissent l’inflammation et l’accumulation de graisses dans nos cellules, causant la résistance à l’insuline.
4. La recherche sur l’alimentation cétogène en est encore à ses balbutiements, en se concentrant sur des résultats sanguins et le poids à court terme, pas sur des taux réels de maladie ou de mortalité. Et certaines constatations sont préoccupantes. Les niveaux de cholestérol LDL tendent à grimper (ou, dans le meilleur des cas, restent identiques) avec des régimes cétogènes. Une abondance accablante d’études montre que plus le LDL est élevé, plus le risque de maladies cardiovasculaires est élevé.
5. Une alimentation cétogène est pauvre en céréales raffinées et en sucre ajouté. Mais elle peut également être pauvre en phytonutriments, en antioxydants et en fibres, qui ont tous d’immenses bienfaits, et elle proscrit certains des aliments les plus favorables à la santé sur terre : les céréales complètes, les légumineuses et bien des fruits. Pour moi, cela n’est pas de la bonne médecine.

Écrit par le Dr. Michelle McMacken. Médecin interne agréé par l’ordre des médecins. Passionnée de prévention et de guérison des maladies chroniques par la nutrition basée sur les preuves. Végétalienne.

Références:

  • Fodor, Can J Cardiol 2014
  • Jeppesen, Public Health Nutr 2013
  • Fung, Ann Intern Med 2010
  • Noto, Plos One 2013
  • Tonstad, Diabetes Care 2009
  • Tonstad, Nutr Metab Cardiovasc Dis 2013
  • Vang, Ann Nutr Metab 2008
  • Satija, Plos Med 2016
  • Barnard, Am J Clin Nutr 2009
  • de Koning, Am J Clin Nutr 2011
  • Barnard, J Acad Nutr Diet 2015
  • Noakes, Br J Sports Med 2016
  • Ference, Eur Heart J 2017
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6 commentaires pour Les médecins qui lisent les études déconseillent le régime cétogène pour 5 raisons

  1. lu dit :

    C’est très très très léger comme article et diffamatoire au final!

    • Votre critique est très légère. Au moins, le Dr McMacken a cité des sources scientifiques.
      Ne vous en faites pas, davantage preuves arrivent dans des articles prochainement.

  2. stive dit :

    Il y a beaucoup plus de sources scientifiques qui disent tout l’inverse et pas des petites etudes mais au mois 50 meta etudes sur les bienfaits de la diete cetogene, ceux que sors cette femme ne fais vraiment pas le poid et la technique qui consiste a ignorer ce qui est dis d’un coté pour vanter le peu qui est dis de l’autre devrais etre soumis a un terme particulier

    • Ces études pro-cétogène sont faciles à démonter, vu leurs biais:

      1) Osterdahl M, et al. Effects of a short- term intervention with a paleolithic diet in healthy volunteers. Eur J Clin Nutr 2008;62:682–5. https://www.nature.com/articles/1602790
      • 14 volontaires pendant 3 semaines seulement? C’est une minuscule étude de courte durée.
      • Mots-clés de l’étude : Diet, Reducing*; Diet, Sodium-Restricted*, càd restriction calorique et alimentation pauvre en sel.
      • De plus, il n’y a pas de groupe témoin.
      • Les individus testés avaient probablement une alimentation américaine typique avant l’expérience. Durant l’expérience, ils mangeaient des plantes entières plus de la viande et du poisson, ce qui est un progrès par rapport à l’alimentation américaine typique.
      • Conclusion: En mangeant exclusivement des aliments bruts, moins de calories et moins de sel, des gens ont maigri. Ce n’est pas un scoop.À titre d’exemple, une étude fiable de longue durée et portant sur un grand nombre de patients serait l’étude Campbell (China–Cornell–Oxford Project) a étudié 6500 personnes en Chine.

      2) Jonsson T, et al. Beneficial effects of a Paleolithic diet on cardiovascular risk factors in type 2 diabetes: a randomized cross-over pilot study. Cardiovasc Diabetol 2009;8:35. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2724493/
      • 13 patients pendant 3 mois. Encore une petite étude. Je perds mon temps.
      • Sel limité. alimentation américaine typique ➔ alimentation constituée de plantes entières + viande « maigre ». Les personnes n’ont pas reçu d’instruction caloriques, mais le fait de manger des aliments non transformes mène à une consommation réduite de calories.
      • Cela ne contredit pas ce que je dis. Manger moins de graisses = amélioration de l’état des diabétiques.

      3) Klement, Rainer J., and Ulrike Kämmerer. « Is there a role for carbohydrate restriction in the treatment and prevention of cancer?. » Nutrition & metabolism 8.1 (2011): 75. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3267662/
      Ça c’est une analyse de plusieurs études. Là on parle d’affamer des gens qui ont le cancer, ce qui affame toutes les cellules, pas seulement les cellules cancéreuses. Cela ne résout pas les causes alimentaires du cancer (les POA), il y aura donc récidive après la fin du régime paléo/cétogène. Cette publication n’explique pas pourquoi des alimentations riches en glucides et pauvres en graisse végétaliennes de type 80/10/10 permettent de prévenir et d’enrayer les cancers, le diabète, l’obésité (Il y a des centaines d’études là-dessus). Elle n’explique pas non plus pourquoi hclf8-01010 améliore le syndrome prémenstruel. (https://youtu.be/CojEWHeTkW4) Pourquoi? Car l’alimentation américaine est la référence d’alimentation « standard ». Si ces auteurs examinaient les résultats d’alimentations véritablement riches en glucides, ils reverraient leur copie concernant la glycémie et les glucides:
      • H P Himsworth. The dietetic factor determining the glucose tolerance and senility to insulin of healthy men. Clinical Science 2, 67-94.
      • H P Himsworth, E M Marshall. The diet of diabetics prior to the onset of the disease. Clinical Science 2, 95-115, 1935. NA.
      • M Roden, T B Price, G Perseghin, K F Petersen, D L Rothman, G W Cline, G I Shulman. Mechanism of free fatty acid-induced insulin resistance in humans. J Clin Invest. Jun 15, 1996; 97(12): 2859–2865.
      • S Lee, C Boesch, J L Kuk, S Arsianian. Effects of an overnight intravenous lipid infusion on intramyocellular lipid content and insulin sensitivity in African-American versus Caucasian adolescents. Metabolism. 2013 Mar;62(3):417-23.
      • M Roden, K Krssak, H Stingl, S Gruber, A Hofer, C Furnsinn, E Moser, W Waldhausl. Rapid impairment of skeletal muscle glucose transport/phosphorylation by free fatty acids in humans.• M Krssak, K Falk Petersen, A Dresner, L Dipetro, S M Vogel, D L Rothman, M Roden, G I Shulman. Intramyocellular lipid concentrations are correlated with insulin sensitivity in humans: a 1H NMR spectroscopy study. Diabetologia. 1999 Jan;42(1):113-6.
      • J Shirley Sweeney. DIETARY FACTORS THAT INFLUENCE THE DEXTROSE TOLERANCE TEST A PRELIMINARY STUDY. JAMA Int Med, Dec, 1927, Vol 40, No. 6.
      • E W Kraegen, G J Cooney. Free fatty acids and skeletal muscle insulin resistance. Curr Opin Lipidol. 2008 Jun;19(3):235-41.
      • A T Santomauro, G Boden, M E Silva, D M Rocha, FR F Santos, M J Ursich, P G Strassmann, B L Wajchenberg. Overnight lowering of free fatty acids with Acipimox improves insulin resistance and glucose tolerance in obese diabetic and nondiabetic subjects. Diabetes. 1999 Sep;48(9):1836-41.
      4) Samaha, Frederick F., et al. « A low-carbohydrate as compared with a low-fat diet in severe obesity. » N Engl J Med 2003.348 (2003): 2074-2081. http://www.nejm.org/doi/full/10.1056/NEJMoa022637
      • 132 obèses pendant 6 mois.
      • « The subjects assigned to the low-fat diet received instruction in accordance with the obesity-management guidelines of the National Heart, Lung, and Blood Institute,7 including caloric restriction sufficient to create a deficit of 500 calories per day, with 30 percent or less of total calories derived from fat. » Le soi-disant groupe pauvre en glucides mangeait 30% de graisses, cela n’est pas pauvre en graisse, c’est encore riche en graisses. Pauvre en graisses, c’est 10%. Donc les conclusions ne sont pas valables.
      30 grammes de glucides par jour pour le groupe riche en graisses, ça implique une perte du glycogène et de l’eau associée, ce qui peut représenter jusqu’à 4 kg. J’aimerais bien voir leur rebond pondéral après l’étude.

      5) Lutas, Andrew, and Gary Yellen. « The ketogenic diet: metabolic influences on brain excitability and epilepsy. » Trends in neurosciences 36.1 (2013): 32-40. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3534786/#BX1

      C’est un sujet un peu technique, je ne vais pas commenter directement. Mais quand on regarde les résultats du auteurs de livres pro paléo/cétogène, ils ne reflètent pas la sante. (https://youtu.be/ZpoBJ7vRBWo) A contrario, les médecins pro-hclf-vegan sont tous minces. Ce qui me pousse à penser que l’étude (5) se base sur des régimes paléos/cétogènes à restriction calorique et ne tient pas compte des bienfaits d’une alimentation 80/10/10. Dans la réalité, les régimes paléos/cétogènes ne donnent pas de bons résultats à moyen/long terme
      https://doucefrugalite.com/2018/01/22/obsession-proteines-garth-davis/
      https://doucefrugalite.com/2015/02/22/paleo/

  3. seb dit :

    Hahaha allez donc dire cela au Massai qui ne s’alimente que de graisse et de protéine qui vivent vieux avec des os solides et une belle musculature et au eskimo

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